dimanche 1 janvier 2012

mercredi 28 décembre 2011

N'oublions pas ! Remember !

Une histoire et une image emblématique, Banaz Mahmod
An emblematic drama and an iconic character, Banaz Mahmod.  





La femme policière, pas très au fait des coutumes kurdes, l'avait, lors de sa dernière plainte, la 4ième !! qui précéda sa mort de quelques jours seulement, renvoyée en la menaçant de la faire poursuivre pour dégradations d'objets ! [Banaz avait cassé la fenêtre de chez elle pour s'enfuir] et avait noté, malgré son état [elle était ensanglantée] : "manipulatrice, cherche à attirer l'attention sur elle".. ce qui en somme était bien le cas! Après avoir noté sur un cahier le nom de ceux qui voulaient la tuer, et du reste ils ne s'en cachaient nullement [dont son père et son oncle, son frère s'étant déjà "dégonflé" une première fois pour le meurtre d'une autre de ses sœurs qui, elle, a survécu, mais blessée.. -elle aussi a porté plainte, avec le résultat que nous voyons-]... Banaz a, comme elle le prévoyait, été massacrée sur ordre de son père et de son oncle par deux sbires -de surcroît idiots- et d'une manière particulièrement horrible -garrottée malhabilement, elle a agonisé longtemps- ainsi que l'a raconté un de ses bourreaux dans sa cellule, sans le moindre remords, en riant même de bon cœur, quoique furieux contre le commanditaire, "ce foutu bâtard" l'avait assuré qu'elle serait seule, ce qui n'était pas le cas, d'où un travail plus difficile à réaliser (lien avec le blog) et aussi ici (lien avec l'article du Figaro.)


Banaz, a young kurdish woman living in England, after being raped and forced into degrading acts, then awkwardly withered -garrotted- with a thin shoelace, died (her agony lasted for a very long time, as one of her murderers said to a co-prisoner, laughing to tears as if it was a very funny joke!) A murder "of honor" (I would rather say of dishonor) ordered by her father and her uncle because she fled a violent husband (she was forced to marry with a cousin when she was very young) and had fallen in love with an other one, out of the family. She unsuccessfully had lodged four complaints, reporting the constant and public death threats against her from her father and uncle, in vain ! Worse, a policewoman even threatened her to prosecution for damages because, running away from her house, she had broken a window!! Her sister was "condemned" to die too, but survived, spared in extremis by her brother who didn’t dare to kill her as his father commanded – but, even if he didn't gone further than shots, she was seriously wounded.- She complained too, with the same result than Banaz : zero. Policemen, not trained enough to know different cultures, had never measured  how serious was the risk for the two young women -almost a joke-... and one died. 

jeudi 22 décembre 2011

En ce moment même, en Egypte, des femmes sont massacrées au cours de manifestations féministes. At this time, in Egypt, women are murdered during feminists manifestations

I would rather say "scoundrel fucksters" (link with video). Why not an international brigades? 
J'aurais plutôt dit "damnés queutards".

THE CONTEXT, LE CAIRE, 2011, DECEMBER, THE 17th

 LE CONTEXTE, LE CAIRE, 17 DÉCEMBRE 2011,
-lien avec la vidéo-


 

Murder of a young protester, massacred by six or seven assassins in a feminist manifestation last week. Another one who try to help her was killed too.

Meurtre d'une jeune manifestante, massacrée par six ou sept  militaires au cours d'une manifestation féministe. Une autre -en rouge sur la vidéo- qui a tenté de lui venir en aide a également été tuée.

Et c'est dans ce contexte, qu'Aliaa Elmadhy (voir trois messages plus loin) a eu l'invraisemblable courage de se présenter nue sur son blog! Un geste magnifique et une affaire à suivre de près. And it is in this tragic context (see three messages after) that Aliaa Elmahdy, a young egyptian woman has had the incredible courage to appear naked on her blog. An huge bravo. A case to follow, and to follow very closely. Just do it en solidarité (lien).

mardi 20 décembre 2011

Prothèses mammaires, opérations esthétiques, "la mort vous va si bien". Breast implants filled with engine's oil !

