jeudi 28 mars 2013

Les boulevards de Paris

Prosper et yop la boum





CQFD. Et voilà le travail! "Clip interdit" : on a ici l'illustration de la part de Daily motion d'un joli petit "copyfraud" invoquant une "violation de "propriété intellectuelle" au prétexte d'un "support" c'est à dire.. d'une appropriation abusive de celle-ci autrement appelée "copyfraud" (lien avec l'article sur les copyfraud, "les supports constipés")... le tout sans doute sur une base de censure idéologique qui ne dit pas son nom, à l'exemple de cet autre clip qui fut, non pas interdit, c'est la première fois, mais "mis sous contrôle parental" (pendant la campagne électorale !) puis "libéré" de celui-ci (!).. dont on peut juger ici de la parfaite innocuité sur le plan des mœurs... mais pas sur le plan politique.


Je tente autrement afin d'avoir confirmation (ou infirmation.) Go ! (Lien)

lundi 25 mars 2013

Une jeune fille victime de viols condamnée à 100 coups de fouets aux Maldives !

In english here (link)
 
 Aux Maldives, une adolescente de 15 ans victime de viols répétés vient d'être condamnée à 100 coups de fouets en public. Arrêtons cette folie en appuyant là où ça fait mal pour le gouvernement des Maldives: les recettes touristiques. Le beau-père de la jeune fille est accusé de l'avoir violée pendant des années et d'avoir tué le bébé qu'elle portait et aujourd’hui, les tribunaux ordonnent qu’elle soit fouettée pour "relations sexuelles hors mariage"! La pression internationale peut obliger le président Mohammed Waheed à la sauver ainsi qu'à abroger cette loi atroce. C'est aussi comme ça que nous mettrons un terme à cette guerre mondiale contre les femmes -- en nous levant contre toutes les exactions de ce type! 
 
Le tourisme est la poule aux œufs d’or des élites des Maldives dont font partie les ministres. Rassemblons 1 million de signatures cette semaine et menaçons le président Waheed de ternir la réputation de ses îles via des publicités-choc sur Internet et dans les magazines de voyage jusqu’à ce qu’il innocente la jeune fille et abolisse cette loi inhumaine. Signez et envoyez cet e-mail pour atteindre un million de signatures: https://secure.avaaz.org/fr/maldives_fr/?bgFdBab&v=23231>

vendredi 22 mars 2013

Abus de faiblesse, proxénétisme.. Cétypaunpepareil?

Hommes politiques et proxénètes

 Vous avez remarqué? Google est impayable. Lorsque l'on tape sur la barre de recherche "proxénétisme" on a deux pages de photos de Strauss-Khan.. et sur "abus de faiblesse", idem mais de Sarko. Un qui fut presque président et un qui le fut. La France peut donc s'enorgueillir de posséder parmi ses politiques de haut vol les deux figures mondialement emblématiques de la notion de maquereau.
Classe.







Cela rappelle quelque chose, ("Nous sommes toutes des putes" -lien-  et "Le journal d'un salaud", -polar social- lien.)
Rien de nouveau donc ici, seulement multiplié par un facteur x. En images, "l'argent de la vieille et le c de la fermière" ici (lien)

 

samedi 16 mars 2013

Aliaa, une Antigone à l'air de petite fille, qui a ébranlé le monde




Juste par une image, la sienne !! LE POUVOIR MÂLE EST 
FRAGILE, un souffle peut l'anéantir; soyons ce souffle (l'article)

Aliaa, un phoque dans la neige. Joie et peine, nostalgie et liberté

In english here

Il faut bien qu'il y en ait un qui commence si on veut respirer librement!

Aliaa, un phoque qui sort de son trou pour respirer



 
 L'exil n'est jamais rose, surtout comme réfugié. Le problème est que sont parfois hébergés côte à côte dans un pays hôte des gens fort différents, ceux qui se sont trouvés simplement au mauvais endroit à la mauvaise époque (et du mauvais genre) et des engagés parfois célèbres. Des apolitiques et des activistes, des ignorants et des intellos, des pauvres et des favorisés (ex favorisés certes). Le mélange peut être délétère. Les premiers reprochent fréquemment aux seconds, surtout s'ils sont connus, leur engagement, ou plutôt d'avoir "cherché" leurs drames, voire de prendre la place d' "innocents" qui restés au pays, risquent leur vie.. ou pire d'être responsables de leurs malheurs, ainsi que de leur faire courir un danger. Il peut aussi se trouver que des gens d'obédience différentes ou opposées (!) soient contraints de partager un même lieu. Ainsi en Belgique où je fus brièvement accueillie avec mon premier mari, nous vivions dans un château certes, bénéficiant d'un confort que nous n'aurions jamais osé espérer.. mais avec d'autres réfugiés (iraniens) que nous supposions (?) intégristes avec lesquels nous devions partager la cuisine heureusement immense et la salle de bains (!) Nous nous méfiions d'eux comme eux de nous. 

Rien à reprocher aux belges bien au contraire, que je profite pour saluer, notamment M° de Waelhens*, le philosophe spécialiste de Husserl qui m'a accueillie comme si j'étais sa fille, et qui, lorsque je le remerciai de nous avoir procuré travail et logement, me répondit "c'est nous qui sommes honorés que vous ayiez choisi la Belgique pour venir vous réfugier", une formule inoubliable qui me mit les larmes aux yeux. Mais il reste que l'ambiance dans le "foyer" était spéciale: tout le monde se méfiait de tout le monde. Aliaa vit sans doute la même chose et d'autant plus que son immense célébrité la met encore plus en évidence. Mais elle est enfin libre. Le prix de la liberté lorsqu'on a la malchance de vivre en pays de charia ou assimilé est immense. Elle dit que ça en vaut la peine.  
  Plus ici (lien)

__________________________

*Trois liens sur Alphonse de Waelhens, assez peu numérisé (!) 


3http://www.jstor.org/discover/10.2307/40902417?uid=3738016&uid=2129&uid=2&uid=70&uid=4&sid=21101993998827

vendredi 15 mars 2013

Plaisir d'amour



Avis aux machos, se méfier des femmes antiféministes, toujours !

