samedi 20 juin 2015

Réponse à une internaute sur FB au sujet de la "GPA"

A l'attention de celles qui contre Patrick​, parlent de la GPA comme d'un fait anodin genre "il n'y a rien de dégradant à être enceinte" ... "si c'est mon choix plutôt que de bosser pour un salaire de misère" etc... 

Désolée, un petit coup de gueule. Rien de dégradant? Oui si on l'a voulu pour le bébé. Mais vomir (parfois) le matin, parfois tous les matins, avoir des abcès dentaires (très douloureux et aucune possibilité de calmer réellement la douleur), prendre 10 à 20 kg en neuf mois, être contrainte en certains cas de ne plus bouger pendant les deux derniers ou davantage (c'est à devenir chèvre), puis le top, la cerise sur la gâteau, accoucher (d'accord mes amies il y a du progrès mais zut), hurler des heures parce que "ça" ne passe pas comme disaient les sage femmes dépassées ("mais elle est jeune et le cœur tient"... sympa non, ce qui signifiait qu'il allait lâcher à un moment ou un autre ?) et tout ça pour un "salaire" pour reprendre ta formule, "de misère", oui c'est dangereux et dégradant, et pour les malheureuses qui y seront contraintes, et pour les salopards qui les y contraindront et pour tous ceux qui l'acceptent sans problèmes. Ne voyez-vous pas que ce type de transaction réduit les femmes, toutes les femmes -et les hommes avec- à des outils, ne tenant aucun compte de leur être, de leur souffrance, de leur douleur ensuite, et surtout de leurs affects? Bordel, être enceinte, ce n'est pas offrir un abri pour la pluie, accoucher, ce n'est pas délivrer un colissimo, et ensuite, les seins, ce ne sont pas des robinets que l'on ferme si on n'a pas besoin du lait qu'ils sécrètent (on utilise parfois des médicaments non sans danger pour le faire "passer"..) et, petit détail, allaiter, c'est la seule chose chouette du truc assez abominable par ailleurs. MEEERDEEE !!!  

http://femmesavenir.blogspot.fr/2012/10/accouchement-douleur-controverse.html

lundi 8 juin 2015

POURQUOI LES ENFANT/ES VICTIMES D'AGRESSIONS SEXUELLES DE LA PART DE PROCHES NE LES DÉNONCENT PAS.


POUR ÇA : hier on a  a été spectateurs malgré nous d'une tragédie de théâtre.. L'acteur principal est un gus, la petite cinquantaine (?) aux traits lourds mais plutôt BCBG, poli (il me prend pour la patronne et me traite avec toute la déférence requise par ma supposée situation), genre beauf haut de gamme, (bobeauf en somme). Cela se passe sur la terrasse d'un petit troquet de village, après que notre héros ait picolé deux pichets. Soudain, une voix de tribun en campagne fait sursauter tout le monde jusqu'à l'intérieur du café : il agonit littéralement de d'horreurs une frêle gamine assise en face de lui (sa fille, 12 ans?*) au sujet d'un soi-disant mensonge qu'elle aurait proféré. On ne comprend pas mais ça va s'éclairer (c'est à dire .. au bout d'un quart d'heure non stop de cette philippique !?).. Elle aurait laissé entendre à la psy à laquelle elle avait été envoyée (par qui? pourquoi? Par lui ? Parce qu'elle n'allait pas bien ? Tu m'étonnes!) .. elle aurait laissé entendre qu'elle avait été abusée (..) à preuve clame-t-il, "dans son rapport d'entretien, (qu'il se targue d'avoir lu!) elle écrit qu'elle suspecte une/des agressions sexuelles sur la patiente." Tout ceci est littéralement hurlé par moment au point que le patron doit venir lui intimer l'ordre de baisser d'un cran. Il dérange. (Certes mais là n'est pas la question !) Tout y passe de cette pauvre existence y compris les détails physiologiques afin que nul n'en ignore (selon le gynécologue, brame-t-il, elle aurait des "problèmes" vaginaux.. ce qui par parenthèse corrobore ses -supposés- dires.) Le furieux est-il l'accusé ?Je l'ai cru mais non, c'est le beau-père de la petite (comprend-on, mais je n'en suis pas sure) qui l'est, beau-père que le père défend avec la force que l'on voit. La pauvre gamine, tassée, sanglote, tente de se justifier, on ne l'entend presque pas, des bribes seulement, sans cesse interrompues par les vociférations du père ("Je n'ai pas dit .. c'est elle qui a cru..") Les questions inquisitoires et comminatoires hurlées, (le patron est parti) se succèdent en rafale sans répit. "Répond! Dis le (que tu as menti) ! RÉPONDS, TE DIS -JE!!" La petite balbutie, sanglote, perd pied. Je m'approche de la table et me plante ostensiblement devant lui (ce qui ne le dérange nullement au contraire, il semble tenter de le recruter**, s'exclamant à mon intention : écoutez, Madame, là c'est intéressant.) Que faire? Intervenir c'est courir le risque d'aggraver la situation quand l'adolescente sera seule avec lui. Le public constitue une garantie que ce passage à tabac psychologique n'ira pas jusqu'aux coups, du moins présentement.