(lien)



Vouloir correspondre au modèle ambiguë de "la" femme éternellement jeune et sexy peut coûter la vie*. La photo est celle d'Edwige, morte d'un lymphome faisant suite à la rupture d'un implant mammaire PIP déficient non seulement par la membrane trop fragile mais aussi par le produit qu'il contenait, du silicone RÉSERVÉ A UN USAGE INDUSTRIEL et non médical; Autrement dit, on lui a injecté quelque chose comme de l'huile de moteur qui a saturé son organisme. Lors de la chimio, sa peau était brûlée au second degré partout ce que les professionnels n'avaient jamais vu. Un martyre.


On the picture, Evelyne, died from a lymphoma, a kind of cancer, triggered by the rupture of an deficient breast prothesis. Too fragile (and porous) and, worse, filled with an industrial oil -for engines !- whose her body was saturated. During her chemotherapy, she was burned in second degree everywhere, what professionals had never seen. A martyr. To stay young and sexy at all costs can be mortal and the niche is juicy for laboratories and surgeons who, in order to increase their profits, don't care about the quality of their products.


Les médicaments, on le sait à présent, rapportent souvent plus d'argent aux labos (lien) que de confort aux patients et du reste c'est bien leur but basique (lien.) Voici une mise en garde spéciale contre un de ces garnements peu connu, la salazopérine, suspectée de favoriser les leucémies (je viens d'apprendre un cas qui touche une.. disons pour simplifier "proche par alliance".)

Il était une fois une femme qui ne voulait pas avoir de rides, ni de ventre, cuisses, culotte dite de "cheval" etc... en fait, rien de tout ce que Vogue et Marie Claire réprouvent. Qu'à cela ne tienne, il se trouva des chirurgiens esthétiques pour la liposucer, tendre, retendre, tatouer (maquiller "permanent")... et j'enlève du sein par ci, et  je les raccroche dans la foulée bien plus haut, et je rajoute un peu par là, puis je remonte aussi les yeux, tire sur les sourcils qui du coup disparaissent, d'où tatouage, creuse les joues, avale les poches.. et enfin silicone et collagène pour tout crépir bien lisse... Ceci fort régulièrement c'est à dire dès que la substance a "disparu" (où? et pour faire quoi? Nul ne sait) et que la ride est revenue (biotox? Non, pas ici)...  Car parfois "ça" vieillit mal, "ça" fait des vagues, le nombril se déporte, un sein vire à gauche comme un clignotant mal réglé etc... enfin bref il faut un service après vente costaud lorsqu'on s'est abonnée à ces retouches sérieuses et coûteuses -moins toutefois dans certains pays, où les protocoles semblent plus sommaires-.

Jusqu'au jour où une allergie au silicone, collagène [ou à quelque rebut pétrolier non identifié inapte à faire marcher les chaudières] se déclare : plus de rides certes, mais alors plus du tout, les joues comme des courges prêtes à exploser -et de la même couleur- plus une fièvre de cheval, hôpital, urgence où, malgré un précédent de colite, on la farcit d'anti inflammatoires, ça dégonfle enfin mais la rectocolite flambe aussi sec. Qu'à cela ne tienne, la salazopirine est là pour ça -interdite en France mais la suite ne se passe pas en France-... sauf qu'elle nécessite des contrôles réguliers de la formule sanguine (!) ce qu'elle ne fait pas car elle l'ignore [de toutes manières, lorsqu'il s'avèrent positifs c'est un peu tard.] Résultat : leucémie.

Méfiez-vous donc des opérations esthétiques pratiquées parfois comme on va chez le coiffeur et gardez vos viandes à peu près bio sauf extrême urgence, au cas par exemple où vous vous seriez tirée une balle dans la figure un soir de cafard. Rare. Deus sive natura.



