mercredi 6 mai 2015

Vôtan, le chien qui m'a sauvé la vie

Extraits de http://cheminroque.blogspot.fr

Vôtan



(Je viens de "la Roque" -image- à l'aller je suis passée par le "bas" c'est à dire par la rivière et j'ai découvert le chemin volontairement saccagé, ce qui rend l'accès difficile... et je retourne en tentant l'autre accès, presqu'impraticable -image!- c'est à dire en escaladant la montagne. On est en Août, la chaleur est insoutenable même à 5 heures et j'ai mes deux chiens avec moi, Vôtan -image- et Pifette, un bébé croisée du Bruno du jura de mon voisin et d'une petite bâtarde, que j'ai recueillie, Tess.)
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Extraits :

Passer par la montagne pour éviter de revoir le chemin éventré? Une idée idiote comme on en a lorsqu'on est épuisé. Le soleil, la roche nue, les éboulis, les épineux, AUCUNE OMBRE!! je grimpe, je suis à mi distance, de surcroît chaussée de cuissardes (!) utiles pour l'aller puisque j'avais opté pour le chemin qui par endroits suit le lit de la rivière... Je grimpe encore et soudain... la malaise, cela me semble aussi effroyable de monter que de descendre, je sens que je vais tomber, je ne vois plus clair, les sons deviennent lointains, je respire mal.. je vais mourir, j'ai juste le temps d'appeler les gendarmes et m'affale sur le rocher, à demi inconsciente ... 


Vôtan est à mes côtés.. je sens vaguement qu'il me lèche sans arrêt cou et visage pour me "réveiller", faisant ainsi affluer par la carotide et les jugulaires le sang vers le cerveau (il semble après coup que c'était exactement ce qu'il fallait faire).. ça dégouline, il m'humidifie aussi... ça dure un peu, mon téléphone sonne, pas la force de le prendre, ça doit être les pompiers qui me cherchent.. mais comment me trouver au milieu de ces anfractuosités qui depuis la route, me cachent? Enfin j'essaie de me tenir debout (mal). Il m'attend patiemment, malgré la cagne.. et cette fois me conduit fermement vers un passage qu'il avait deviné. (Comment? par l'odeur sans doute d'autres animaux notamment des sangliers?) Cela ne me semble pas judicieux (car ça descend !) mais je n'ai plus la force de penser, je le suis... et tant mieux ! car après un virage, on découvre en effet un pseudo sentier sinueux QUI REMONTE DOUCEMENT ET SANS ÉBOULIS comme la "falaise". Durant tout le temps que j'étais allongée, héroïque car il souffrait autant que moi, il s'est mis entre le soleil et moi. Lorsque les gendarmes sont enfin arrivés à la route, je sortais des broussailles, hirsute, griffée, mains en sang, sans lunettes -perdues- ni foulard -perdu aussi- vêtements déchirés et un œil poché mais relativement remise. Le soleil avait baissé. 

Ce photo reportage est dédié à Vôtan (adopté depuis peu pourtant, après son abandon par son maître qui cependant l'aimait bien et était venu exprès de 200 km pour me l'amener, -je devrais dire me l'imposer-, j'ai une réput d'enfer! j'ai accepté mais je pensais le faire adopter... et puis, coup de foudre réciproque et immédiat, je l'ai gardé, deux abandons en un mois alors qu'il s'était tellement attaché à moi, ce n'était pas possible ni pour lui ni pour moi)... Vôtan qui ne voulait pas passer, lui ! mais qui m'a obéi sans discuter... (on est un BA ou on ne l'est pas!) et pour finir, tirée à ses dépends d'un pétrin qu'il avait sans doute prévu, sans la ramener ni réclamer quoique ce soit, un geste dont beaucoup d'hommes seraient bien incapables. A certains endroits, il a dû m'aider, me tirer (60 kg contre 35 ! épuisée, je me cramponnais à sa queue) et en arrivant, il soufflait comme une forge et a bu deux litres d'eau d'un trait (les bergers allemands craignent particulièrement soleil et chaleur et malgré leur puissance, sont relativement fragiles et lui de surcroît avait un magnifique pelage, très fourni, l'horreur sous nos climats.) Que me serait-il advenu sans lui? Une insolation sans doute mortelle -moi aussi je crains terriblement la chaleur! et mon père est mort ainsi- ou peut-être me serais-je réveillée seule -mais dans quel état- après que le soleil eût baissé ? A la nuit ? Et ensuite? Comment me retrouver ? Qui sait, à force les pompiers m'auraient-il localisée mais au bout de combien de temps? Je ne sais pas. 

Une précision importante : il n'était pas dressé à la recherche ni à quoi que ce soit et l'a fait de lui-même, volontairement et consciemment : par amour ? conscience "professionnelle"? instinct ? remerciement de l'avoir adopté? un peu tout ça sans doute mais ce dont je suis certaine, absolument certaine, c'est qu'il l'a fait CONSCIEMMENT malgré le risque lui aussi de mourir d'insolation (plus de 49 degrés sans doute). Il aurait très bien pu, comme Pifette qui s'est carapatée à fond la caisse vers la maison lorsqu'elle m'a vue tomber (!) s'économiser toutes ces souffrances. Lui est resté. Merci Vôtan.

