samedi 5 octobre 2013

Marie Trintignant, Kristina Rady. Deux femmes battues, des profils... banaux

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Profils inattendus (et cependant statistiquement confirmés.)


Les femmes battues ne sont pas (ou pas toujours, loin s'en faut) des femmes dépendantes et soumises.. mais souvent au contraire, des femmes libres et talentueuses, portant sur leurs épaules, telles Atlas,  mari, enfants, travail..  Kristina Rady est de ce type, Marie Trintignant aussi, à sa manière, (moindrement car elle est plus favorisée.)

Des femmes décidées, de celles dont on n'aurait jamais pu imaginer que.. étude sur ces personnalités emblématique dont on a beaucoup parlé quand tant d'autres ne sont que des noms sur des tombes voire dans le meilleur des cas un entre filet dans un journal local.

(Suite, Marie)

vendredi 4 octobre 2013

1 Femmes battues, deux profils

 
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3 Le procès






Marie Trintignant, (à droite) Kristina Rady, des femmes décidées.. 

Marie et sa tribu

Libre d’esprit et de corps, issue d’un milieu privilégié, (gauche-caviar ? si l’on veut), adulée par ses parents qui avaient perdu leur autre fille, lancée dans le cinéma dès l’enfance, sa vie est un conte de fées, romanesque-libertaire mais convenue à la fois (loft avec jardin dans Paris, nounou yougoslave pour ses enfants, vacances dans le Gard avec la famille et les amis..) Une vie hors norme selon les critères communs.. mais on est dans le milieu du cinéma, et parfaitement normée pourtant : des compagnons qui se suivent et que parfois elle choisit délibérément, qu’ils soient déjà en couple ou même en voie d’être pères ne comptant pas.. (compagnons qu'elle quitte mais avec lesquels elle reste en bonnes relations) .. et qui pour la plupart s’adaptent avec bonheur à cette tribu, à la fois chaleureuse et fermée-élitiste ; ils en sont ou en deviennent eux-mêmes membres de plain droit, réalisent des films avec elle, avec ou sur ses parents etc.. et participent de fait de l’aura médiatique et politique du clan. En un sens, elle se comporte avec les hommes comme ceux-ci envers les femmes, à la différence qu’elle assume parfaitement et bourgeoisement ses enfants, nombreux (un par compagnon). Un idéal féministe qu’elle a en toute simplicité mis en pratique, avec la bénédiction ou même l'admiration de ses parents et de son entourage. Une femme libre, indépendante, talentueuse, drôle, aimant la vie, sa vie. (Suite, Lien)

2 Marie Trintignant, Kristina Rady. Femmes battues, des profils parfois inattendus

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3 Le procès





La tribu de Marie, la "firme" a aussi, malgré ses engagements, (comme toute entreprise) un attachement aux valeurs d’intérêt : par exemple le film qui sera son dernier a été délocalisé en Lituanie pour bénéficier d’une main d’œuvre meilleur marché… alors que l’image de Colette dont il se veut la biographie reste indissociablement reliée à Paris et à sa Bourgogne natale ; la maison, sise dans une impasse avec jardin où Marie abrite sa nichée (4 enfants, de quatre pères) est sienne; lorsque rien ne va plus, le précédent (dont le nom demeure sur la boîte aux lettres) s’éclipse pour le nouvel amour etc.. laissant son enfant qu’il verra régulièrement et que l’autre parfois prendra en charge. Une situation à la fois idyllique (à bas l’idéologie bourgeoise, tout peut se passer nickel entre gens de bien) et indéniablement malsaine.


La jeune femme de famille et le mauvais garçon


Car certains ne s’adaptent pas, justement. Cantat a lui aussi son aura et toute autre : issu d’un milieu modeste, ayant claqué la porte à 17 ans, autodidacte, il s’est fait tout seul à force de travail et de galères, ne dort que quatre heures par nuit quand Marie se lève rarement avant midi, refuse d'engager du personnel pour ses enfants etc.. C’est du reste sans doute ce qui la séduisit. Bio, végétarien, sportif, sobre, vivant par choix en province et non sous les feux de Paris, idéologiquement intègre, ils jouent un peu, toutes proportions gardées, le paysan et la princesse... ou plus exactement le self made man et l’héritière. Or la tribu (notamment la mère) qui appréciait infiniment le précédent (Samuel) a plus de mal avec ce nouveau, qui refuse d’entrer dans le moule proposé (par exemple des/un rôle au cinéma, celui du mari de Colette -!- par ailleurs un assez pauvre sire qui l’a exploitée jusqu’à la corde.. On comprend qu’il ait perçu cette proposition, étant donné ses relations avec Marie, comme presqu’insultante.) 