Once upon a time, there was a woman who refused to age, to have wrinkles, thighs and "panties" so-called "of horse", the breasts which pass from high beams to low beams... in fact, none of what Vogue and Marie Claire disapprove. No matter, she found plastic surgeons to cut, stretch, tighten, tattoo (makeup "permanent") and liposuccion... and I take breast here, and I hang up higher, and I add a little there and remove a bit elsewhere, then I raise up  eyes, (but the eyebrows disapear, never mind, I tattoo) I hollow cheeks, swallow pockets .. and finally, I inject silicone and collagen to smooth all as an plasterer ... this, very regularly ie once the substance has "disappeared" (where? And to do what? No one knows) and the wrinkles are back (biotox? No, not here) ... Because sometimes these reworks do not age well, it happens they make like waves, the navel decentred, a breast turns to left as a defective flashing set ... in short, when one subscribes to these costly reworks -whose the protocols sometimes seem lightest- it needs a serious customer- service. Until that an allergy to silicone, collagen [or some unidentified oil unfit to run the boilers] happens: more wrinkles certainly, not at all, but then cheeks like pumpkins ready to explode -and the same color- with a raging horse's fever... So, hospital emergency where, despite a previous colitis, they stuff her with anti inflammatories, which work very well, it finally deflates… but ulcerative explodes immediatly. Never mind, the salazopirine (a special drug) cures that very well -banned in France but the story doesn't happen in France- ... except that it requires regular monitoring of blood counts (!).. that she doesn't do because she knows anything about it [and anyway, when it is positive, it is too late.] Result: leukaemia.

So beware of cosmetic surgery, sometimes performed as we go to the hairdresser, and keep your meats "bio" unless extremely urgent, in the case for example you have shooting yourself in the face on an evening blues. Rare. Deus sive natura.

* Qui est aussi le modèle de la prostituée, éternel fantasme des mecs. http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/04/larchetype-de-la-femme-la-prostituee.html

LE DOSSIER VIOLENCES PSYCHOLOGIQUES
 http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/les-dossiers-violences-psychologiques.html

vendredi 25 novembre 2011

"Le post", féministe, mais... ne pas dépasser la dose prescrite.

Voici censuré un commentaire mien de cet article (lien) article qui tacle à juste titre l'interdiction suggérée aux femmes journalistes de couvrir le conflit égyptien après l'agression d'une d'entre elles dans la rue:
"D'accord, ce sont toujours les femmes qui sont culpabilisées quoiqu'il arrive et à cela il faut réagir. Reste que le risque est majeur en ce moment en Égypte où il y a peu de femmes voire pas du tout dans les rues, c'est du reste pour cela qu'il faut saluer le courage d'Aliaa Elmadhy (lien.) Et sur un registre marrant, on a aussi : "Que faisait-elle à onze heures du soir au bar du Centre, la grosse qu'elle avait juste 18 ans?"  (lien.)" Censuré.

"C'est lorsqu'on a peur ou qu'on vous l'inculque fût-ce de bonne foi que la répression a gagné: on s'auto censure, acte et paroles et il n'a plus a bouger la baïonnette. Exemple en Iran (lien.)" A suivre.
"Le bourreau tue deux fois, la première par les armes et c'est sa faute, la seconde par l'oubli ou la lâcheté et c'est la nôtre." A suivre aussi. 

mercredi 16 novembre 2011

"Fames bouffouées", traité de savoir-vivre sexuel réservé aux hommes politiques et autres pressés


Lettre ouverte (lien) à toutes les fames femmes  bouffouées baffouées

 (liens) Quelques éléments de base en treize articles

ARTICLE UN : le "Droit-au-but"
Ne jamais dire à une femme : " j'ai un peu de temps avant les débats, on pourrait aller passer un moment au plume ensemble, cela nous (ou pire, vous) ferait du bien, il fait si chaud." C’est grossier. On se fait méjuger.

ARTICLE DEUX : le Narcisse.
Ne jamais supposer parce que l’on éprouve du désir pour une femme que cela doive forcément être réciproque et toujours se montrer élégant en cas de refus. Ne jamais dire par exemple : " vous ne savez pas ce que vous avez perdu". C'est indélicat.