Note : il est mort à 16 ans, deux ans après -car en plus il n'était pas tout jeune pour un BA lors de cet épisode-, sans souffrance, dans son sommeil. Il est revenu d'une de ses virées (petites virées, dans le terrain, assez vaste) s'est couché dans son lit aménagé dans un ancien garage au rez de chaussée qui me servait aussi d'atelier, cuisine etc.. visiblement fatigué.. et endormi... Au bout d'un certain temps, j'ai commencé à préparer la bouffe, bruit de casseroles, ça ne rate jamais => les oreilles se dressent tout de suite. Là, rien. Décidément il dormait solide ! Je recommence exprès assez fort. Arrivent aussitôt Pifette et Tess, queue frétillante, mais de son coté, toujours rien. Je m'approche (mais j'avais deviné) : c'était fini. Il avait dû se sentir mourir et avant le dernier voyage était revenu près de moi. Il est mort à mes cotés sans doute en entendant pour la dernière fois mes bruits de sculpteure qui le rassuraient. Je n'ai rien vu, il ne s'est plaint de rien. Je pense toujours à lui.

A rapporter à : chien abandonné, je suis ce chien


Tess, une chienne abandonnée, les traumatisés anciens, le barrage qui cède parfois à une goutte



Tess, abandonnée avec un seau de croquettes et un d'eau pour ? un mois. Cerise sur le gâteau : prégnante ! (Les vacances, quoi..) Je l'ai vue in extremis et embarquée. Ses 5 petits furent, miracle pourtant normaux. Ici il y a Pifette -à gauche- sa fille, celle qu'on a gardée, -les autres furent adoptés à 2 mois- et Vôtan, au milieu -son nom d'origine était Texan- abandonné lui aussi mais sans traumatisme, son maître -qui l'aimait mais ne pouvait le garder- est venu -de loin!- me l'amener -j'ai une réput d'enfer, il aurait pu le vendre et cher- c'est à dire qu'il me l'a "imposé", mais pour le meilleur : un coup de foudre réciproque le deuxième jour. Lui et moi étions deux animaux également abandonnés par des maîtres qui pourtant les aimaient -relativement-. Il a retrouvé dans les bois de la Cèze (!) l'appareil auditif -3 mm !!!- de mon ex, qui coûtait 900 E !! Et m'a sauvée la vie*. Mort hélas à 16 ans, (les bergers allemands ne vivent pas très vieux). 
L'histoire. On arrive à la maison après une très longue balade dans les bois.. Nathan se touche l'oreille.. "MMEERRDEEE !! Mon appareil".. "On va le chercher.. on peut essayer Vôtan".. "Tu parles".."Je t'assure." Je lui fais flairer un tissus dont j'avais frotté les oreilles de Nathan.. et le voilà en piste -Vôtan, pas Nathan, dubitatif et ironique- dans la vigère à peu près à l'endroit où nous étions restés : fidèlement, il farfouille et me rapporte aussitôt ... mon bonnet ! (50 centimes d'Euros chez Emmaüs) resté accroché à une broussaille. Nathan éclate de sarcasme : "il est génial en effet, ton chien!" .. Je râle : "Tu ne comprends donc pas que pour lui mon bonnet a PLUS de valeur que ton truc à 900 Euros parce que c'est MON bonnet ?"... haussement d'épaules. Je félicite le chien sous l'oeil rionique -je laisse, ironique- dudit. "Bon chien ! Maintenant flaire ça.." Cela lui a pris à peine 2 minutes -alors que pour le bonnet il avait ramé un moment dans les ronces-. En fait, probablement savait-il déjà où était le truc mais il s'était occupé d'abord des objets importants. Il s'avance donc vers Nathan. Fâché par ses sarcasmes? Non, ce n'était pas le genre. Et soudain s'arrête. Je regarde au sol : l'appareil était là. Exactement à ses pattes. Ni Nathan qui cherchait depuis un moment -ni moi mais au départ j'étais avec Vôtan- ne l'avions vu. 

Note : même non dressé, (c'était le cas de Vôtan) un chien retrouve toujours des objets perdus, mais pour lui, c'est si naturel (comme pour nous la vision) qu'il ne songe souvent même pas à les ramasser ou à nous indiquer l'endroit où ils sont. (Il s'y arrête seulement.) Le dressage consiste à lui apprendre, non à flairer, ça il le sait ! mais à nous prévenir qu'il a trouvé. "Canocentrisme" rigolo, un chien ne conçoit pas un maître-Dieu avec un tel handicap .. 


Tess, 18 ans. En fin de vie hélas.