Rien ne va plus : sa possessivité et sa violence (incontestables, voir ses relations avec sa femme) s’accroissent et se nourrissent de l’exclusion dont il se sent victime. Il a été choisi, il a cédé, a quitté sa famille, vit un bonheur absolu certes.. mais il le sent fragile, environné d’ex de triste augure avec lesquels Marie demeure en relation.. et se retrouve seul avec ce sacrifice. Incomplet selon elle, qui exige qu’il cesse toute relation avec Kristina. Il cède. (Suite, lien)

3 Marie Trintignant, Kristina Rady. Femmes battues, des profils parfois inattendus


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3 Le procès



Car dans le milieu du cinéma, tout est différent : il y a ce film qu’elle vient de faire avec un de ses ex comme partenaire à l’écran et un autre comme réalisateur. Promotions, médias.. (même en dehors de leurs enfants communs), les relations sont inévitables. Elle n’a rien lâché (et ne le pourrait pas.) Lui, tout. Il est un faible et ne s’est plié aux codes du milieu du cinéma que pour ce qu’ils ont de plus funeste : alcool, cigarettes et peut-être plus, pour Marie en tout cas. D’autre part, il est sans doute déjà incontestablement violent. C’est tout.       


Le procès


Durant le procès, même s’il n’en avait jamais parlé aux enquêteurs, Samuel Benchetrit, (le précédent de Marie Trintignant) a affirmé que Kristina Rady (la femme de Cantat qu’il avait quittée pour Marie juste avant son accouchement) lui avait avoué – lors d’une conversation téléphonique – avoir été victime de violence de sa part. Une maquilleuse (!) sur le tournage de Colette avait précédemment dit la même chose. Et un des fils de Marie, Roman Kolinka, selon Daniel Benchetrit, (son beau-père préféré), confirme ces propos : "elle (Kristina) m’a dit -à moi et à d'autres personnes- que Bertrand l'avait frappée, l'avait poursuivie avec un couteau, que ça s'est toujours passé." Certes Roman n'appréciait pas Cantat, trop envahissant, Cantat qui, d'après l'adolescent, ne parlait que de lui, mais les propos qu'il rapporte crédibilisent Samuel Benchetrit, qui lui aurait demandé de calmer le jeu avec celui-ci pour le bien de Marie. Jaloux? Non, sans doute. D'autre part, sa nouvelle compagne est une splendide actrice qui n'a rien à envier à Marie. (Suite, lien)

4 Marie Trintignant, Kristina Rady. Femmes battues, des profils parfois inattendus

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3 Le procès


Nadine Trintignant elle aussi, le 31 juillet, lors de la 1ère audition de Cantat, dit avoir eu des soupçons, à la suite d'un texto de sa fille : "Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille. Ta fi-fille battue." L'affaire semble entendue. Cantat est un violent, possessif, pathologiquement jaloux quand lui, sans états d'âme, a quitté sa femme à la veille de son accouchement (il est vrai "poursuivi" par Marie) pathologiquement instable etc.. il mérite la corde. 
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Mais voilà. Coup de théâtre, Kristina Rady, au procès, nie en bloc les accusations de Samuel Benchetrit : "je n’aurais jamais vécu 10 ans avec un macho, un menteur ou un castagneur.. Bertrand est l'homme le plus intègre que je n'ai jamais vu etc.." Ses parents, qui eux aussi (comme sans doute bien d’autres) auraient été témoins de violences, notamment pendant sa dernière grossesse, lorsqu’il avait déjà Marie qui le relançait dans le viseur, n’ont pas été entendus (à supposer qu’ils aient osé contredire leur fille.. étant donné la crainte que Cantat faisait -et fait toujours- planer sur eux de les couper totalement -ce qui est déjà le cas- de leurs petit-enfants!) 
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Cependant, Mathias Othnin-Girard, un autre précédent de Marie donne d'elle une image plus nuancée : "elle essayait de réprimer ses impulsions, mais quand elle se mettait en colère, c’était des colères noires. Il n’était pas rare qu’elle se mette à crier très fort. C’était à la limite de la crise d’hystérie. Dans des textos échangés depuis Vilnius, elle était persuadée que nous allions enlever son enfant." (Il devait venir la rejoindre sur le tournage en vacances mais des difficultés administratives de dernier moment retardèrent leur arrivée, résolues ensuite grâce à Cantat qui paya pour tous un hôtel et s’en occupa -en même temps que de son fils- pendant que Marie tournait.) "C’était démentiel."  (lien)
(Suite, lien)




