jeudi 8 janvier 2015

Le siège d'Antioche et l'anthropophagie des croisés



Les croisades, ah le bon temps... où on rôtissait des turcs à la broche pour les manger, sans fourchettes je dois dire, devant leurs copains qui bouclaient la ville et qui s'en allèrent aussitôt, horrifiés. Il y avait pas mal de prisonniers, ce qui faisait un garde manger conséquent, de quoi tenir six mois de siège en somme. Voilà comment on se fait une réput béton, impérissable à travers les siècles : des mecs, quoi, et des vrais. Ah le bon temps...



En 1098, l'armée des Francs qui faisait le siège de la ville d'Antioche était gravement menacée par la famine. Le roi Tafur eut alors l'idée de faire cuire ou rôtir les cadavres des infidèles des lieux. Pire, ses troupes se mirent à écumer les environs, tuant et massacrant des habitants pour pouvoir les dévorer, semant ainsi l'effroi parmi la population. Les troupes de Tafur se montaient à ce moment à plus ou moins dix mille hommes. Ces faits sont attestés dans la Chanson d'Antioche. On se mit bientôt à étriper et vider les soldats turcs. Un horrible festin eut alors lieu sous les remparts de la ville d'Antioche. Tafur avait invité les chevaliers à partager ses agapes. Certains parlent à ce propos d'opération psychologique destinée à effrayer les défenseurs de la ville. Attirés par l'odeur de la chair humaine ainsi grillée, il y eut bientôt 20 000 défenseurs de la ville, incrédules et n'en croyant pas leurs yeux, à contempler du haut des remparts l'abominable repas.


http://racines3.blogspot.fr/2010/10/monsieur-guerlain-et-travailler-comme.html

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