Tout est revenu en force depuis que je vais devoir en finir avec Tess. Rejet, mon abandon à 15 ans à l'EN pendant qu'ils déménageaient joyeusement à 300 km pour St A. où mon père allait créer son affaire qui devait nous sortir de la gêne qui confinait à la misère -ce fut le cas-. La pauvreté qui les a fondés à me laisser malgré mes supplications et mon désir -avoué- d'en finir, ma tentative de suicide, ma "récupération" (comme on récupère de force un encombrant refusé par les chargeurs parce qu'il fuit) récupérée donc malgré eux mais l'EN l'avait imposé... (malgré mon père surtout car ma mère avait réellement eu peur..) puis l'agression.. Ma vie s'est scindée en deux : j'ai compris ou plutôt réalisé qu'ils ne me gardaient que parce que j'allais partir le plus vite possible.. Je n’avais pas droit à l'erreur (en d'autres termes si tu n'as pas le bac, dehors).. 



Et toi, mon embellie enfin, la seule personne qui m'ait réellement acceptée.. Un temps. Ça revient en force. Je t'ai aimé tant et tant... pourquoi tout a-t-il fini ? C'est comme ça. Pourquoi ai-je refusé un autre -en un sens-? Je ne peux sans doute pas admettre qu'on m'accepte. Comme Tess.. qui me ressemble. Pour les mêmes raisons. Sauvage, agressive -au début- sauf avec moi, elle avait dû comprendre qu'on était sœurs de misère. Je joue à présent avec elle le rôle que tu as joué avec moi. Bisous à tous deux. 



Le problème est qu'il n'y a pas d'intermédiaire entre l'amour la haine. Tout comme il n'y en a pas entre le désir et la répulsion. Pas de zone neutre. Pour moi du moins. Ou on désire ou on est dégoûté à vomir. La haine empêche de ressentir l'amour (et la souffrance qui s'ensuit lorsqu'il est bafoué.) Mais lorsque vient enfin la sagesse (l'acceptation de la déchirure, de l'absence définitive) la douleur survient en même temps : il n'y a plus la haine pour annuler amour et souffrance. Pour les névrosés post traumatiques anciens dont je suis, tout reflue en même temps, submerge et envahit. La fin de Tess m'évoque ce passé, l'abandon. Ne pouvoir te revoir aussi. La finitude de notre amour (la finitude concrète: peut-être nous ne nous reverrons jamais, ce que dont j'ai le pressentiment) réactive celui que j'ai voué en vain à ma mère ; ça devient si lourd, si poignant que je pleure -moi qui ne pleure presque jamais.-



Ou il y a la haine qui avilit ou la sagesse qui déchire. C'est comme un deuil. Un cercle vicieux : la seule personne qui pourrait consoler d'une perte déchirante est justement celle qu'on a définitivement perdue. Ça reflue. Souvenirs cruels.



J'avais 15 ans. J'ai supplié qu'ils me reprennent. En vain. Ils m'ont dit : "C'est la vie." Je leur ai dit plusieurs fois qu’enfermée dans cet internat, seule, bouc émissaire, j'en mourrais. Ils m'ont dit : "Allons trêves d'enfantillages, là au moins tu manges et ensuite tu es sure d'avoir un travail, ce n'est que quatre ans à peine à passer" (1/4 de ma vie). J’ai décidé. Une ordalie. J'ai dit au revoir à Marguerite. Mon père m'a ramenée. Cette fois -a-t-il observé ensuite-, elle n’a pas pleuré. Elle est en train de s'habituer. J'ai avalé tout ce que j'ai trouvé (que j'avais préparé) et dans la salle de chimie -déserte pour la journée- et j'ai attendu. C’est allé très vite. Gisèle m'a "trouvée". Je me suis réveillée. "Pourquoi?".. "On ne sait pas. On ne comprend pas".. "Ça doit être la crise d'adolescence." Bien sûr !! 



Ils m'ont envoyée à Delpierre -c'était l'EN qui payait, eux ne le pouvaient pas sans doute ou n'en voyaient pas l'intérêt, j'étais en vie après tout et ce n'était qu'un appel au secours, mes veines étaient à peine entaillées (je ne savais pas l'emplacement de l'artère, je la croyais à gauche) et surtout j'avais vomi le poison (en y ajoutant de l'aspirine pour faire poids). Et puis comme disait Germaney J'appartenais à l'EN à présent-. Il m'a guérie tout de suite. Par le rire qui l’a envahi lorsque je lui ai conté certains épisodes de ma vie. J'ai ri aussi. Drôles en effet. C’était donc eux qui étaient "fous", pas moi. C'est son regard extérieur qui a tout changé. Il a exigé que je quitte l'EN. Mes parents ont demandé aux Instances Supérieures -qui leur faisaient si peur- si je resterais tout de même normalienne. Pour mon avenir car ils n'étaient sûrs de rien, l’affaire de mon père démarrait seulement. On leur a dit oui. "Externée sur avis médical." Ils m'ont donc reprise, bien obligé. Rassurés aussi : j’aurai un travail. Je l’avais déjà en un sens. Au fond, ils n'étaient que de pauvres gens bradant à l'encan l'enfant -pourtant unique!- qui les encombrait. Il me fallait encore deux ou trois ans -le bac- et partir. J'étais seule. Je ne pouvais compter que sur moi, je venais de le voir. Je me suis sentie libre. Sans amour mais sans illusions. Forte, lucide. Amère aussi mais savourant tout de même ma liberté. Devenue adulte le temps de boire tout le verre à essai. C'était fini de l'amour (ou de l'estime.) J'étais née au fond de ce verre. 