jeudi 3 octobre 2013

5 Marie Trintignant, Kristina Rady. Femmes battues, des profils parfois inattendus




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3 Le procès






Kristina Rady




Elle aussi et peut-être bien plus encore est une femme forte, reconnue, exceptionnelle, aimée de tous, qui écrit, parle plusieurs langues... et, elle, a tout quitté pour Cantat, à un moment même son travail de productrice. C’est l’inverse de Marie l'enfant gâtée, la femme-enfant fantasque, drôle et aimable mais qui peut surprendre par son insistance et ses colères si on lui refuse ce qu'elle exige.. Marie, une femme douce, dénuée de toute méchanceté sans doute, selon sa mère.. qui ajoute tout de même "mais qui peut faire du mal sans s'en apercevoir".. (ne serait-ce que poursuivre un homme qui va avoir un enfant avec une autre.) Et de fait la personnalité de Kristina est sans doute plus affirmée. Issue comme Cantat de parents modestes, gauchistes, droits, elle aussi s’est faite toute seule, et de plus dans un pays totalitaire en plein trouble. Son engagement envers son mari est total : elle accepte la rupture, même en des circonstances particulièrement pénibles (elle va accoucher) jusqu’à le chasser et quasiment s’éclipser. A demi. Restent les textos, les soucis et joies quotidiens, les enfants, la maison.. qu'il faut bien gérer à deux -consent-il à prêter son atelier à un tel qui le demande?- Il est probable que lui l’admire, qu’elle lui est plus proche que la légère Marie (qui le fascine cependant justement pour cette raison).. mais qu’il s’ennuyait un peu avec cette parfaite. Qui accepte tout, sa possessivité, et même ses coups. Des "dérapages" dit-elle dans son dernier message sur répondeur, à ses parents. Et il est probable qu’il finit par haïr Marie de l’avoir contraint à la briser, à se briser lui même, ainsi que son passé, à se trahir peut-être -cette gauche caviar qui délocalise un film pour des raisons économiques peut agacer- .. d’autant que selon lui le sacrifice n’est pas réciproque : le milieu de Marie, plus lourd, ne se laissera pas éliminer comme la seule -et douce- Kristina.

C'est le drame. Alcool, peut-être plus (le gars chez qui ils ont passé leur dernière soirée passe pour un dealer de VIP).. il tue Marie.. et c’est Kristina toujours fidèle au poste qui va venir le défendre, mentir sans doute à la barre.. et le tirer d’affaire, relativement. Son témoignage fut déterminant. En fut-elle culpabilisée ensuite? Cela contribua-t-il à l'éloigner de tous? A sa dépression? Deux "complices" sont indissociablement liés par leur acte, même celui qui n'a fait que couvrir le coupable.. par amour, parce qu'il a pu croire à un geste unique même si d'évidence ce n'était pas le cas, pour les enfants etc... Cela n'excuse rien. (Suite, lien.)


6 Les cogneurs. Des faibles. Des profils parfois inattendus eux aussi

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3 Le procès




Un faible



Et il lui reviendra [à Kristina qu'il avait quittée pour Marie qu'il a tuée] benoîtement son "périple" accompli, [la prison] comme un enfant à sa mère après un casse banal, son "dérapage" enfin contrôlé. (Contrôlé.. c'est à voir.) Le revoilà dans la voie normale comme un poussah.. brisé cependant… et tout reviendra comme avant.. Comme avant ? Oui, jusqu’à la mort, mais cette fois, celle de Kristina. Suicide. Peut-être. Sans doute. Mais il est des suicides qui ressemblent à des meurtres. 