J'ignore ce qu'il en est du roman familial mais le gus semble de toute évidence l'archétype du pervers. A demi-ivre, déchaîné, il lui balance à la figure des "double bind" en série : alors qu'il vocifère, il lui ordonne en hurlant... "de se calmer", !! (elle pleure et perd pied) ; alors qu'il la conduit à l'horreur (étalant sa vie intime au sus et au vu de tous.. CE QUI PAR PARENTHÈSE CONSTITUE UNE AGRESSION SEXUELLE!) il lui ordonne d'être logique, de raisonner sans s'énerver (comme lui!) [En d'autres termes, "fais ce que je dis et pas ce que je fais, mais surtout prend modèle sur moi car j'ai toujours raison..." aggravé ici par "je suis ton père".. A quoi il ajoute glorieusement qu'il a une maîtrise de droit à la Sorbonne***. Elle non.. mais elle n'a que 12 ans.]

Cela a dû durer? Plus de deux ? heures, du moins attestées car il est possible que cela ait commencé avant à bas bruit... deux ou trois heures pendant lesquelles l'adolescente s'effondrait de plus en plus. Personne n'est vraiment intervenu. 


Ce n'est pas tout ! Tout le temps de cette scène, assise à ses cotés, une toute jeune femme, frêle elle aussi, anglaise, sa compagne (bien 15 ans d'écart à vue de nez entre eux) ne broncha pas, ne dit pas un mot, figée, sa part de pizza à laquelle elle n'avait pas touché devant elle. Une potiche. Je lui fis des signes vers la fin, elle rentra à l'intérieur du troquet et m'expliqua que la situation "était très difficile.. pour tout le monde" (!) Lorsque je lui suggérai qu'elle pourrait intervenir, elle réitéra comme une machine que "c'était très complexe et très difficile pour tout le monde" ("surtout pour la petite" lui ai-je répondu)... puis me parla d'elle, elle venait de (..) elle s'habituait mal à Londres etc.. Je lui demandai si sa jeune belle-fille avait une mère et où, et elle me répondit que oui mais qu'elle était malade mentale (et internée ou bien elle l'avait été, mon anglais n'est pas sûr.) Tu m'étonnes ! Comment ne pas être ou être devenue folle avec un mec pareil ? C'est EXACTEMENT CE QU'IL EST EN TRAIN DE FAIRE AVEC SA FILLE.. ET CE QU'IL FERA SANS DOUTE AVEC ELLE PLUS TARD. Elle qui représente elle aussi l'archétype de la soumission hypocrite.

* Une fille dont il se targuera d'avoir, aux termes d'un vaillant et douloureux combat (!) -contre la mère-, o
btenu la garde. C'en est presque comique : elle devrait le remercier? Question : regrette-t-il de l'avoir obtenue, cette garde, à présent qu'elle se trouve en tiers entre lui et sa jeune compagne? Défend il le beau-père dans l'idée de la leur renvoyer ? Le cas n'est pas rare (et explique la perplexité des juges) de parents ayant bataillé de toutes leurs forces pour se voir confier la garde d'un enfant dont ils ne veulent plus ensuite dès qu'ils l'ont obtenue (souvent lorsqu'ils ont "refait" leur vie).. ou dont ils n'ont jamais vraiment voulu. Affligé d'une fille adolescente, difficile pour le "père" de jouer les Dom Juan, surtout lorsque son gibier de prédilection est constitué de très jeunes femmes (en certains cas réitérés d'hommes choisissant malgré leur âge systématiquement des femmes très jeunes ou en ayant l'air, renouvelant leur cheptel dès que les ans passent, il semble bien qu'on ait affaire à une pseudo pédophilie. Est-ce le cas? ) 