ARTICLE TROIS : le Chineur.
Ne jamais supposer a priori qu’une femme seule est obligatoirement disponible pour tout homme et en premier pour vous. Eviter par exemple de dire "une telle occasion, on serait bien con de ne pas en profiter.." Séduire n’est pas faire du lèche-vitrine ou les soldes.

ARTICLE QUATRE : le Caniche.
Ne jamais prendre ses désirs pour des réalités et les taxer d’allumeuses ensuite… Une femme peut sortir seule, habillée comme elle en a envie et ne pas vouloir d’hommes ou du moins pas de vous. C'est incompréhensible certes mais il faut le savoir.


ARTICLE CINQ : le Risque-tout
L’alchimie du désir requiert un peu de réflexion, de finesse et de patience; il faut être à peu près sûr qu'il est réciproque avant de se lancer. Les animaux le font d'instinct. Exception, certains jeunes poulains fadas ou de vieux étalons obsédés habitués à leur harem, qui souvent finissent à Rikers l'équarissage.

ARTICLE SIX : le Désespéré-qui-ne-comprend-pas-
Ne jamais taxer les femmes de "frigidité" si elles s'ennuient: c'est peut-être vous qui les ennuyez.

ARTICLE SEPT : l’Artiste
Ne jamais user de termes triviaux qui réduisent ce qu’il y a de plus magique dans la vie à un rapport de mécano à bagnole; de chasseur à gibier; de pêcheur à poisson; de baffreur à boustifaille. Exemple : "Je pourrais lui visser trois boulons avec plaisir, ou lui remplir le réservoir, depuis le temps qu’elle roule sur la réserve".. C’est inélégant.

ARTICLE HUIT : le Serviable
Ne jamais penser ni dire que l’on "rend service" en se proposant (trois boulons à visser, le réservoir à sec)... Même si cela part d’un bon sentiment, c’est malpoli.

ARTICLE NEUF : le "Qui-a-réussi"
Ne jamais étaler sa réussite sociale avec trop d’ostentation, exemple par une bagnole qui en jette. On n’a pas forcément envie de monter dans un signe extérieur de richesse et on peut aussi avoir peur d’un platane. Ne jamais dire: "je vous invite au Hiltus, n’ayez crainte, j’ai les moyens"… et encore moins ajouter : "et ça ne vous engagera à rien rassurez-vous". Ca met mal à l’aise.

ARTICLE DIX : faire à l'économie
Se montrer tel qu'on est, vulnérable et ignorant, dépressif, peu sûr de soi ou pauvre si c’est le cas: pour séduire, un baby-relax est plus efficace (et moins cher) qu'une Safrane.

ARTICLE ONZE : le Fatigué (de l’Esprit mais pas du reste).
Écouter surtout: un homme qui s’endort ou qui coupe une femme qui parle -les plus délicats attendent d’être titularisés- perd beaucoup de son charisme : son indifférence est à la clé si elle consent tout de même au cas où, réveillé, il a sauté joyeusement du fauteuil, l'oeil brillant, "avant de dormir, ça détend." Une femme n'est pas un somnifère.

ARTICLE DOUZE : le Joyeux luron.
Éviter absolument de se gratter le nez, de roter, péter, parler de ses hémorroïdes, surtout pendant le café, ou, ce qui revient au même les formules comme "ici, on est envahis par les arabes (ou les turcs, les rroms") voire des compliments enthousiastes qui peuvent sembler prématurés ("quel beau cul" par exemple.)
ARTICLE TREIZE
Le mystère du désir surgit, magique, fragile, imprévu parfois, mais, comme dit le poète, rien n’est jamais acquis et il ne faut pas le faire s’envoler, il ne revient pas. "Car le Dieu, ô Phèdre, est dans celui qui aime, et non dans celui qui est aimé…"

ARTICLE DE BASE QUI SYNTHÉTISE TOUS LES AUTRES
 
Oser dire "je vous aime", ajouter éventuellement selon l’inspiration "vous êtes belle/ intelligente/ courageuse/ drôle/ rare/ généreuse".. mais, même si vous êtes surbooké, ne jamais enchaîner par : "alors, on y va, au pieu? J'ai un rendez-vous important dans une demi-heure" qui gâche tout. Voir article UN.



mardi 15 novembre 2011

Alia, Elmhady, un courage hors norme

Une jeune égyptienne se présente nue sur son blog.. et ainsi fait davantage pour que bougent les choses que des centaines de textes, thèses, blogs les mieux documentés. Bravo pour son courage et..