"On a le sentiment que la question de sa dangerosité dans les relations conjugales n'a pas été approfondie dans le cadre de son suivi judiciaire. Comme il n'avait pas d'antécédent, que l'affaire de Vilnius a été considérée comme un accident de parcours, il semble que l'on ne se soit pas penché vraiment sur les risques de récidive." [Ou de précédents.] Stéphane Bouchet. Le mensonge probable de Kristina s’est retourné contre elle : si elle avait dit la vérité, il aurait été davantage condamné, ne serait jamais revenu et elle serait toujours en vie. Faut-il l'admirer comme assure Me Kiejman, l'avocat des Trintignant? Non. Pas sur ce coup en tout cas. Si elle a menti, c'est une forfaiture.

MORALITÉ : IL FAUT TOUJOURS SIGNALER, MÊME UN SIMPLE "DÉRAPAGE". QUI A "DÉRAPÉ" "DÉRAPERA" ? OUI, SOUVENT. SE TAIRE ET/OU MENTIR EST UN CRIME CONTRE D'AUTRES ET AUSSI CONTRE SOI-MÊME.

 

mercredi 2 octobre 2013

Cantat. L'horrible lapsus d'Olivier Nuc

 



Le lapsus d'Olivier Nuc, journaliste à la rubrique "culture" du Figaro, mal à l'aise, hésitant.. "on a appris.. que la sortie de l'album a été.. avancée d'une semaine.. étant donné que.. le 25 novembre... euh.. correspondait.. à la journée en hommage aux violences faites aux femmes... 

Cantat. Un album strictement (!) musical






















"Mais où sera 'évoquée' celle de la détention".. Oui, il sera question de prison.. (sans plus, sans aller au delà de l'horizon.) Tout en understatement, en nuances.. et hypocrisie, Barclay. La prison, même top (comme celle dont a bénéficié Cantat, voir dossier) est en effet une question cruciale dramatique : surpopulation, conditions de vie dégradantes, promiscuités inappropriées, viols, suicides, assassinats, sida etc.. Mais la voir "évoquée" par un gars qui a une telle surface médiatique (méritée ou non peu importe, perso je l'ai "découvert" lors du drame) un gars qui a tué, se remet au boulot.. et tente de retrouver un public de fans (?).. Lequel ne va se "pencher" sur la "question" parce que leur icône en a goûté.. revêt quelque chose d'indécent. 

Cela n'apporte pas de l'eau au moulin (et d'ailleurs ce n'est pas le but de Barclay, qui est de faire du fric) de ceux qui se battent pour améliorer les conditions de vie des prisonniers, BIEN AU CONTRAIRE. Le meurtre -celui d'une femme sous ses coups- et le personnage sont indissociablement reliés comme la face et l'avers d'une médaille, et on ne peut s'empêcher ici de se dire que.. ma fois, parfois, la prison.. n'est-ce pas? a du bon.. Il réveille ainsi nos pulsions barbares. Surtout qu'il n'en a fait que 4 ans, ce qui n'est pas trop cher payé... Ceci encore plus au moment où François Saubadu demande la réouverture de l'enquête sur la mort ensuite de Kirstina Rady, l'épouse de Cantat. "La question de la récidive, toujours posée en ces cas -observe un psychiatre- a été ici occultée par la personnalité du meurtrier" en raison de son prestige situationnel. Autrement dit, lorsqu'on s'appelle Cantat, qu'on est riche et célèbre, pourvoyeur de blé pour le compte de Barclay ou d'autres maisons de prod, on ne peut pas faire "ça" (si? Incroyable!) Bon d'accord, un "dérapage".. mais récidiver, jamais. Une erreur, une illusion naïve dont les psy comme tous ne sont pas exempts.

mardi 1 octobre 2013

7 milliards, c'est trop !


Ne nous reproduisons plus !





Un texte de Schopenhauer à ne pas lire si vous être un minimum romantique.. mais bon, pas si faux, en transposant homme-femme ! ON EST 7 MILLIARDS. CA SUFFIT !

"Manifestement le soin et la peine avec lequel un insecte recherche telle fleur, tel fruit, tel fumier, ou telle viande pour y déposer ses œufs est analogue à celui avec lequel l'homme choisit une femme si ardemment que pour atteindre son but, au mépris de tout bon sens, il sacrifie le bonheur de sa vie pour servir l'espèce conformément à la volonté de la nature, même si c'est au détriment de l'individu. L’instinct n'est en règle générale, attribué qu'aux animaux et aux espèces qui ont le moins de raison; il n'est donné à l'homme que dans le cas examiné ici où la vérité prend la forme de l'illusion, d’un mirage voluptueux qui leurre l'homme croyant que la possession d'un individu unique auquel il aspire exclusivement lui apportera le bonheur suprême.. alors que tout cela n'a lieu que pour conserver le type normal de l'espèce, ou même pour amener à l'existence une individualité qui ne peut naître que de ces parents-là".