** Recruter "aimablement" (http://femmesavenir.blogspot.fr/2011/08/le-syndrome-de-s.htmlun public qui ne comprend pas est typique des pervers qui, amènes en apparence envers tous sauf une victime, l'isolent. Ils passeront à la prochaine ensuite.

*** Douteux, la Sorbonne, du moins autrefois, ne comportait aucune section de droit ! Le droit ! La Sorbonne ! Fi donc!. Pervers? Oui, très probable. Mythomane ? Peut-être

vendredi 5 juin 2015

GPA : le point de vue des enfants. De l'autre coté de la barrière

http://www.cqv.qc.ca/une_jeune_fille_caucasienne#.VXFVagTb8OF.facebook

Les races, une notion ambiguë.. et vide. La langue en entonnoir !

[Il s'agit d'un débat au sujet d'un article sur FB via Yael Mellul ; elle cite "Les indigènes de la République" qui, à fins de propagande pour le voile, addichent (euh, affichent) le slogan -maladroit s'il en est- appliqué sur une image de femme -arabe? métisse? - voilée :  "Nous ne sommes pas des objets disponibles à la consommation masculine blanche." 
Voici l'image, à peine modifiée -par moi- ("le foulard renvoie un message clair" -dixit les IDR). Oui: le voici. 



http://femmesavenir.blogspot.com/2015/06/le-foulard-renvoie-un-message-clair-je.html]

Puis le débat accroche sur la notion de race.. 

A : Il faudrait surtout qu'ils revoient leurs cours de biologie. Il n'existe que trois races : noire, jaune, blanche. Et ne leur déplaise, la plupart des musulmans hors Afrique Noire sont blancs...

Guy Konopnicki : Biologiquement, il n'y a qu'une seule espèce, l'humanité.


HL : Il n'en existe qu'une : la race humaine, le reste est foutaises.

B : Guy, je suis blanche, le père de mon fils est noir. C'est un fait. Nous appartenons tous les deux à l'espèce humaine mais nous sommes de races différentes. Il n'y a aucun problème à le dire. C'est comme ça. Dans l'espèce animale, il y a aussi plusieurs races...

Z : Ok, continuez à vous enfermer dans des notions politiquement correctes ou socialement admissibles. N'empêche que vous confondez espèce et race. Pour être plus claire : j'ai envie d'un animal de compagnie, j'hésite entre deux espèces : chat ou chien. Je choisis le chat. Mais du coup j'hésite entre deux races : chartreux ou européen. Et entre deux genres : mâle ou femelle. Il n'y a pas de jugement de valeurs, mais il y a bien une classification. 


HL L'espèce humaine, OK, et non la race.. mais ça ne change rien. Ce que je veux dire c'est que la notion de "race" -telle qu'on nous l'inflige comme une évidence- qui privilégie arbitrairement une caractéristique génétique (souvent chez l'homme la couleur de la peau) sur des milliards d'autres tout aussi intéressantes -ou inintéressantes- n'a en réalité aucun sens : exemple : pouvez-vous faire un entonnoir avec votre langue en l'enroulant? Une partie de la population y arrive, l'autre non. Comme la couleur de la peau, c'est commandé (codé) par des gènes => on pourrait donc tout aussi bien classer les gens en "ceux qui peuvent enrouler leur langue en entonnoir" (mettons la race supérieure) et "ceux qui ne peuvent pas" (mettons les bougnoules) ce qui n'aurait pas plus de sens qu'entre noir, blancs ou n'importe quoi d'autre...  Loufoque ? Oui. C'est la notion de race qui l'est, on ne le perçoit que que dans des cas particulièrement absurdes et faramineux -notamment celui où une religion est censée constituer une "race" ! - mais elle l'est de toutes manières en général. 

Le voile renvoie un message clair "je ne suis pas une pute, moi".