Elles vous trahiront comme elles ont trahi leurs congénères si elles y trouvent profit et elles trouveront : une femme anti féministe est toujours hautement apprécié par les misogynes de tout poil, ça fait une jolie vitrine alibi de leurs salades (exemple, le viol ce n'est pas si terrible que ça, thèse de Iacub). Et si elle savent se démerder et c'est en général le cas (ce n'est pas pour rien qu'elles ont opté pour cette posture) ça rapporte. Et lorsque, discréditées, elles finiront par lasser, elles se retourneront contre vous pour relancer, les repenti/es aussi, ça paie et souvent les féministes ne sont pas rancunières. L'exemple ici de Yacub est emblématique. Contre exemple, Banon ; sans surprise son livre, sans doute plus sincère mais par ailleurs assez nul, a fait un bide.) 

























Les articles

Le prix d'une auteure, Marcela Iacub/Hélène Larrivé
Comment faire un best-seller, prémonitoire
L'honneur perdu de Dominique Strauss-Khan
Srauss-Khan est-il vraiment intelligent?
Dsk/Iacul, une combine ?
Iacoub, "Euros instinct"

 

mardi 12 mars 2013

DSK/Iacul, des dessous fascinants .. Histoire d'un polar



Si on compte les millions versés -cash- à Nafissatou, (6?) les frais du procès [Double patte et Patachon et leur staff de détectives "privés" voyageurs ne sont pas gratos!] la perte de sa richissime épouse, un divorce à venir qui ne va pas arranger ses affaires, la carrière brutalement interrompue... le Carlton [une accusation de proxénétisme, ce n'est pas banal et tout mis bout à bout, même si elle n'a pas fait autant de remous, c'est la pire] le Carlton donc qui va sans doute lui coûter aussi quelques plumes [pas comparable mais tout de même] plus le luxe auquel on s'habitue paraît-il facilement (je ne sais pas, je n'ai pas essayé) et son âge, il doit se sentir sur la corde raide; un divorce hard [et pour la femme bafouée en technicolor, le plus nul des avocats obtiendra sans forcer une confortable indemnité] et il plonge. Or, arrêtez-moi si je me trompe, je le vois mal dans une maison cévenole fût-elle cossue couper du bois pour se chauffer l'hiver et se régaler de soupe d'orties.

D'où cette hypothèse d'économiste avisé: pour se renflouer, utiliser ce qui lui reste, c'est à dire sa notoriété sur la question qui passionne tant les masses [et lui-même], le cul. Et comme il ne peut pas écrire ses mémoires... Ni Iacul ni lui n'ont grand chose à perdre question image: un peu plus un peu moins, autant que ce soit pour quelque chose. Parce que tout de même, on peine à le croire aussi stupide. Et elle, c'est sûr, ne l'est pas. 

Peut-être l'idée vient-elle d'elle, peut-être a-t-elle dépassé le scénar prévu [assez "soft" dixit l'éditeur, et "mauvais"] briffée par "des gens qui l'ont utilisée", voir en direction de "Stock", ce ne serait pas la première fois et son mail d'"excuses" peut s'interpréter ainsi.. J'ai du mal en effet, avec ces deux compères, elle le "défendant" au départ contre Nafissatou, dans la veine qui l'avait déjà "lancée" [petitement, je n'avais jamais entendu parler d'icelle avant] à savoir que le viol ce n'est pas si grave que l'on dit.. lui, buvant du petit lait, "séduit" (!).. sans ignorer, du moins cela n'est pas vraisemblable, les raisons de la dame pour agir ainsi, oui, j'ai du mal à la voir en "repentie" blessée par un affreux kiseserédévoilé : il a prouvé qu'il savait se comporter en gentleman -enfin presque- [envers qui lui était utile et Dieu sait qu'elle l'était] ses "débords" ayant surtout touché des jeunes femmes un peu paumées, naïves, des kinecomptpa ou peu, parfois plus ou moins "présentées" par leur famille [voir l'analyse intéressante de Marie-Victorine, une ex de 30 de moins, "exfiltrée" après une dure affaire, peut-être la pire mais qui ne fit aucun bruit] leur famille qu'elles ne risquaient pas de trahir quoiqu'il advint. [Pour Marie-Victorine, cela a marché -presque- jusqu'à la plainte de Nafissatou. Son texte de "défense" de DSK est un monument à l'accent de sincérité indiscutable; relatant, embarrassée, sa tragique histoire, de fait, elle l'enfonce davantage.] La thèse du "complot" cadre bien mieux avec ces deux personnages droit sortis des "Liaisons dangereuses". Lien pour se détendre (!)

dimanche 10 mars 2013

Dominique Strauss Khan exige un encart ou des royalties pour copyright

Srauss-Khan est-il vraiment intelligent ?

 


  
 Vous trouvez ça futé, vous, de demander qu'il soit ajouté au livre de Iacub qui le met en scène de manière... disons peu flatteuse, tout en laissant un certain flou artistique (les scènes les plus hard ont été imaginées dit-elle, vérité, remards -je laisse- tardifs, crainte d'un procès? les voies de Iago sont impénétrables) que "ce livre porte atteinte à la vie privée de Dominique Strauss-Khan"? L'éclat de rire qui m'a prise en le voyant n'a pas été le seul, toutes ont fait chorus dans la librairie, un joyeux remue ménage inaccoutumé en ce lieu un peu snob

 Au cas où vous n'auriez pas compris tout/e seul/e, vous voilà averti/e, que ce soit clair, c'est "moi que je suis le héros, hein que c'est dégueu de faire des coups pareil au brave monde?" [ah la salope.] On en est presqu'à l'abus de faiblesse et en un sens ce n'est pas tout à fait faux. Le macho qui pleure, c'est toujours attendrissant, un spectacle de gourmet. Ça peut même faire même rire, petite cruauté qui ne m'honore pas mais irrépressible (lien). 
 

 Vouiii mon chou. Mais pour qu'il y ait piège, il faut déjà : 1 un quatorze-cors (au moins) en rut déchaîné, notez, je n'ai pas dit cochon, image malvenue du reste car le malheureux est castré et 2 qu'il ne soit pas trop malin, ce qui est souvent le cas des andouillers obsédés du cul mais chez eux ça ne dure pas. Dominique ! Voyons! Où as-tu la tête? La bite, on le sait, partout, désolée ta vie privée n'a plus de secret pour personne, on n'a pas pu y échapper, mais j'ai dit "la tête"! Il aurait fallu traiter ce brûlot avec indifférence, humour, en hauteur mais sans excès, voire y répondre par un texte bien fichu, allez je te donne des pistes, je suis trop bonne, Iago, le traître de Shakespeare, Rastignac, le dents-longues de Balzac, Les liaisons dangereuses, la Merteuil.. on pouvait dire ô Dieu bien des choses en somme en variant le ton!  Là, Iacoub aurait été clouée, c'était facile avec ses antécédents [j'écris-ce-qu'il faut pour me faire une place dans le métier].