 


.. le moins que nous puissions faire est de nous solidariser, entre autre, en l'imitant (lien) 
ou mieux, cliquer ici (blog"Aliaa", bilingue)


lundi 14 novembre 2011

Le macho, un fragile qui s'appuie sur celle/s qu'il prétend soutenir


Just do it !
Il faut tordre le coup à l'idée-cliché du macho viril, fort et quasi aimable auquel on concède toute prérogative parce que, sur un personnage de telle envergure, nous faibles femmes pouvons nous appuyer sans risque. Le repos de la guerrière. En fait, le macho est un fragile qui redoute tout, ne sait pas exister par lui-même, une chiquenaude le déstabilise et qui le cache avec plus ou moins de brio. C'est ce qui le rend dangereux parfois en cas de rupture: il a tout perdu. Dans les cas extrêmes, lorsque ses exigences sont multiples, exorbitantes et contradictoires, il pratique avec ferveur "la maman et la ou les putains". Il revêt toutes les formes, du costaud de café de la gare plastronant aux comptoirs ou à la télé jusqu'à l'intello Sorbonne chic et choc au Flore voire, au quotidien ces personnages secondaires mais redoutables que sont les entrepreneurs de maçonnerie qui réussissent tout, savent tout, vous coupent en le proclamant* même si c'est vous qui payez..

Dans tous les cas, le macho se nourrit de celle/s qu'il prétend aimer voire soutenir, un bien vilain mot ici tout à fait adapté. Et les femmes qui les subissent c'est à dire toutes à un moment de leur existence, bafouées, blessées, parfois maltraitées s'il est à demeure, n'ont pas le profil que l'on croit d'épouses soumises dépendantes et naïves -ou enfin, si à leur manière-. Ce sont pour la plupart des femmes fortes, performantes, qui tiennent tout, y compris leur macho à bout de bras sans même s'en rendre compte du moins longtemps. Pourquoi? Sans doute aiment-elles protéger ou se sont-elles laissées piéger ; ensuite, s'en dépêtrer est quasi impossible. Car le macho, "hard" lorsqu'il se sait sûr de lui ["je fais ce que je veux"] se transforme doucettement dès qu'il sent que ça va tanguer en macho "soft" ["mais c'est toi seule que j'aime"] et, au moment où il devine l'issue fatale, finit souvent ensuite en petit garçon blessé  ["c'est mon enfance, je suis mal, je n'ai que toi et sans toi je ne peux vivre.."] ce qui du reste n'est pas tout à fait faux. On a du mal à y croire, c'est le même pourtant à cinq minutes d'intervalles seulement.

Si bien que l'on croit en avoir trouvé "un" qui vous proposait -voire vous imposait- de vous servir de rocher et qui en réalité vous a usée jusqu'à la corde pour s'ancrer. On assume certes mais avec un peu plus de frustration au fur et à mesure que passe le temps.. jusqu'au moment où on craque. Car le macho parfois n'a pas de limites, il en rajoute chaque fois un peu plus, un peu pus d'exigences, un peu plus d'infidélités, un peu plus d'humiliations même quelquefois. Soyons triviale, n'avoir ni le beurre ni l'argent du beurre à un moment devient, est, insupportable.. mais cela peut durer une vie, comment fuir lorsqu'on est devenue indispensable? [Il y a la peur aussi parfois.] Il le faut cependant. Ils se remettent toujours: des poires, il y en a d'autres pour ces grands spécialistes du presse-citron.