Puis je t'ai rencontré. Tout était oublié. Un poids m'était enlevé. A jamais. Une porte s'ouvrait sur un chemin sans fin. Dans la lumière éternelle. Éternelle? Trois ans. Mais merci pour ces trois ans. Et à Didier qui a parachevé ton œuvre, me prouvant qu'on pouvait me désirer, désirer, adorer ce corps qu'à force je ne voyais plus. Puis le long délitement d'un bonheur saccagé qui n'en finissait pas de mourir. La route s'est barrée. A été barrée. Et on m'a expulsée du chemin illuminé. Comment puis-je croire que je mérite qu'on m'aime puisqu'on ne m'a jamais aimée ? (Comme être.) C'est tout. Tess va mourir et cette fois je n'y peux rien. Tout mon amour pour cette chienne que j'ai sauvée (et vice versa) et qui est moi arrive en buttée contre des salauds -mais le sont-ils tellement plus que mes parents?- qui l'ont esquintée, une blessure ancienne (le manque de soins, la solitude) puis abandonnée avec un seau de croquettes et un autre d'eau... dont elle se meurt à présent sans que je n'y puisse rien.

*http://cheminroque.blogspot.fr/
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ou en extraits 
http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/votan-le-chien-qui-ma-sauve-la-vie.html

"Une thrace de goy"
http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/helene-au-pays-des-merveilles.html

Tess









Tout est revenu en force depuis que je vais devoir en finir avec Tess. Rejet, mon abandon à 15 ans à l'EN pendant qu'ils déménageaient joyeusement à 300 km pour St A. où mon père allait créer son affaire qui devait nous sortir de la gêne qui confinait à la misère -ce fut le cas-. La pauvreté qui les a fondés à me laisser malgré mes supplications et mon désir -avoué- d'en finir, ma tentative de suicide, ma "récupération" (comme on récupère un encombrant refusé par les chargeurs) malgré eux.. mais l'EN l'avait imposé... malgré mon père surtout car ma mère avait réellement eu peur.. puis l'agression.. Ma vie s'est scindée en deux : j'ai compris ou plutôt réalisé qu'ils ne me gardaient que dans l'idée que j'allais partir le plus vite possible.. Je n’avais pas droit à l'erreur (en d'autres termes si tu n'as pas le bac, dehors).. 

Et toi, mon embellie enfin, la seule personne qui m'ait réellement acceptée.. Un temps. Ça revient en force. Je t'ai aimé tant et tant... pourquoi tout a-t-il fini ? C'est comme ça. Pourquoi ai-je refusé un autre -en un sens-? Je ne peux sans doute pas admettre qu'on m'accepte. Comme Tess.. qui me ressemble. Pour les mêmes raisons. Sauvage, agressive -au début- sauf avec moi, elle avait dû comprendre qu'on était sœurs de misère. Je joue à présent avec elle le rôle que tu as joué avec moi. Bisous à tous deux. 

Le problème est qu'il n'y a pas d'intermédiaire entre l'amour la haine. Tout comme il n'y en a pas entre le désir et la répulsion. Pas de zone neutre. Pour moi du moins. Ou on désire ou on est dégoûté à vomir. La haine empêche de ressentir l'amour (et la souffrance qui s'ensuit lorsqu'il est bafoué.) Mais lorsque vient enfin la sagesse (l'acceptation de la déchirure, de l'absence définitive) la douleur survient en même temps : il n'y a plus la haine pour annuler amour et souffrance. Pour les névrosés post traumatiques anciens dont je suis, tout reflue en même temps, submerge et envahit. La fin de Tess m'évoque ce passé, l'abandon. Ne pouvoir te revoir aussi. La finitude de notre amour (la finitude concrète: peut-être nous ne nous reverrons jamais, ce que dont j'ai le pressentiment) réactive celui que j'ai voué en vain à ma mère ; ça devient si lourd, si poignant que je pleure -moi qui ne pleure presque jamais.-

Ou il y a la haine qui avilit ou la sagesse qui déchire. C'est comme un deuil. Un cercle vicieux : la seule personne qui pourrait consoler d'une perte déchirante est justement celle qu'on a définitivement perdue. Ça reflue. Souvenirs cruels.