A la Cyrano, oui, c'aurait été bien, "moi Monsieur si j'avais un telle bête bite, il faudrait sur le champs.. que je me la brevète.. C'est un pic, c'est un cap, que dis-je c'est un cap ! C'est un levier de Micalac.. etc Et tu choisis la solution la pire, aller brailler en justice au nom de la morale, te mettre à nu plus encore de toi-même.. lui faire une pub d'enfer.. et par la même occase, marrer tout le monde sur ton "honneur" perdu. La jouer "Katharina Blum"? Mais n'est pas Katharina qui veut, Domi.. et là, franchement, le rôle qui lui allait si bien te sied comme des lunettes à un canard.

Tu sais pas faire? Il n'y a pas dans tes relations féminines une écrivaine cul-turée susceptible de te rendre ce petit service? Il est vrai qu'à présent tu dois te méfier.. et pourtant, cette fine liane vénéneuse aux suçoirs profonds, [juriste!], ses 35 ans et son air de la souris qui mangé le chat, c'était couru qu'elle ne craquait pas pour tes 64 en surpoids de 15 (?) kg, je suis sympa, voyons. Et dire que "ça" a failli être Président!

samedi 9 mars 2013

Iacoub, DSK, Sinclair, une pièce









L'arroseur arrosé, ça plaît toujours



L'ART DE FAIRE PARLER LES GENS, 
LE COMPLEXE DE YACOUBGO

Marcela Iacoub (après un livre dans lequel elle défend DSK pendant "l'affaire", DSK dont elle est devenue -forcément- la maîtresse) au téléphone:
- Allo? Anne Sinclair?
Anne Sinclair : 
- Oui.
- Marcela Iacoub. Dominique vous a prévenue je pense. Ravie de vous avoir au téléphone..
- Moi aussi. Je voulais depuis longtemps vous saluer pour le courage dont vous avez fait preuve dans votre livre, assez rare en ces circonstances. Vous en avez sans doute pris plein la figure ma pauvre amie.. Merci.
- Je n'aime pas hurler avec les loups.. et n'ai fait que dire ce que je pensais... ce que la logique aurait dû emporter... mais hélas..
- Oui, la meute suit toujours ceux qui crient le plus fort.. et je déplore que vous n'ayiez pas été aussi entendue que ceux qui après nous avoir flagornés, nous ont déchirés à la curée en se disputant les morceaux.
- Le livre s'est vendu moyennement. La jalousie aussi...
- Sans doute. Dominique a une telle personnalité, j'irais jusqu'à dire un tel charisme mais vous allez rire..
- Pas du tout. Mais vous n'êtes pas pour rien dans ce charisme comme vous dites. J'aimerais beaucoup vous voir d'ailleurs si vous avez un peu de temps; le point de vue d'une femme, de la femme de celui qui est voué aux gémonies avec une telle ferveur manque évidemment dans mon livre, je n'ai pas voulu vous le demander avant, me faire l'écho de ceux qui vous poursuivaient n'est pas mon truc... A présent, le livre est fait, c'est juste une question d'école, un point d'orgue qui sera pour moi le finale d'une réflexion qu'il m'avait semblait nécessaire d'écrire pour rétablir la vérité et.. si peu que ce soit, la justice; pour ma propre compréhension en quelque sorte, Dominique m'a tant parlé de vous..
- Avec plaisir. Je vous dois bien cela.
- Pas du tout, je le répète, vous ne me devez rien..
- Disons alors que j'aurais plaisir à vous voir une heure autour d'un thé. J'aurais dû vous le proposer moi-même du reste mais comme vous l'avez saisi, je voulais tant que l'on m'oublie un peu, même des amis.. 
- Je vous en remercie infiniment..
________________________