Car le fait est que certaines femmes, toutes peut-être à des degrés divers, sont curieusement formatées. Un indice troublant rarement documenté : le nombre de détenus pour de longues peines, parfois reliées à des crimes de sang, qui trouvent sans problème une "compagne" à l'extérieur, totalement dévouée et prête à tout assumer pour eux, financièrement, matériellement, pour 10, 20 ans est remarquable. L'inverse est rarissime. Leurs propos sont tous identiques : "ça a été le coup de foudre réciproque, un bonheur comme jamais..".. "il a changé, ce n'est plus le même homme".. ou encore, en dépit de toute vraisemblance : "il est innocent, c'est une cabale de ses ex".. Combien de comités pilotés par ces femmes avec un brio et une persévérance impensables pour sauver quelqu'un qu'elles ont choisi mais dont on peut penser que dans des circonstances normales, il ne les aurait même pas regardées et certaines sont enseignantes, cadres, séduisantes et ont d'elles-mêmes initié la rencontre -difficile de draguer lorsqu'on est bouclé-?  

Ils se déclinent dans toutes les cultures, classes sociales, castes et niveaux d'instruction. Comme les patrons exploitent leurs ouvriers en les persuadant que sans eux ils ne pourraient vivre. Le pire est qu'à un certain niveau d'aliénation, cela devient vrai, à l'exemple de certains esclaves noirs américains libérés qui ont refusé au départ une liberté dont, trop démunis, ils ne se croyaient pas capables d'user (lien avec le blog fabrication de la maladie psy).

* Un de ces personnages remarquables m'a même affirmé que les buses trop étroites qu'il avait installées sous un ruisseau étaient bien du "50" certes mais équivalaient en fait à du "70" car .. elles étaient élastiques ! Non, ce n'est pas un gag, lisez et amusez-vous (lien).

dimanche 13 novembre 2011

Le blues des Cévennes, pour la musique

Des mères hors norme et souvent seules

 Une femme tue son fils autiste et se suicide ensuite

On imagine mal le drame des parents d'un autiste, des mères surtout car statistiquement, lorsqu'un gamin de ce type survient dans un couple, celui-ci se sépare à 70%. Normal, plus de vie sexuelle ou minime, plus de sorties, de détente, rien. Les hommes craquent plus que les femmes, qui cependant parfois se suicident après avoir tué l'enfant (lien), comme ici. Toute leur vie est axée sur lui sans aucun espoir d'amélioration ou tellement minime qu'elle en est dérisoire, et sur la crainte de comportements imprévisibles parfois meurtriers involontaires -ou pas-, attachants aussi par leur faculté hors norme de saisir des choses inaperçues aux "normaux. Une vie déviée de son orientation normale car entièrement vouée à l'enfant (qu'elle avait adopté dans un cas) et à jamais, un enfant définitif qui en fait en représente cent! cours de rééducation en motricité, orthophonie, psy, interventions, plus de copains, plus de mec, plus de sorties, plus rien, même pas le boulot (congé sans solde dans le cas) ses parents ont dû assurer, par chance, ils le pouvaient. 

J'avoue, je n'en suis pas fière qu'on la mettait à l'écart parce que sa seule conversation était Dany et les "progrès" supposés qu'il faisait : lors de la dernière visite qu'ils nous rendirent, il avait arraché l'ordi de mon fils, l'avait jeté au sol et piétiné, elle ne s'était pas frappée pour si peu ayant l'habitude de pire, soit mais...


Au bout de 20 ans, elle a "gagné", il semble heureux, est moins énervé (cachets), guéri de sa maladie annexe, sait lire et surtout compter -grâce à elle-, a obtenu un emploi protégé dont il est très fier (il doit compter et ranger les draps dans un IMP, le pied.) Reste la question, que deviendra-t-il lorsqu'elle disparaîtra? Il ne peut ni conduire, ni monter à vélo, ni cuisiner, ni acheter à manger, ne pense pas toujours à se laver et à refermer sa porte, traverser la rue est un problème -mais ils vivent à la campagne- certes ne rate pas un jour de travail, le chauffeur du car le connait et le surveille, et a moins d'accidents (il en avait tout le temps, ne pouvant saisir des objets sans les lâcher à la moindre distraction ou colère) et doit toujours poursuivre sa rééduc cependant. Sa vie ? Son fils, et uniquement. A présent elle cherche une assoc pour le prendre en charge.