Ce qui signifie que les autres le sont. CQFD : si UNE femme dans un groupe se voile, ce n'est pas grave ; si deux se voilent, passons ; trois, ça devient déjà plus gênant, tout dépend de l'étendue du groupe.. MAIS SI TOUTES SE VOILENT SAUF UNE, ELLE N'OSERA PLUS BOUGER, STIGMATISÉE COMME PUTE, GIBIER DE VIOL ETC  => nous ne sommes pas libres DE NE PAS ETRE LIBRES car la liberté en moi EST CELLE DE TOU/TES ET SON RENIEMENT LES ENGAGE TOU/TES. Rousseau l'avait dit avant moi, mais on a là l'illustration parfaite.


Débat


N : Les deux discours sont vrais: le voile comme soumission de la femme, le voile comme émancipation de la femme. La vérité peut être dialectique. En 1905, la laïcité vis à vis de l'Etat; devenue une exigence de l'Etat vis à vis de l'individu, c'est une perversion.
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H : Mmmm... "la" femme, je ne sais pas ce que c'est, je me suis retournée pour voir derrière moi, il n'y avait personne.. Et par ailleurs en philo, en bonne logique, bleu n'égale pas rouge... même si on aimerait bien faire plaisir à tout le monde. 


mercredi 3 juin 2015

Maternités forcées en Inde ! L'horreur. Les dessous pas chics de la GPA

Dossier en fin d'article : les femmes -vaches à lait (mais au sens strict) et à pondre, les dessus pas chics de la GPA (entre autre!)

(Traduit par moi, autant dire que je ne garantis rien).

 Pulmani a maintenant 31 ans : depuis 13 ans, elle  a été forcée  par des trafiquants de Jharkhand, largement considéré comme un foyer de l'esclavage moderne de « procréer » six enfants et de les allaiter pendant environ six mois avant que les agents ne les lui prennent et les vendent. Elle a été secourue par les militants des droits de l’homme et est retournée à Jharkhand l'année dernière. Elle est émotionnellement et physiquement éprouvée. (Tu m'étonnes, patate!) "Ils me traitaient comme une machine à faire de l'argent. Ma volonté ne comptait pour eux, tout ce qu'ils voulaient c’était que j’accouche pour eux », dit-elle « et éviter le contact visuel. » Elle avait été attirée à Delhi par un agent de son village avec la promesse d'un emploi, elle a effectivement travaillé comme aide domestique dans un quartier chic la première année.  Elle ne sait pas qui a acheté ses bébés ni ce qu'ils sont devenus. A présent elle a porté plainte auprès du Comité de l'enfance (CWC) dans Gumla.  Des associations de droits de l’homme dénoncent depuis longtemps la traite des filles et des jeunes femmes de Jharkhand. Selon eux, environ 10.000 enfants de Jharkhand  sont victimes de trafic chaque année, poussés à partir, soit pour travailler comme aide domestique ou prostitutés, mais en réalité souvent  pour être contraintes à la maternité forcée. Une  jeune fille a été victime de cette traite à Delhi quand elle n'avait que huit ans. Maintenant, à 29 ans, elle est revenue à Jharkhand l'année dernière et a affirmé qu'elle a été forcée de procréer au moins 10 bébés. "Nous avons rencontré quelques cas dans le passé c’est une préoccupation majeure" a déclaré le directeur général de la police (!!)
Comme Phulmani, quelques filles de Gumla et Lohardaga ont été enlevées pour la traite d'enfants, dont certaines ont été obligées de concevoir des bébés à vendre à Jharkhand même.

 Jagatram Mahato, un homme âgé du village Arahasa a déclaré : "Certaines d'entre elles ont même donné naissance à des enfants dans le village. Plus tard, les agents sont venus et les ont pris".  Alors que quelques filles ont été payées une misère, la majorité n'a rien gagné dit-il.  La majorité des filles n'ont pas porté plainte auprès de la police, probablement en raison de la peur disent les villageois..  L'ONG Shakti Vahini assure avoir sauvé plus de 100 filles de Jharkhand à Delhi. Bachapan Bachao Andolan, l'ONG dirigée par le Prix Noble Kailash Satyarthi affirme avoir sauvé près de 80.000 enfants à travers l'Inde, dont 15% à 20% étaient de Jharkhand et du Bihar.