Deux jours après:
MI : - Je vois à quel point ces événements qui n'ont pu que vous toucher, vous transpercer, semblent aussi, c'est une forme d'élégance ou plutôt de résistance, n'avoir laissé sur vous aucune trace.. 
AS : - Résistance, oui, c'est le mot. Mais un peu de comédie aussi vous savez, on est dans la tempête, il faut faire face. Les aléas d'une position.
MI : - Comme votre grand père !
AS : - Non; mais il y a toutes sortes de combats..
MI : -Je ne sais pas si parfois le sordide n'est pas aussi traumatique qu'un engagement périlleux, évident et in fine, glorieux..
AS : - C'est vrai; la bassesse de ces bagarres d'argent d'arrière salle car c'est là le noeud du problème évidemment, du quotidien dans son aspect le plus immonde est effroyable, on ne peut même pas...
MI : - Sublimer.. ?
AS : - C'est cela. On est en pâture, comme une chèvre attachée qui attend le dernier coup.. on ne sait d'où il va venir mais on sait qu'il va venir. Trahie de partout. Et il faut donner le change, sourire.
MI : - Vous avez cependant réussi à en faire quelque chose d'autre, de grand, si si.. savez-vous, la plupart des gens, surtout des femmes, vous admirent?
AS : - Et me plaignent.. Toutes ont vécu des choses de ce genre, je suis devenue une sorte de pitoyable symbole que je déteste.
MI : - Non, vous vous trompez, j'ai bien dit "admirent". Il en va autrement pour Dominique évidemment.. 
AS : - Il est solide mais sans des gens comme vous, comme d'autres aussi car tout de même il y en a eu, eussent-ils été parfois maladroits comme ce pauvre Bernard-Henri, je ne sais pas si... 
MI : - On vit à une époque étrange où le féminisme qui nous rassemble, chez certaines, se rapproche fâcheusement du puritanisme victorien...  
AS: - Nous en avons fait les frais; sous couvert de libération, contrairement à ce que l'on aurait pu penser, des femmes en deviennent... comment dire ? Corsetées, coincées... et les autres suivent.
MI : - J'irais jusqu'à dire coincées du cul.. (rires)
AS : - La sphère privée semble avoir éclaté, n'importe qui s'arroge le droit d'entrer dans la chambre à coucher de n'importe qui... d'en juger en procureur et d'en gloser en technicolor ensuite..
MI : - Peut-être pas de n'importe qui. De gens qui ont de la prestance. Connus, talentueux. Qui font vendre les journaux.
AS : - Il y a des jours où je voudrais être une paysanne cévenole dans un bled perdu.. Pouvoir séduire mon valet de ferme sans que personne n'y trouve à redire, ou vice versa.
MI : - Je vous comprends. Cette mise en lumière constante.. et comme vous dites, en technicolor, je l'ai vécue aussi, moindrement, après la sortie de mon livre et j'ai vu combien ça érode..
AS : - Regardez : si Diallo avait été faite comme une top model, on aurait accusé Dominique d'être un horrible satyre profiteur d'une pauvre fille.
MI : - Et comme elle est moche, on l'accuse d'avoir mauvais goût..
AS : - Et d'être une bête de sexe alors qu'il est simplement comme tout le monde; quoiqu'on fasse, c'est utilisé.. Toujours. Nous n'avons pas droit à l'erreur, l'erreur, on la crée pour nous, l'erreur, c'est ce que nous faisons, l'erreur, c'est nous. J'irais jusqu'à dire que c'est une forme de racisme.
MI : - Tout à fait. Si elle avait été une actrice connue genre sex symbol, on aurait dézingué Dominique par jalousie.. Imaginez ! Se faire sucer par Angelina Jolie, vous voyez les titres. C'aurait peut-être même été pire.
AS : - Exactement. Quoique l'on fasse on est en tort.
MI : - Et comme elle n'est pas Angelina Jolie mais une femme de ménage, on l'accuse de l'avoir violée.. Ou on le vilipende, qu'on ne dise pas le contraire, surtout pour s'être fait piéger par une passade ancillaire.. Il aurait pu et dû trouver mieux. 
AS : - Au 21ième siècle. C'est bien révélateur de cet esprit de caste d'un certain humanisme caviar. Bon sang, on n'en est plus là tout de même, il n'y a aucun mal à se faire sucer par une femme de ménage à la fin. Ces journaux hypocrites s'indignant que Dominique ait dérogé à la règle immuable qui les régit.. font de cet acte banal une honte pharaonique justement parce qu'elle est une simple soubrette ; c'est hors temps, stupide et odieux.
MI : - C'est un paradoxe, l'idéologie resurgit là où on l'attend le moins.

LE TOUR EST JOUE, ELLE L'A DIT YAPLUKA

MI, dans le livre qu'elle est en train d'écrire après avoir piégé Strauss Kahn et qui fera un best-seller relate (100 000 E d'avance sur recettes, ça s'appelle comme ça) :"Elle (Anne Sinclair) m'a dit 'il n'y a aucun mal à se faire sucer par une femme de ménage' et j'ai alors senti que pour elle les gens se divisaient en deux castes, celle des maîtres du monde dont elle fait partie et les autres. Ca m'a fait froid dans le dos.." 
Illustration, le  prix d'un/e auteur/e

Marcela n'est pas seule à la manip et la sienne est moins grave que celle de "scientiques", cf les 4 liens qui suivent



et de "féministes" estampillées



 