J'avais 15 ans. J'ai supplié qu'ils me reprennent. En vain. Ils m'ont dit : "C'est la vie." Je leur ai dit plusieurs fois qu’enfermée dans cet internat, seule, bouc émissaire, j'en mourrais. Ils m'ont dit : "Allons trêves d'enfantillages, là au moins tu manges et ensuite tu es sure d'avoir un travail, ce n'est que quatre ans à peine à passer" (1/4 de ma vie). J’ai décidé. Une ordalie. J'ai dit au revoir à Marguerite. Mon père m'a ramenée. Cette fois -a-t-il observé ensuite-, elle n’a pas pleuré. Elle est en train de s'habituer. J'ai avalé tout ce que j'ai trouvé (que j'avais préparé) et dans la salle de chimie -déserte pour la journée- et j'ai attendu. C’est allé très vite. Gisèle m'a "trouvée". Je me suis réveillée. "Pourquoi?".. "On ne sait pas. On ne comprend pas".. "Ça doit être la crise d'adolescence." Bien sûr !! 

Ils m'ont envoyée à Delpierre -c'était l'EN qui payait, eux ne le pouvaient pas sans doute ou n'en voyaient pas l'intérêt, j'étais en vie après tout et ce n'était qu'un appel au secours, mes veines étaient mal entaillées (je croyais l'artère à gauche) et surtout j'avais vomi en partie le poison (en y ajoutant de l'aspirine pour faire poids). Et puis comme disait Germaney j'appartenais à l'EN à présent-. Il m'a guérie tout de suite. Par le rire qui l’a envahi lorsque je lui ai conté certains épisodes de ma vie. J'ai ri aussi. Drôles en effet. C’était donc eux qui étaient "fous", pas moi. C'est son regard extérieur qui a tout changé. Il a exigé que je quitte l'EN. Mes parents ont demandé aux Instances Supérieures -qui leur faisaient si peur- si je resterais tout de même normalienne. Pour mon avenir car ils n'étaient sûrs de rien, l’affaire de mon père démarrait seulement. On leur a dit oui. "Externée sur avis médical." Ils m'ont donc reprise, bien obligé. Rassurés aussi : j’aurai un travail. Je l’avais déjà en un sens. Au fond, ils n'étaient que de pauvres gens bradant à l'encan l'enfant -pourtant unique!- qui les encombrait. Il me fallait encore deux ou trois ans -le bac- et partir. J'étais seule. Je ne pouvais compter que sur moi, je venais de le voir. Je me suis sentie libre. Sans amour mais sans illusions. Forte, lucide. Amère aussi mais savourant tout de même ma liberté. Devenue adulte le temps de boire tout le verre à essai. C'était fini de l'amour (ou de l'estime.) J'étais née au fond de ce verre. 

Tout est revenu en force depuis que je vais devoir en finir avec Tess. Rejet, mon abandon à 15 ans à l'EN pendant qu'ils  déménageaient joyeusement à 300 km pour St A. où mon père allait créer son affaire qui devait nous sortir de la gêne qui confinait à la misère -ce fut le cas-. La pauvreté qui les a fondés à me laisser malgré mes supplications et mon désir -avoué- d'en finir, ma tentative de suicide, ma "récupération" (comme on récupère un encombrant refusé par les chargeurs) malgré eux.. mais l'EN l'avait imposé... malgré mon père surtout car ma mère avait réellement eu peur.. puis l'agression.. Ma vie s'est scindée en deux : j'ai compris ou plutôt réalisé qu'ils ne me gardaient que dans l'idée que j'allais partir le plus vite possible.. Je n’avais pas droit à l'erreur (en d'autres termes si tu n'as pas le bac, dehors).. 

Et toi, mon embellie enfin, la seule personne qui m'ait réellement acceptée.. Un temps. Ça revient en force. Je t'ai aimé tant et tant... pourquoi tout a-t-il fini ? C'est comme ça. Pourquoi ai-je refusé un autre -en un sens-? Je ne peux sans doute pas admettre qu'on m'accepte. Comme Tess.. qui me ressemble. Pour les mêmes raisons. Sauvage, agressive -au début- sauf avec moi, elle avait dû comprendre qu'on était sœurs de misère. Je joue à présent avec elle le rôle que tu as joué avec moi. Bisous à tous deux. 

Le problème est qu'il n'y a pas d'intermédiaire entre l'amour la haine. Tout comme il n'y en a pas entre le désir et la répulsion. Pas de zone neutre. Pour moi du moins. Ou on désire ou on est dégoûté à vomir. La haine empêche de ressentir l'amour (et la souffrance qui s'ensuit lorsqu'il est bafoué.) Mais lorsque vient enfin la sagesse (l'acceptation de la déchirure, de l'absence définitive) la douleur survient en même temps : il n'y a plus la haine pour annuler amour et souffrance. Pour les névrosés post traumatiques anciens dont je suis, tout reflue en même temps, submerge et envahit. La fin de Tess m'évoque ce passé, l'abandon. Ne pouvoir te revoir aussi. La finitude de notre amour (la finitude concrète: peut-être nous ne nous reverrons jamais, ce que dont j'ai le pressentiment) réactive celui que j'ai voué en vain à ma mère ; ça devient si lourd, si poignant que je pleure -moi qui ne pleure presque jamais.-

Ou il y a la haine qui avilit ou la sagesse qui déchire. C'est comme un deuil. Un cercle vicieux : la seule personne qui pourrait consoler d'une perte déchirante est justement celle qu'on a définitivement perdue. Ça reflue. Souvenirs cruels.