Canrat (je laisse) fait sa rentrée, droit dans ses bottes






 Il nous avait préparé un petit cadeau.. le jour de la journée contre les violences faites aux femmes, distrait le/s mec/s, un artiste, quoi. Mais on ne va pas en chier une pendule pour si peu.. Vive Johnny.. presque.


Cantat. Hypocrisie barclayenne. De l'affaire Dreyfus à celle de Vilnius, tour d'horizon.

 
 Dix ans après le "drame de Vilnius" comme on dit pudiquement (c'est à dire le meurtre par Cantat de sa compagne) et six ans après sa sortie de prison, celui-ci revient avec un nouveau groupe. Sonnez trompettes, la sortie de l'album est prévue pour le 25 novembre.

Mmm. Gênant, un peu, quoique on n'en soit plus à cela près. Car cette date tombe (tombe.. si j'ose!) le jour même... de la Journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes, ça ne s'invente pas! Barclay n'a pas fait attention (à part pour le fric, ils sont distraits.) Quelque journaliste ou arraché (attaché veux-je dire) de presse les a prévenus "gaffe coco, ça va encore faire jaser." Horizon (!) sortira donc.. un peu avant... (!) Et pas de panique, "il restera "dans un cadre strictement musical" (mais dans quel cadre veux-tu que ça reste Mimile? A la rubrique modes et travaux? Cuisine? Moisirs? -loisirs, je laisse-.. Bricolage? ) et "ce nouvel album n'évoquera pas le drame de Vilnius, même si le sujet de sa détention sera abordé, belle formule, prétérition hypocrite à souhaits qui rappelle l'affaire Dreyfus ("la question ne sera pas posée"*) comme si cela se pouvait, l'image de cet homme restant indissociablement au verso de la médaille liée à celle d'une femme frêle et mourante (marrante) qui n'est plus. Il a beaucoup souffert. Des coups (des coups, je récidive encore) à vous faire aimer Johnny. [Des lapsus de clavier en série comme jamais, l'ordi en dit plus que je ne le voudrais, et le dit bien.]

* Zola écrivit son fameux "J'accuse" qui nommait sciemment les ministres et autres grosses légumes militaires au pouvoir responsables de ce qui n'était même plus une erreur judiciaire mais un déni de justice délibéré -l'armée ne se trompe jamais, c'est bien connu- afin de susciter un nouveau procès, mais contre lui.. au cours duquel il allait pouvoir être dit et montré l' "erreur".. ce qui embarrassa fameusement les juges aux ordres. Dans la merde jusqu'au cou : comment dissocier la diffamation de son objet? Ainsi, il fut posé d'emblée que l'on devait juger Émile sur la simple question de l'outrage (!) SANS JAMAIS FAIRE RÉFÉRENCE A L'AFFAIRE DREYFUS son pivot.. ce qui était intenable et réjouit abondamment journalistes, dreyfusards puis tout le monde tant la situation était cocasse. C'est ainsi que la phrase "la question ne sera pas posée" qui suscitait à chaque fois des éclats de rire ou de rage devint célèbre ... et que finalement Dreyfus obtint un autre procès qui l'innocenta. (Mais, détail peu connu, Zola en mourut probablement -assassiné- par la suite.) Autre formule qui fit flores au cours de ce procès bouffon "la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique." Lorsque l'on écrit "le général Gontier a couvert un faussaire" et qu'il appert que le bordereau accusatoire essentiel du capitaine est un faux (écrit de la main de Dreyfus certes mais trafiqué.. si malhabilement que les formules interpolées sont au dessus de traits BLEUS quand tous les autres sont noirs !) comment faire Monsieur le juge? Question. Réponse : exception "veritas". Car ils n'avaient pas fait dans la dentelle, les gus, sans doute pas trop dégourdis et/ou certains de l'impunité, (pour ce juif, on ne va pas nous faire chier outre mesure) : l'interpolation (ils avaient rajouté au texte des propos anti français hard) apparaissait avec une simple loupe..