mercredi 6 mars 2013

We are all whores

En français (with videos) ici




Violence against women is not only husbands/companions hitters, the burkas, it is also this, here (in France, in the south, in small willages whose nobody cares). For Michelle, whose testimony will follow this one. And for Bernadette Dartus*, whose it will not because she died of it, burned alive.
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All is well
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2001. I arrived from Paris to Attuargues in the South of France after a separation with my husband. And, as Alice in wonderland, I discovers the world (!) A universe that was unknown to me, I'm lucky in a sense. A series, just because, and that's all, I am a woman. First trouble, a little one, the roof of the house we bought with my ex husband, recently redone! "leaks" water.. such there is a gaping hole in the ceiling of the small bathroom, I am lucky (!), it could have been on the bed. The mason, since retired, refuse any service, another (for there were two) either. He wants me to pay the visit, I refuse, macho slanging. Nobody want to undertake something complicated and not profitable, so I live at this time in a closet in the garden, but dry, praying God it does not rain.
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It is is a friend [older than me 20 years, it will be important as we shall see] that finds, it is a gutter clogged of the high roof which pours into force on the lower seemingly intact; he arranges that in three hours... And refuses any compensation, because formerly, I helped him for letters, he magnifies an easy job as (as he says) I magnify his (he was mason).. A nice guy who will help me a lot, although I do not demand anything, at the contrary... becoming increasingly pervasive, omnipresent.. [But later, that "father" putative will try to ask me an "additional benefit" in jumping on me without warning. Balanced against the wall, surprising (!) what a bad character I have (!) he will tell me he is in love with me, (and add that there are so many women who would be delight to have him.. !) He is a significant man ... Our relationship will end there.] But for now, all is well.
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Until addicts/dealers threats me; they used to squat parking and even my garden, evening desert, an area ideal for transactions. And the police spend at fixed times, between midnight and a quarter after midnight ! One, already confirmed offender sentenced to two years in prison for assaulting a woman, but who still walk openly in the village (!) threats me hard, trying with two acolytes, in vain, to break my door one night, claiming that he will set fire to my house, I complain, the police, (at the time because it has changed now) make fun of me and often does not even move* or afterwards, and then yell at me. At the same time, the gus pay all kinds of purchases, including locksmith equipment (!) with a big wad of 100 F, all is normal, ... projects of "locksmith", a guy condemned who tried to break my door, who does not work, lives with RMI, all is well. But I have good childhood friends and finally he will get out,  but not without giving me death threats as usual. Soon after, he will be almost killed in a fight after drinking, he has many enemies (a snitch?) his brain now in stand by ...
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All is well...  but a tenant very preppy, frail, nice, totally unsuspectable, homo, cultivated ... left without paying.. that I found [he lived next without hiding (!)] sends me rounding by a shot in the breast in the middle of the street, by luck, there were no cars. Now, I have understood how it works, I'll have my revenge or rather I shall "get myself justice"... to the great admiration of everybody, even the municipal policeman. Other tenants, equally chic, I will realize that a long time after their departure, have connected a outlet in their room on my own meter, an outlet with they illuminated "a giorno" all their garden! so that, working on it (thinking I have stopped the electricity) I was almost electrocuted.
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Then my father, 84, died. That evening, at Attuargues, overwhelmed, feeling guilty, sitting at the tiny "terrace" -in fact a simple sidewalk- of a small seasonal restaurant, I read the book of condolences.. when a gus, "well" known, especially by police, entering and exiting jail, everytime for the same offenses, assault on women [probably missing insurance (!) he never attacks men] ... assault me, he wanted to rent an apartment, I had refused, he don't like that. He knocks my table slightly, the few customers flee away, frighten, I collect leaves on the ground and file complain to the boss -in fact, I enter to protect me- which gentleman yells on me "get out if you're not happy and don't annoy people who works." The guy just buys him a pack of beer and, unlike me, he is a villain and a good financial report, the season is short. A state of amok suddenly. No more fear, I go to my car and [...] Everything is arranged, the "terrace" was not too legal, indeed not legal at all; to sell beer also, and at a guy already drunk, it's worse ! ... I am calmed [..] The next day, I am suddenly looked with respect. That is new.
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All is well now, I organize video sessions, it turns.. until one day I see outside a man that I know a little, a Turkish worker without papers, frail, the appearance of a child already old, bent, lost.. and proposes him to enter. He barely speaks French but to see him sitting, moody, benches, a stone's throw from us, is sad.. And at the end of the session, while I tidy the room, he jumps on me. He had misunderstood. A mistake. All is well.
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But there is St Gudule, my home village where my house is demolishing by the care of a small significant developer who wanted to create a housing complex but was denied to rebuild, the area is flooded, a political plot he says. Yes, but a wall, a stone monument ten meters high (!) comes off on a public place! I asked, begged him at least to put "safety legs".. but he refuses, and tells me firmly it is totally useless, he will rebuild soon. One month, two, six .. Finally it is the elections and his son ("left" he said) that passes ... Again, exhortations, nothing moves, the danger now is iminent, (my three soils will collapse soon after) and finally... A trial, fast, he is sentenced to rebuild at his own expense. Ouahhh ! I am saved, but I brushed the cat, (almost disaster) not having the means to reconstruct or to demolish. Thank's god.
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All is well.. except that the mason, good fellow of the promoter (says "the king") does what he wants without and against my will, after all, it is not me who pays so I just have to shut up and say thank you. Point. I then stops the site (hardly), he wanted to enter into force, gave up seeing my dog.. everything is well, finally after a judicial negotiation during which the young lawyer I had commissioned and payed does not say a word, I obtain  damages, as well as the neighbour, a guy whose house was also demolished but less than mine. All is more than well.
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... except that the guy I had defended... attacks me straightaway in justice (!) .. for a little local mine he pretends his.. and was sent back ! Thank's god, I again came close to disaster. This disturbs me a little, a friend (or rather an "obliged") all the same ! ... But the result is that this story is so enormous that it becomes comical, and more and more people follow the adventures of the series, right and left together, and support me warmly.
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All is well .. until my account was seized by order of the City for a water bill of 4000 E for two months (an Olympic swimming pool!).. in this house exactly ! an house I have never lived, of course ! I do an hunger strike for six days to mediate the case.. during which a showman, watching me for a long time.. proposes me squarely.. what you imagine, (to bed with him) well priced should I say, he used prostitute and I please to him (?!) A nice career is offered for me, a little late though. A joke? Maybe, maybe not. For media issue, it works but, as I thought, for the city, not : "they" don't budge. I attack to justice, "they" are dragging, reports on reports, then obtain a negotiation that gives me reason, "they" refused, return to the starting point, still reports, a trial that gives me reason also, "they" apeal, reports, etc.. 3 years.
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Conclusion: being woman and "alone" (ie no boyfriend or siblings) in some places, is a situation, I weigh my words, deadly. Rich, poor, philosophers, above ground, all we suffer exactly the archetypal fate of prostitutes: after having been gently pushed to the abyss, and under the threat of sinking us further again, attempting to extort us various benefits depending on the situation [existing or raised] and of our possibilities: complacency or subjection, or in the more general case, sex, money or both .. As for those who can not or can no longer be used, in bag and plop in Cèze -the river-: depression, suicide-.. But the writers of these scenarios are not outlaws with gun expected in the casting, they are in-the-law, kind, bourgeois, significant, with family buttonhole. Sometimes with a band where some women dance also, for a few crumbs or just for fun. We are all whores, indeed, that is to say treated as such. Victims. 

Balance-sheet for me : 3 physical assaults whose one serious; 2 sexuals assaults (minor); and a judicial harassment from notables because I found myself in the wrong place at the wrong time.. and above all in the wrong gender. All that just because a woman. 

Coming a book of several witnesses, this case is neither unique and nor the worst.  

* In the same situation recently, near Nîmes, a woman, Bernadette Dartus, who had called the police several times in vain this evening (they have not taken her seriously, laughing at her -may be- as they did for me) because her neighbors (addicts) threatened her to death.. was burned alive. Burned alive, yes. As I could be if my door, very strong, did not resist this evening and my house aslo. 

mardi 5 mars 2013

Alia, un phare en exil

Lien avec le blog "Solidaire Aliaa" qui s'est étendu au monde entier (la dernière image est celle des visites de ce blog.)

vendredi 1 mars 2013

Journal presqu'intime d'une femme presque seule dans une Occitanie presque civilisée

In english here (better)

Alice in wonderman






Un/des journaux presqu'intimes qui avec d'autres témoignages feront un bouquin et dont je livre ici la primeure du canevas, ainsi qu'à Midi libre-blog. La violence faite aux femmes, ce n'est pas seulement les maris/compagnons cogneurs, les burkas, c'est aussi ceci. A Michelle, dont le témoignage suivra. Et à Bernadette Dartus*, dont il ne suivra pas car elle en est morte, brûlée vive.


 


NOUS SOMMES TOUTES DES PUTES



Tout va bien

2001. Je débarque de Paris à Attuargues après une séparation. Et, telle Alice, découvre le monde (!) un univers qui m'était inconnu, j'ai de la chance. Une série d'emmerdes, des graves, des burlesques, des graves-burlesques, des minimes mais toutes sous tendues par le fait que je suis femme. Un joli parquet. Première, mineure, la toiture de la maison que nous avons achetée avec mon ex, refaite depuis peu ! a laissé "fuir" un tel ruisseau qu'un trou bée dans le plafond de la petite salle d'eau, chance, cela aurait pu être sur le lit. Le maçon, depuis à la retraite ne comprend pas et refuse tout service; un autre (car il y en eut deux) non plus. Il veut me faire payer la visite, je refuse, engueulade macho sur le mode cépamoicélotre, ziconéssérien mapovdam etc..  Démerde-toi avec ton trou au plafond. Personne ne voulant se charger d'un truc compliqué et peu rentable, je vis donc à ce moment dans un cagibi au rez de chaussée, sommaire mais sec, priant qu'il ne pleuve pas. Je m'y plais. 