J'avais 15 ans. J'ai supplié qu'ils me reprennent. En vain. Ils m'ont dit : "C'est la vie." Je leur ai dit plusieurs fois qu’enfermée dans cet internat, seule, bouc émissaire, j'en mourrais. Ils m'ont dit : "Allons trêves d'enfantillages, là au moins tu manges et ensuite tu es sure d'avoir un travail, ce n'est que quatre ans à peine à passer" (1/4 de ma vie). J’ai décidé. Une ordalie. J'ai dit au revoir à Marguerite. Mon père m'a ramenée. Cette fois -a-t-il observé ensuite-, elle n’a pas pleuré. Elle est en train de s'habituer. J'ai avalé tout ce que j'ai trouvé (que j'avais préparé) et dans la salle de chimie -déserte pour la journée- et j'ai attendu. C’est allé très vite. Gisèle m'a "trouvée". Je me suis réveillée. "Pourquoi?".. "On ne sait pas. On ne comprend pas".. "Ça doit être la crise d'adolescence." Bien sûr !! 

Ils m'ont envoyée à Delpierre -c'était l'EN qui payait, eux ne le pouvaient pas sans doute ou n'en voyaient pas l'intérêt, j'étais en vie après tout et ce n'était qu'un appel au secours, mes veines étaient à peine entaillées (je ne savais pas l'emplacement de l'artère, je la croyais à gauche) et surtout j'avais vomi le poison (en y ajoutant de l'aspirine pour faire poids). Et puis comme disait Germaney J'appartenais à l'EN à présent-. Il m'a guérie tout de suite. Par le rire qui l’a envahi lorsque je lui ai conté certains épisodes de ma vie. J'ai ri aussi. Drôles en effet. C’était donc eux qui étaient "fous", pas moi. C'est son regard extérieur qui a tout changé. Il a exigé que je quitte l'EN. Mes parents ont demandé aux Instances Supérieures -qui leur faisaient si peur- si je resterais tout de même normalienne. Pour mon avenir car ils n'étaient sûrs de rien, l’affaire de mon père démarrait seulement. On leur a dit oui. "Externée sur avis médical." Ils m'ont donc reprise, bien obligé. Rassurés aussi : j’aurai un travail. Je l’avais déjà en un sens. Au fond, ils n'étaient que de pauvres gens bradant à l'encan l'enfant -pourtant unique!- qui les encombrait. Il me fallait encore deux ou trois ans -le bac- et partir. J'étais seule. Je ne pouvais compter que sur moi, je venais de le voir. Je me suis sentie libre. Sans amour mais sans illusions. Forte, lucide. Amère aussi mais savourant tout de même ma liberté. Devenue adulte le temps de boire tout le verre à essai. C'était fini de l'amour (ou de l'estime.) J'étais née au fond de ce verre. 
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Puis je t'ai rencontré. Tout était oublié. Un poids m'était enlevé. A jamais. Une porte s'ouvrait sur un chemin sans fin. Dans la lumière éternelle. Éternelle? Trois ans. Mais merci pour ces trois ans. Et à Didier qui a parachevé ton œuvre, me prouvant qu'on pouvait me désirer, désirer, adorer ce corps qu'à force je ne voyais plus. Puis le long délitement d'un bonheur saccagé qui n'en finissait pas de mourir. La route s'est barrée. A été barrée. Et on m'a expulsée du chemin illuminé. Comment puis-je croire que je mérite qu'on m'aime puisqu'on ne m'a jamais aimée ? (Comme être.) C'est tout. Tess va mourir et cette fois je n'y peux rien. Tout mon amour pour cette chienne que j'ai sauvée (et vice versa) et qui est moi arrive en buttée contre des salauds -mais le sont-ils tellement plus que mes parents?- qui l'ont esquintée, une blessure ancienne (le manque de soins, la solitude) puis abandonnée avec un seau de croquettes et un autre d'eau... dont elle se meurt à présent sans que je n'y puisse rien. 