Question : quid des médecins -il y en avait forcément- personnel soignant etc.. qui ont accouché ces jeunes femmes? Ne se sont-ils pas étonnés qu'elles accouchent tous les ans et demi... ? Combien ont-ils été payés pour se taire? Des logeurs ? 

ARTICLES EN RAPPORT : vente de lait de femme, un business faramineux, etc

http://femmesavenir.blogspot.com/2015/06/allaiter-ce-nest-pas-pomper-leau-dun.html

http://femmesavenir.blogspot.com/2015/06/httpfemmesavenir.html
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http://femmesavenir.blogspot.com/2015/05/httpwww_31.html

Poèmes de désespoir et d'espoir

L'irréparable (de M)


Pouvons nous étouffer le vieux, le long remords.. 
Qui vit, s'agite se tortille.. 
Et se nourrit de nous comme un ver des morts...
Comme du chêne la chenille?.. 
Pouvons nous étouffer l'implacable remords ? ...
Dans quel philtre, dans quel vin, dans quelle tisane...
 Noierons nous ce vieil ennemi... 
Destructeur et gourmand comme la courtisane...
Patient comme la fourmi ? Dans quel philtre ?
Dans quel vin, dans quelle tisane?... 
Dis le, belle sorcière, dis le si tu le sais !.. 

À cet esprit comblé d'angoisse.. 

Et pareil au mourant qu'écrasent les blessés...

Que le sabot du cheval froisse..
Dis le, belle sorcière, oh, dis, si tu le sais... 
À cet agonisant que le loup déjà flaire... 
Et que surveille le corbeau... A ce soldat brisé !
S'il faut qu'il désespère.. 
D'avoir sa croix et son tombeau : 
Ce pauvre agonisant que déjà le loup flaire..

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 L'éolienne (HL)

Rien n'est perdu tant qu'on peut l'écrire,
Le peindre, le sculpter, le lire,
Ou l'écouter vibrer, musique
Qui s'envole dans la lumière,
Chant des arbres, magique,
Qui, du silence de la mer
Fait la vie, tragique 
Et triomphante à la fois.
D'eau et de sang..

Ce bonheur, si indécent
Qu'on le croie et qu'il soit
Qui résiste en nous,
Dans un chien renaissant,
(Ou même un chat roux !)

Cet éclair fugace et résistant
N'est-il pas le signe, l'hélice
Qui nous lève et nous élève
Pour encore rester en lice 
Debout, fier et battant,
Sur la morne grève ?

mardi 2 juin 2015

Urgence !! Atena Farghadani, militante féministe, condamnée à 14 ans d'emprisonnement..

https://soliranparis.wordpress.com/2015/05/29/la-dessinatrice-et-militante-feministe-iranienne-atena-farghadani-vient-detre-condamnee-a-une-peine-de-14-annees-demprisonnement/

http://www.amnesty.ch/fr/pays/moyen-orient-afrique-du-nord/iran/docs/2015/atena-arghadani-artiste-et-prisonniere-d-opinion-a-l-article-de-la-mort

Juste le temps de mettre le lien le troquet ferme. Partager.

Services d'urgence de Roland Garros... et d'Ambroise Paré !!



Le service d'urgences à Roland Garros est géré par une boite privée avec de très bon médecins : 9 chirurgiens, 8 urgentistes, 9 échographistes, 2 radiologues pour faire des IRM (sic) 31 kinés , 20 infirmières... pour les joueurs et joueuses et un peu pour le public qui est en pleine forme puisqu'il vient voir les matchs.
À coté les urgences d'Ambroise Paré avec ses 140 passages aux urgences dont 10% très graves: 2 urgentistes séniors, 2 internes, 1 radiologue qui fait tout, 7 infirmières... aujourd hui 10heures d'attente avec des vieux à garder, des fractures à opérer, toute la misère du coin et les blessés de Roland Garros !...
Tellement à l image de la société et des problèmes d'organisation !"
PATRICK PELLOUX Médecin hospitalier urgentiste.