C'est un ami [plus âgé de 20 ans, cela a son importance] qui trouve, c'est un cheneau bouché par la toiture haute qui s'est "lavée" et se déverse en force sur la plus basse en apparence intacte ; je débouche, il répare en trois heures... Et refuse même toute rémunération, je l'ai aidé autrefois pour des lettres, des démarches -évidentes et même marrantes- dont l'une lui a rapporté pas mal d'argent, il magnifie un boulot facile tout comme dit-il je magnifie le sien -il fut maçon-.. Un chic type qui m'aidera beaucoup ensuite -sans que je ne demande rien au contraire- devenant de plus en plus envahissant, omniprésent.. [Mais plus tard ce "père" putatif tentera d'obtenir de moi une prestation complémentaire en me sautant dessus sans crier gare. Balancé contre le mur, il s'étonnera (!) quel caractère (!) il est amoureux, dire qu'il y en a tant qui ne demanderaient que ça etc -c'est un petit notable parti de rien, serviable, plein d'humour et bien conservé-. Nos relations finiront là.] Mais pour l'instant, tout va bien.


... Jusqu'à ce que des drogués/dealers me menacent, ils ont l'habitude de squatter le parking et même mon jardin, le soir le quartier désert est idéal pour les transactions. Et les gendarmes passent à heures fixes, il leur suffit de filer entre minuit et minuit un quart. L'un, délinquant confirmé déjà condamné à deux ans de prison ferme pour agression envers une femme mais qui se ballade toujours ouvertement dans le village (!) me menace hard, tente en vain avec deux acolytes de briser ma porte clamant qu'il va mettre le feu à la maison, je porte plainte, les gendarmes de l'époque (ça a changé) se moquent de moi et le plus souvent ne se déplacent même pas* ou après-coup puis m'engueulent. Au même moment, au magasin tout proche, le gus paye toutes sortes d’achats, notamment de matériel de serrurerie (!) avec une grosse liasse de billets de 100 F ce à quoi personne ne trouve à redire… sauf la commerçante qui m'en avertit. Des projets de "serrurerie", un lascar condamné qui a tenté de pénétrer chez moi, n'a pas de travail, vit du RMI, tout va bien. Mais j'ai de bons copains d'enfance et il finit par fuir, non sans m'avoir menacée de mort comme d'hab. Peu après, il se fera massacrer au cours d'une bagarre après boire, beaucoup lui en veulent (un indic -lien-?) et se calmera définitivement, cerveau désormais en stand by...


Tout va bien si ce n'est un locataire très BCBG, frêle, totalement insoupçonnable, homo, cultivé... parti sans payer que j'ai retrouvé, il vivait à côté sans se cacher (!) et qui m'a envoyée bouler d'un coup dans les seins au milieu de la rue, une chance, il n'y avait pas de voitures. A bout de nerfs et ayant compris comment cela fonctionne, je finirai par me venger ou plus exactement obtenir justice moi-même à la grande admiration de certains. D'autres locataires tout aussi chics ont, je m'en rendrai compte longtemps après leur départ, branché sur mon compteur une prise avec laquelle ils éclairaient leur jardin a giorno si bien qu'en la bricolant j'ai failli m'électrocuter. Idem pour l’électricien ayant refait l’installation qui a mis sous baguette des fils de terre vert et blancs passe le courant. Réponse d’icelui "j’en avais pas d’autres, ma povdam, un chantier pareil avec des délais à respecter, si vous croyez que c'est facile.." Je ne me suis pas grillée, tout va bien. 


Puis mon père, âgé, meurt. Nos relations s'étaient distanciées du fait de sa gouvernante qui avait eu l'intention de me virer de chez lui c'est à dire de ma maison familiale. Définitivement. Ce soir-là, à Attuargues, accablée, culpabilisée, assise à la minuscule "terrasse" -en fait un simple trottoir- d'un petit resto saisonnier, je lis le livret des condoléances lorsqu'un gus, une baraque connue, surtout des services de police, entrant et sortant de taule pour les mêmes faits, agressions, toujours sur des femmes [manquant sans doute d'assurance (!) il ne s'attaque jamais aux hommes] ça ne coûte apparemment pas trop cher, alcoolo aussi.. me prend à parti, il voulait louer un appart, j'avais refusé, il m'en veut. Je l'envoie balader, il s'avance, renverse ma table -légère-, les rares clients s'enfuient, je ramasse les feuilles et file me plaindre au patron -en fait, j'entre surtout pour me protéger- lequel gentleman me hurle "dégage, si t'es pas contente takarestéchétoi et pas emmerder cekibosse". En face, le gars ricane. Il vient de leur acheter un pack de bière et contrairement à moi, c'est un méchant et d'un bon rapport financier, la saison est courte. Un état d'amok soudain. Toute peur m'ayant quittée d'un coup, je vais à ma voiture et [...] Tout s'arrange, la "terrasse" n'était pas trop légale voire même pas légale du tout; vendre de la bière, encore moins et à un type déjà ivre, passons... Je suis calmée [..] Le lendemain, on me regarde soudain avec respect. Ça, c'est nouveau.

Tout va bien à présent, j'organise des séances vidéos notamment sur le Puits de Célas, ça tourne.. jusqu'au jour où je vois dehors un homme que je connais un peu, un ouvrier turc sans papiers, frêle, l'allure d'un enfant déjà âgé, voûté, perdu.. et lui propose d'entrer. Il parle à peine français mais le voir assis, morose, sur les bancs, à un jet de pierre de nous.. Et à la fin de la séance, pendant que je range la pièce, il me saute dessus. Il avait mal compris. 