mardi 5 mai 2015

Antisémitisme, un coup de plus... Un certain Soral

Cette fois c'est un intello. Pointu. Plus pointu, plus anar tu meurs. Sympa mais componctueux, toujours entre deux théories et concepts -"siens"- parfois extrêmement complexes qu'il expose lentement, très lentement, afin que nul ne perde rien de leur sel innovant... peut-être passionnant, mais je ne comprends pas tout (à dire vrai, rien). Sauf qu'il a un projet pour sauver le monde de la crise économique -après tout ne rions pas c'est peut-être valide-. Un projet qu'il n'est pas seul à poloter (euh, piloter!) ajoute-t-il modeste, et de citer pèle mêle Guatari, Debordes, Waneigheim et quelques autres qu'il appelle par leur prénom (Félix, Guy, Raoul) de sorte qu'au départ on doit lui demander de qui il s'agit. Mixte -comme beaucoup d'anar- de snobisme et d'humilité.. -un peu controuvée- d'individualisme et de sincérité libertaire, de modestie et de mégalomanie. Il parle de "Pierre" comme si de tout temps on devait savoir qui il est (un homme passionnant -dixit lorsque je lui avoue que je ne le connais pas- qui a eu un cursus anar situ, très connu -faux-, branché érotisme et qui est venu de Suède finir ses jours dans une maison perdue dans les Cévennes..) Un "pseudo"*? Pourtant, solitude oblige, je me sens relativement bien avec lui, il me rappelle des potes de fac, en plus simples -les potes de fac- et n a bien des points communs, des expériences communes. 


* "Pseudo" est un terme de militant désignant ceux qui jouent un personnage variable selon leur public mais en principe romanesque, extrémiste marginal, gauchiste ou anar : artiste maudit, héraut de la non consommation, de l'écologie, du tiers monde ou des margousiers de Madagascar etc.. - tout en étant parfaitement intégrés et soutenus par un umwelt en contradiction absolue avec leur beruf- : fil/les à papa/maman, mari à épouse friquée ou plus rarement l'inverse, opportunistes -ou chanceux- discrètement protégés par un/des éminents –quels qu'ils soient-... fondations imprésentables d'une existence qui se veut un modèle d'anti système acté, ne citons personne, certains se ou en reconnaîtront quelques uns et non des moindres. [Inutile d'ajouter qu'ils donnent volontiers des leçons de rigueur à tous.]
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Et puis j'apprends par un ami commun qu'il est dans la mouvance de... "je ne sais plus".. dit le jeune homme.. "un gars de gauche, qui passe tout le temps à la télé mais actuellement controversé"..  Et soudain ça lui revient : "Soral." [Mmm, de "gauche" ?! ya comme un défaut mais bon..] C'est tout. Ça, il ne me l'avait pas dit. Est-ce la réalité? Après tout il a peut-être voulu se targuer vis à vis du jeune homme d'un "prestigieux" copinage et avec moi, d'autres de bord opposé. Soral l'antisémite de compet.. Décidément.. Un fatum ces jours-ci? 







* Le dossier : 
http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/antisemitisme-en-4-images.html
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L'article de base :
 http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/rajout-aux-chants-philantisemitisme.html
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Un certain Soral (l'article) 
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/09/un-certain-soral.html

On est toujours le bougnoul de quelqu'un


Le mot "bougnoul" désignait à l'origine les auvergnats -les "bougnats" de Paris- et il fut utilisé ensuite par les allemands -les troupes occupantes et les nazis- pour les français dans leur ensemble ("ce peuple sale et puant de plus en plus dégradé au niveau des nègres", je cite de mémoire Mein Kampf.) Par la suite, il fut repris par les français en Algérie -puis ailleurs- à l'encontre... des arabes et "indigènes" en général, cercle bouclé. On est tjrs le bougnoule de quelqu'un.

Les meilleures images de FB


Une image interdite... un peu modifiée !


Antisémitisme et crise de foie

Y a-t-il un/e médecin/e sur le blog? Question : après avoir entendu certains propos antisémites en tout genre (lien*)... y compris de potes ou disons "demi potes".. assénés hier en tir tendu et transfixiant, depuis le cadre sup chic et choc catho pratiquant et décoré, aimable et généreux d'hab... jusqu'au Rmiste (ou pas) brillant bricoleur mais qui croit que Blaise Pascal est une entreprise de transport gardoise et Mandela une marque de jus d'orange.. en passant par l'intello pointu sympa branché linux et droits de l'homme -mes potes sont très divers-, ce matin je me réveille avec la nausée -non je ne suis pas enceinte !- un mal de tête -léger- et une sensation de lourdeur à droite.. Rien de spécial, je n'ai ni picolé -je ne picole jamais- ni fait d'excès d'aucun ordre. Je ne vois que ça : l'antisémitisme, ce flot boueux nauséabond qui m'a submergée hier toute la journée ou presque. Question : l'antisémitisme -ou disons de très grosses contrariétés- peut-il occasionner une crise de foi .. euh, de foie? Ça a fini par passer après un demi litre (?) de café bien sucré -je sais fopa mais ça marche- un coup de fil à un pote juif -là, tranquille au moins !- qui m'a remonté le moral.. et l'écriture. (Mais en lisant un tweet partagé par Yael Mellul sur FB... j'ai senti que ça repartait.. CQFD, ça doit être "ça".)