Besançon, l'affaire "Dreyfus". Racisme contre les rouges


L'article :
http://fabricationmaladiepsy.blogspot.com/2012/10/racisme-besancon-contre-les-rouges-du.html

Allaiter, ce n'est pas pomper l'eau d'un puits en une image


Pour ceux kionpatoucompris ou font semblant
Les articles-base :
Les nourrices au 19ième
..
Commercialisation du lait de femme, un marché hideux qui rapporte du 100% (?) ou plus




Allaitement, vente de lait, les nourrices au 19ième. Zola, Hugo pas morts


http://femmesavenir.blogspot.fr/2015/05/httpwww_31.html
Au 19 ième siècle, les paysannes pauvres (du Morvan notamment) lorsqu'elles avaient accouché, au bout d'un temps plus ou moins long, partaient à Paris ou en ville chercher un nourrisson (et sans doute tiraient leur lait en attendant pour qu'il ne se tarisse pas!!) laissant le leur à la famille qui le nourrissait comme ils pouvaient, si bien qu'il mourrait parfois. Puis de véritables convois (en diligence) ramenaient de la ville nourrices et bébés dans une cohue indescriptible et dans des conditions parfois épouvantables (si bien que la mortalité là aussi était effarante.. ou bien certains se perdaient en route, étaient intervertis etc... c'est le thème de maints romans à l'eau de rose qui cependant tiraient de là leur argument, parfaitement vraisemblable.) 


L'enfant, surtout petit, n'avait pas d'importance, il était remplaçable*, sale, peu ragoûtant et il était de mauvais goût, surtout dans les familles mondaines, riches ou/et nobles de s'y intéresser trop assidûment. Il était certes le garant de la lignée, mais à voir plus tard car la mortalité était importante et il ne convenait pas de trop s'y attacher.**  Une pratique à peu près constante des aristocrates et à l'autre extrémité, des femmes pauvres travaillant et ne pouvant s'occuper d'un enfant, souvent mais pas toujours illégitime, ou encore des prostituées. (Cf Talleyrand.) Ces enfants étaient diversement traités, parfois bien, mais parfois fort mal, surtout les "pauvres" ou ceux dont les parents se désintéressaient, ne venant pas ou très rarement les voir. Certains, y compris chez des nobles, le Prince de Talleyrand par exemple, étaient carrément délaissés par leurs parents et, pire, parfois par leur nourrice -ce ne fut pas le cas de Talleyrand pour ce second point- surtout si par exemple ils étaient mal formés (c'était le cas de Talleyrand, pied bot) ou s'il y avait un autre enfant mâle pour hériter le titre... délaissés puis retrouvés au cas où celui ci mourrait ! (C'est ce qui arriva à Talleyrand). De fait, la mortalité infantile était effarante des deux cotés. 
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Les nourrices étaient elles aussi diversement "maternelles" et il est incontestable que beaucoup pensaient d'abord à l'argent. Comment s'étonner ? 
. Car allaiter n'est pas un geste neutre, ce n'est pas tirer de l'eau d'un puits alimenté par une rivière souterraine, [tout comme être enceinte n'est pas offrir un abri pour la pluie, la mécanisation intentionnelle des travaux biologiques des femmes est à la fois méprisante -envers elle-, odieuse et inappropriée.. et débouche sur les horreurs que sont la gestation pour autrui, la vente de leur lait voire de leurs ovocytes, comme on vend l'électricité produite par une centrale]. Il y a la fatigue, intense lorsque l'enfant est plus grand, -après un an-, les risques d'engorgement, de mastose, -très douloureux-, de fièvre, la nécessité d'une alimentation rigoureuse et riche, ce qui n'était sans doute pas le cas des paysannes, et surtout de repos -idem!!-, le sur-poids presqu'inévitable -la faim tenaille la mère dès que l'enfant est repu ! j'avais personnellement 15 kilos en trop à l'époque- etc.. C'est certes un geste magique et même jouissif -si on peut l'accomplir car il y a des femmes qui n'en sont pas capables-.. lorsque l'on n'est pas surchargée de travail, lorsqu'il est voulu et destiné à un seul bébé -le sien- que l'on voit croître et s'épanouir tous les jours.. mais un geste qui, s'il est mercantile ou seulement destiné à un autre enfant, peut être odieux voire répugnant, exactement comme les rapports physiques. [Il y eut au moment où j'allaitais mon fils, dans mon entourage, un enfant du même âge, mal en point -non allaité qui sans doute aurait bénéficié au mieux de lait humain- mais l'idée seule de le mettre au sein me répugnait d'une manière incoercible et je ne le fis pas. J'attendis qu'il aille mieux -s'il avait continué à péricliter, je l'aurais sans doute fait.. mais en surmontant un dégoût étrange et presqu'irréfragable.] 
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Certaines dont l'enfant avait un an ou plus, qui étaient quasiment taries, le cachaient, nourrissant leurs bébés comme elles pouvaient. Car parfois il y en avait plusieurs! Théoriquement, à l'embauche, elles devaient prouver leurs qualités laitières en faisant jaillir le lait de leurs seins devant témoins (!!!) comme des vaches mais ce ne constituait nullement le garant de leur "production" future, surtout compte tenu de leurs conditions de vie. Les champs, les animaux, une autre grossesse parfois, ces femmes, véritables bêtes de somme produisaient parfois du lait de mauvaise qualité.. ou plus du tout.*** Les parents riches les plus aimants ou les plus intéressés (les Rois) engageaient des nourrices à domicile, deux ou trois parfois, qu'ils surveillaient.. ce qui impliquait obligatoirement qu'elles abandonnaient définitivement leurs nouveaux nés (souvent des enfants illégitimes) à l'assistance où là aussi la mortalité était effarante. 