Vite fait, il y a aussi l'affaire Totophe, un SFF que j'ai trouvé un soir d'hiver glacé, bourré et en T shirt, devant ma porte puis hébergé.. ce qui, après un article de Midi-Libre et de la Marseillaise à ce sujet, m'a valu une gifle de la part d'un caïd caritatif, médecin de son état, qui s'était senti incriminé, le papier reportant que j'avais essayé en vain de le/les joindre toute la soirée. Sans importance bien qu'une de mes incisives soit ébranlée, la vie de Totophe valait bien ça et j'étais, comme lui, devenue, à bon marché pour moi, l'héroïne du jour, le caritatif, ça paie bien. "Vous êtes formidable" me disait-on (!) "Pas du tout il était en travers de ma porte, pour ne pas le voir tout de même.." "Et en plus vous êtes modeste" on n'en sort pas. Tout va donc plus que bien.  


Mais il reste Sainte Gudule, mon village d'origine où ma maison se démolit par les soins d'un petit notable promoteur qui a voulu créer un ensemble immobilier mais s'est vu interdire de reconstruire, la zone est inondable, une histoire politique assure-t-il, c'est la droite qui lui en veut. Soit mais un mur, un monument en pierres de dix mètres de haut (!) se décroche sur une voie publique. Je lui demande, le prie, le supplie, d'au moins mettre des "jambes de sécurité".. ce qu'il me dit fermement être totalement inutile, il va reconstruire sous peu. Vouzenfétepacérien. Un mois, deux, six..  Finalement ce sont les élections et c'est son fils (la gauche dit-il) qui passe... A nouveau, exhortations, rien ne bouge; le danger à présent est majeur -du reste mes trois sols vont s'effondrer peu après- et enfin, un procès, rapide, il est condamné à reconstruire à ses frais. Ouf, j'ai frôlé la cata, n'ayant les moyens ni de reconstruire ni de démolir. 

Tout va bien enfin.. sauf que le maçon pote au promoteur dit le "king" fait ce qu'il veut sans et contre mon avis, après tout ce n'est pas moi qui paye donc je n'ai qu'à la boucler et remercier. Point. J'arrête alors le chantier hard, il menace de pénétrer en force, renonce en voyant mon chien.. et tout s'arrange enfin après une négociation judiciaire au cours de laquelle le jeune avocat que j'avais diligenté -et que je paierai tout de même- intimidé (?) par si forte partie, ne dit pas un mot. J'obtiens même des dommages intérêts ainsi que le voisin. Tout va plus que bien.


... sauf que le gars que j'avais défendu m'attaque illico en référé pour.. entre autre, un local mien qu'il assure mitoyen.. et se voit renvoyé pour ce chef, ouf, là aussi j'ai frôlé la cata. Ce revirement me perturbe un peu, un ami ou plutôt un obligé tout de même... Mais le résultat est qu'à présent l'histoire est tellement burlesque qu'elle en devient comique; de plus en plus de gens suivent les péripéties du feuilleton, droite et gauche confondues, et me soutiennent.


Tout va bien.. jusqu'à ce que mon compte soit saisi sur ordre de la Mairie (lien) pour une facture d'eau de 4000 E pour deux mois (une piscine olympique!).. issue de cette maison précisément que je n'ai jamais habitée, forcément. Je fais une grève de la faim de six jours pour médiatiser l'affaire.. au cours de laquelle un forain, un padici rigolard et à l'aise qui m'observe depuis longtemps.. me propose carrément.. la prestation que vous imaginez, bien tarifée dois-je dire, il a l'habitude et je lui plais (?!) une belle carrière s'offre à moi, un peu tard cependant. Question médiatisation, ça fonctionne relativement mais c'était couru, "ils" ne bronchent pas. J'attaque en justice, "ils" font traîner, reports sur reports, puis on obtient une négociation qui me donne raison, "ils" refusent, retour à la case départ, reports encore et enfin un procès qui me donne raison également, "ils" font appel, reports, etc..  On en est là. 3 ans.


Conclusion: être femme et "seule" c'est à dire sans mec ni fratrie est en certains lieux une situation, je pèse mes mots, mortifère. Même costaud, même débrouille. Riches, pauvres, philosophes ou hors sol, toutes nous subissons exactement le sort archétypique des prostituées : après nous avoir délicatement poussées au fond de l'abîme et sous menace de nous y enfoncer davantage, on tente de nous extorquer des prestations diverses selon les situations [existantes ou suscitées] et nos possibles : complaisance, sujétion ou, dans le cas le plus général, sexe, argent voire les deux.. Quant à celles qui ne peuvent pas ou ne peuvent plus faire d'usage, en sac en Cèze -dépression, suicide-.. Mais voilà, les scénaristes ne sont pas les hors la loi à flingue attendus au casting mais aussi des dans-la-loi aimables, bourges portant famille en boutonnière. Exhortant parfois une clique -où grenouillent aussi ses femmes- pour quelques miettes ou juste pour le fun. Nous sommes toutes des putes en effet c'est à dire traités comme telles. Gibier potentiel. A venir donc un livre de plusieurs témoignages, ce cas n'étant ni unique ni le pire

De ce monde là, de cette violence blanche on parle peu. Blanche? Non, pas seulement. Elle s'ajoute à l'autre dont voici le bilan pour ces quelques années:
3 agressions physiques dont une sérieuse : une, par les drogués dealers; une autre, par le caïd caritatif jaloux et la plus rude, par le jeune homo insoupçonnable.. Non comptée la baraque du restau qui certes a renversé ma table sur moi mais sans me toucher, peut-être parce que, trop ivre, il avait mal visé (!) Plus..
2 deux agressions sexuelles mineures mais déstabilisantes, une par l'"ami" serviable qui m'a sauté dessus un matin alors que j'étais mal réveillée et l'autre par l'ouvrier turc après la séance vidéo, un malentendu (!) Non comptée l'aimable proposition du forain qui m'a fait rire mais qui est une sorte d'agression "soft" pouvant être considérée comme déplacée voire insultante.


Ici, ma féminitude a été le catalyseur ayant permis la réaction mais c'est d'abord le hasard puis la nécessité qui en ont été à l'origine. Nul engagement politique n'est en cause, j'étais simplement au mauvais endroit au mauvais moment et du mauvais genre; cela aurait pu arriver à toutes. J'étais même revenue au bled dans l'intention de m'y ressourcer, m'y réinscrire -ce qui fut le cas en un sens!- prête pour les nouveaux élus à offrir temps et argent pour ce qui semblait à ma portée. Mais là, c'est délicat, on semble faire concurrence à ce qui existe et d'autant plus qu'il n'y a rien.. c'est même en proportion de ce vide que l'on est blackboulé plus ou moins fort: je fus autrefois accueillie à Attuargues par une lectrice conseillère municipale qui me dit d'emblée son plaisir de me compter parmi ses administrées (!) tandis qu'à Sainte Gudule (!).. En revanche, des affairistes de la culture sans surface y sont parfois subventionnés, tel celui qui fit paraitre des accroches de bateleur le prévalant d'un cursus aussi mirifique qu'improbable dont on pouvait en un clic détecter la fausseté burlesque. Naïveté d'édiles? Peut-être, mais surtout eux rassurent, on a le mode d'emploi, ils ne feront d'ombre à personne.