* Le dossier : 
http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/antisemitisme-en-4-images.html
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L'article de base :
 http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/rajout-aux-chants-philantisemitisme.html

lundi 4 mai 2015

L'antisémitisme du haut en bas.. 4 images.

Chic et choc.. ex cadre sup décoré chrétien pratiquant

 Rsaiste analphabète qui croit que Mandela est une marque de jus d'orange

La Grande Penseuse du 23 rue Lénine, Bâtiment C, assez écoutée

La gentille copine humaniste

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Le dossier

L'antisémitisme... chic et classe -plus ancien- aussi


"C'est bien ton article mais tu fais un peu un amalgame. Il y a plusieurs sortes d'antisémitismes qui ne se valent pas. D'ailleurs la race juive c'est de la connerie, ça n'existe pas... Je parlerai plutôt de communautarisme, par exemple de Maurras. Ce n'est pas vraiment de l'antisémitisme chez lui.." (Voire !! cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Antis%C3%A9mitisme_d%27%C3%89tat)


Le dossier

Antisémitisme, morceaux choisis



"EPRF"
"Les sionistes du CNC (?) sacralisent l'holocauste juif mais ferment les yeux sur la traite négrière.."
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C'est le principe du "et les petits enfants d’Afrique" ou EPEF, éternel et inusable, appliqué à n’importe qui se lève contre une injustice… -par exemple à des écolos protection animale- en lui en opposant une autre.. par des gens qui ne se soucient ni de l'une ni de l'autre..
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UNPP (un peu de philosophie pour faire genre)
"Le racisme a été inventé par Abraham. ‘Le peuple élu’, c’est le début du racisme. Pour moi, les juifs, c’est une secte, une escroquerie. C’est une des plus graves parce que c’est la première".
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Pas totalement faux : la notion de peuple élu en effet est spécieuse.. mais "les juifs" ne se confondent pas avec le judaïsme –une religion à ma connaissance n’est pas inscrite dans le patrimoine génétique.-
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LA QUINTESSENCE
 "Les juifs sont un peuple qui a bradé l’Holocauste, qui a vendu la souffrance et la mort pour monter un pays et gagner de l’argent (…) Maintenant, il suffit de relever sa manche pour montrer son numéro et avoir droit à la reconnaissance."
Je ne vais pas faire l’honneur d’un commentaire à cette chiure.
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IDEM (ça parle tout seul)
"Ce sont tous des négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon. C'est Israël qui a financé l'apartheid et ses projets de solution finale". 
"Le puissant lobby de youpins sionistes (…) est voleur, raciste et menteur".
"En France, l’Holocauste, qui est maintenant devenu quasiment une religion dominante, a même remplacé Jésus-Christ. Nous sommes obligés d'accepter ce dogme, et prions pour lui presque chaque nuit, et l'enseigner à nos enfants.."
"Les gros escrocs de la planète sont tous des juifs (…) Il faut être juif pour avoir la liberté d’expression en France (…) Ils nous ont tout fait, ils nous ont traîné dans la boue, ils nous ont mis à l’état d’esclaves, ils nous ont colonisé... la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens".
"Il n’y a qu’en Algérie où je peux jouer parce que les autres pays africains sont sous contrôle du lobby juif."
"On a eu pendant la guerre l’occupation allemande ; aujourd’hui c’est l’occupation sioniste. Non seulement la guerre n’est pas terminée mais elle se durcit car l’occupant est pire que les précédents." 
"J’ai dit à mon père qu’il aurait quand même pu mourir à Auschwitz, c’est plus classe et derrière y a les moyens de gratter un peu."
L’AVIS DES MOUVEMENT PRO PALESTINIENS (bien emmerdés, les pauvres, d’être affublés d'un tel héraut -ou qui se dit tel- ! avec des amis comme ça, on n'a plus besoin d'ennemis!)


"Le per­sonnage se pré­sente comme héros de l’antisionisme. Il est alors utile* de rap­peler que le soutien et la soli­darité avec le peuple pales­tinien reposent sur l’application de valeurs huma­nistes uni­-ver­selles telles que le droit, la justice, la soli­darité et non sur la haine de l’autre."
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 *J'adore le "il est alors utile" !!

Edward Snowden un héros des temps modernes


Dossier. Antisémitisme en 5 images, la petite bête qui monte, qui monte...







L'article- base (dialogue avec un jeune bien informé, ou l'antisémotisme, je laisse! la petite bête qui monte qui monte..) 


Le dossier
L'article base.

Morceaux choisis

En images, (celui-ci, le dossier) : 
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L'antisémitisme ancien, chic et classe
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Intellectuel anar aussi !
http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/antisemitisme-un-coup-de-plus.html
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Et pour se détendre 
http://femmesavenir.blogspot.fr/2015/05/antisemitisme-et-crise-de-foie.html

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Anecdotes drôles, souvenirs de prof
http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/racisme-une-anecdote-marrante.html