Le cas en un sens est pire lorsqu'il s'agit de votre enfant, dans le couple, chacun se renvoie la faute, mauvaise gamètes en somme, et ta tante qui n'avait pas l'électricité à tous les étages? Et ta mère qui voyait des cochons roses partout? etc.. La mère se sent culpabilisée, elle a fait... ou n'a pas fait... car les psy qui ne comprennent pas davantage que le vulgum peccus ont avec elle une cible de choix multiprise, trop aimante ou pas assez, envahissante ou abandonnique, parfois les deux, lesbienne (dans un cas) qui aurait généré chez sa fille un complexe d’œdipe "inversé (je vous jure que c'est vrai même que ça coûtait 800 Fr par séance), et voilà pourquoi votre fille est muette (lien avec "secret de famille"). 


Je ne sais pas si j'aurais eu le courage de la mère de Dany. L'anorexie également représente un cas lourd, effroyable et je comprends que l'on envisage de se tuer avec l'enfant pour que tout enfin s'arrête, une mort rapide semblant préférable à voir et subir sa lente dégradation. Encore pour l'anorexie y a-t-il un espoir, pas pour l'autisme. Un détail : ÉVITEZ LES PSY. (Voir "Secret de famille", le blog)

vendredi 11 novembre 2011

DSL, pardon, K, dit Domi la trique, suite mais pas fin

Après le "Sofitel", l'affaire Banon, le Carlton à présent. Ça s'aggrave. Des échanges entre DSK et Fabrice Paszkowski, chef d'entreprise proche de l'ex-patron du FMI, mis en examen pour "proxénétisme aggravé en bande organisée, association de malfaiteurs, escroquerie et abus de biens sociaux" dans l'affaire du Carlton de Lille intriguent, comme on dit, les enquêteurs.



Paszkowski pourrait avoir organisé des parties fines à Paris et Washington pour le compte de DSK, tout en faisant passer la douloureuse sur des notes de frais à la charge de son entreprise. Dans l'un de ses portables, la justice a découvert une série de SMS que voici. Sélection.
- "J'emmène une petite faire les boîtes de Vienne le jeudi 14 mai. Ça te dis de venir avec une demoiselle ?" demandait DSK à son pote en 2009.(Faute d'orthographe comprise.)
- Juillet 2009 : "Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boite coquine à Madrid avec moi (et du matériel) ?".
- Puis, fin juillet 2009 : "OK. Bien reçu. Pour Gand, il faut que tu me dises vite de quoi il s'agit. C'est une boîte ou une soirée privée ?" (Pour savoir comment s'habiller?)
Mais d'autres messages n'évoquent pas les parties fines, mais plutôt lorgnent vers la politique (lien).

La nausée, ça ressemble de plus en plus à un polar porno et par certains côtés thriller. Il a inventé un genre littéraire qui devrait être assez vendeur. Des "petites" (!) des "soirées privées" et le "matériel" voilà notre ex futur président. Pour une quidame moyenne et yen a yen a tout de même comme dirait Zazie, ça fait peur. Seul avantage : ça va je l'espère rapporter du blé à Nafi, ainsi directement confortée dans ses dires sur le monsieur, (violent +++ etc.. lien)

Un détail que je tiens d'un flic -il parle en général- : "lorsqu'on sort une affaire, il faut savoir qu'en principe il y en a cinq à dix qui précèdent et qu'on n'a jamais sues." Un autre : la désinvolture avec laquelle le monsieur, qui n'est pas idiot, écrit, téléphone sur portable, omet d'effacer (!), laissant des traces, dans tous les sens du terme, faciles à pister, elle aussi, intrigue : se sentait-il au dessus de toute investigation? De tout soupçon? Pourquoi? Arrogance naïve ou garanties précises? Des potes convices (je laisse la coquille) qui le soutenaient et qu'il soutenait?