Mais tout n'est pas noir cependant : des solidarités de tout bords, tout milieux sociaux et toutes portées ont joué en ma faveur, des amis, des gens courageux, des inconnus le plus souvent, mon ex, parfois même des politiques et non des moindres -peut-être, qui sait, pour des raisons peu avouables-.. sans lesquels je ne m'en serais jamais sortie. Ruinée et devenue en cinq sec une sorte de pseudo SDF haut de gamme bien que partant -relativement- de "haut". A moins de me maquer costaud, ce qui me fut proposé (!) comme la jolie gérante d'une maison d'hôte à Attuargues qui du reste n'y gagna rien car le protecteur finit par l'exploiter et la tabasser. 

D'autres m'ont au contraire tourné le dos, des amis parfois aussi autrefois et même des militants ; opportunistes, seulement idiots ou les trois. Mieux vaut être du côté où penche la balance ou, le must, d'aucun côté.. Mais lorsqu'il s'avéra qu'elle ne penchait pas comme ils avaient cru, certains sans gêne aucune virèrent de bord, j'avais eu raison, j'étais courageuse, exceptionnelle, douée d'un talent littéraire remarquable (!) Cela filtre et in fine j'y ai plus gagné que perdu..

.. et en tout cas beaucoup appris, en tout premier lieu que l'égalité hommes-femmes voire même l'idée seule que l'on croit acquise, évidente, toute proclamation semblant ressassement maniaque est en certains endroits une vue de l'esprit, pas en Somalie, ici et maintenant, dans des lieux en apparence civilisés et ensoleillés**. Cela se résume en une phrase qui me fut rapportée -pour être honnête venant d'une femme- "elle est seule, sans mec, frère -ni même sœur- personne ne la défendra, on s'en fout, son histoire, ça fait rigoler tout le monde!" Candide cruauté d'un "complexe social majeur" selon la formule d'une ex amie -passée au filtre- médecin?

Contre exemple : un pote (en fait, deux) pas un tendre lui, dans des circonstances analogues, employa après m'en avoir entretenu brièvement ["tu vas voir ça va se régler entre homme et fissa"] l'argument que j'appellerais "cric de manivelle" et en effet tout fut dit. Une seconde contre dix ans d'infinies tracasseries. Ce temps perdu qui par moment m'a conduite à vouloir laisser tomber et fuir, je le dois à ma seule féminitude, encore est-elle tempérée par la culture, des amis fiables, une insertion familiale impec dans un bled où on est davantage la "fille/nièce de" que soi, une relative aisance à la démerde et paradoxalement une baraka d'enfer***. On se demande pourquoi les femmes, réussissant mieux dans les études sont pourtantà diplôme égal ou supérieur moins performantes socialement que les hommes !? Pour cela. 

Un avantage pourtant : lorqu'on est a priori considérée comme idiote, "ils" ne cherchent pas trop à peaufiner leurs arguments pour charger et parfois ça leur claque à la figure. C'est l'atout de l'intelligence contre la bêtise et celui-là, il est nôtre, du moins ici il le fut. Sans forcer. Sachez-le. Usez-en. La fin etc...

Hélène Larrivé 

* Dans exactement les mêmes circonstances, Bernadette Dartus (lien) qui eut moins de chance que moi, fut brûlée vive, les gendarmes n'ayant pas pris au sérieux les menaces dont elle était l'objet de la part de drogués qui squattaient un terrain jouxtant sa petite maison de week-end isolée dans la garrigue de Nîmes où elle aimait venir seule se ressourcer. Une femme qui ne pourra témoigner ici et à qui ce texte est dédié. C'aurait pu être moi, le simple hasard, une porte de couloir à l'arc boutant digne du Moyen âge qui résista à l'assaut de trois drogués en amok, une bâtisse costaude, moins isolée, plus haute.. l'hiver ?


** Ainsi, écoutant une femme (lien) chaudement approuvée par deux autres -40 à 65 ans- dire à propos de son divorce "je n'ai rien à me reprocher, moi, pas comme certaines".. je compris après-coup que cela signifiait qu'elle s'était mariée vierge (!) et n'avait jamais trompé son mari (!) .. qui lui ne s'en privait pas, ce qu'elle acceptait de bon cœur "les hommes sont tous plus ou moins 'coureurs', c'est normal, surtout dans sa position (!).." Des femmes dépendantes un peu limitées? Pas du tout, des commerçantes -libraire pour l'une- bosseuses et hyper performantes, bien plus que moi, menant ou ayant mené de front enfants, famille et boulot sans faiblir. Une autre, clamant dans la même veine que son mari, lui, n'était pas macho pour deux ronds, une merveille d'homme en donna pour preuve indiscutable qu'elle avait même le chéquier dont elle faisait absolument ce qu'elle voulait.. évidemment c'était plus pratique puisqu'elle était seule à travailler. Un autre monde qu'il ne faut pas oublier car il est l'archétype et pèse terriblement lourd sur nous, aussi lourd dans l'autre sens que les jolies "femens" et bien plus quotidiennement (lien avec un polar social.)

*** On aurait parfois cru qu'un bon génie veillait: ainsi la voisine et plus ou moins gardienne d'une résidence, amie de celle que je recherche -elle détient des documents fondamentaux pour le procès qui m'oppose à la Mairie mais se fait tirer l'oreille pour me les donner- s'avère-t-elle la cousine que je recherchais également.. et elle la briefera pour qu'elle me les fournisse enfin.. La lectrice aimable ("Secret de famille" a changé ma vie me dit-elle d'emblée!) rencontrée lors d'une minable signature à Cora (!), juriste de son état.. s'avèrera-t-elle l'épouse d'un avocat connu qui me tirera d'affaire devenu/s depuis ami/es etc.. (!)