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* On retrouve ces attitudes dans les pays dits émergents, chez les riches et les aristocrates, vivant dans le luxe mais confiant leurs bébés à des employées sans qualification, sous payées, qu'ils ne contrôlent pas ou à peine, les confinant en des endroits retirés de la maison où personne sauf la "bonne" ne se rend, des endroits parfois sales et très dangereux (sous pente sans garde corps par exemple, balcons aux barreaux horizontaux etc d'où mortalité infantile important par accident) un saisissant contraste avec le luxe des salons. L'enfant, turbulent, sale, imprévisible, bruyant, DOIT ÊTRE CACHÉ. On le regarde quelques instants dans les bras de sa "bonne" puis les renvoie à sa querencia. On voit aussi, dans le témoignage d'une "nurse" allemande -diplômée, elle- sur la mort par lapidation de la princesse Mikhal, la nièce du roi d'Arabie Saoudite, qui était tombée amoureuse d'un jeune homme, bien que mariée et avait tenté de s'enfuir avec lui- qu'à son arrivée au Palais, les femmes dont la princesse sa patronne sirotaient leur thé dans un luxueux salon en regardant des cassettes de films américains tandis que le bébé dont elle devait s'occuper était, lui, dans une pièce retirée, laissé sans soins dans ses excréments, épuisé -car il était réveillé la nuit de temps en temps selon le caprice de sa mère-.. 
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** Montaigne, dans ses "Essais" le dit clairement : il ne se souvient plus du nombre d'enfants qu'il a eu (!!) sept ou huit peut-être, dont beaucoup moururent en bas-âge sans que cela ne lui causât un véritable chagrin.
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*** On a le même phénomène dans l'Amérique sudiste. N'avez-vous pas remarqué dans "Autant en emporte le vent", roman que l'on ne peut suspecter d'engagement "droits de l'homme" (!) que les femmes esclaves domestiques, ô stupeur, ô chance !! avaient systématiquement du lait pour nourrir les bébés des maîtres ! (Dilcey lorsque Mélanie, après son horrible accouchement, arrive à demi morte et évidemment sans lait).. Quel bienheureux hasard qu'elles aient accouché juste après la maîtresse pensais-je à dix ans lorsque je lus le livre pour la première fois. Je compris après. En fait, celles qui étaient pressenties comme "nounous" étaient "mariées" (si elles ne l'étaient pas avant) avec un bel esclave vigoureux qui avait déjà fait "ses preuves" avec d'autres, l'ordre étant d'être engrossées au plus vite afin de pouvoir fournir pour le petit blanc à naître. Plusieurs étaient sollicitées, comme des animaux. Les bébés noirs à venir ? De futurs esclaves évidement. Tout bénéfice.


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En une image 

 http://femmesavenir.blogspot.com/2015/06/allaiter-ce-nest-pas-pomper-leau-dun.html