jeudi 21 juin 2012

Trois images qui en disent plus que les mots..


Une petite couturière bosseuse et jolie qui pour son malheur rencontra Rodin alors qu'il n'était pas encore Rodin, l'aima et le porta en silence durant toute sa vie, polissant ses sculptures, lui servant de modèle, puis gardienne de l'atelier parisien du maître quand il faisait de longs séjours à Rome avec quelques duchesses ses amantes.. eut de lui un fils qu'il ne reconnut jamais et qu'il épousa tout de même... quinze jours avant sa mort ! (elle était si affaiblie lors de la cérémonie qu'elle ne tenait pas debout).


 De même il eut une liaison passionnée avec Camille Claudel (à droite sur l'image) plus jeune que lui de 20 ans, qu'il força à avorter pour éviter un scandale qui aurait nuit à sa carrière, ce qui la fit dériver [elle vécut ensuite dans un taudis encombré -comme beaucoup d'artistes- sans pour autant cesser de sculpter avec un immense talent].. si bien que sa famille, dont son frère Paul diplomate et poète était l'étoile, honteuse d'une femme qui faisait tache, la fit enfermer définitivement de surcroît à l'isolement complet, dans un asile.. sous prétexte de paranoïa ! (sans doute, mais elle avait toutes les raisons de l'être).. où personne ne vint jamais la voir, pas plus Paul son célèbre frère que Rodin son encore plus célèbre amant responsable de son état (une fois tous les 5 ans dit-on pour le premier!) où elle mourut, oubliée de tous. 
Rodin, un salaud comme un autre (lien).


Leur rupture, où elle se représente à genoux suppliant Rodin, emporté par Rose.

 

lundi 11 juin 2012

D' Egypte à l' Iran.. des femmes en danger.. From Egypt to Iran, women in danger..

En Egypte, des femmes osent manifester.. In Egypt, women dare to manifest !

Not without danger... 
Non sans danger (link)
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Et n'oublions pas Maryam Safieh Gafouri (lien) en Iran
qui risque d'être pendue d'un moment à l'autre (pétition) 
.. maintenant qu'elle a l'âge !

And don't forget Maryam Safieh Gafourit (link) in Iran
who risks to be hanged from one moment to the other
 (petition) now she is old enough to die !

Patty Dawson, agressée parce... qu'indienne !!

Barrack, tu fais quoi ? (Lien avec le blog bilingue)
Voir aussi "Iron lodge" sur face book (en anglais.)

lundi 28 mai 2012

Michèle, une femme comme une autre, juste un peu plus courageuse peut-être..


La vie après le cancer, sans reconstruction.. même si un pauvre sire lui a dit "je ne peux plus te désirer maintenant.." Bravo. Parfois, le souci de faire plaisir à l'autre (qui ne le mérite pas) peut tuer. (Lien.)

 Once upon a time (lien avec l'article en français), there was a woman who refused to age, to have wrinkles, thighs and "panties" so-called "of horse", the breasts which pass from high beams to low beams... in fact, none of what Vogue and Marie Claire disapprove. No matter, she found plastic surgeons to cut, stretch, tighten, tattoo (makeup "permanent") and liposuccion... and I take breast here, and I hang up higher, and I add a little there and remove a bit elsewhere, then I raise up  eyes, (but the eyebrows disapear, never mind, I tattoo) I hollow cheeks, swallow pockets .. and finally, I inject silicone and collagen to smooth all as an plasterer ... this, very regularly ie once the substance has "disappeared" (where? And to do what? No one knows) and the wrinkles are back (biotox? No, not here) ... Because sometimes these reworks do not age well, it happens they make like waves, the navel decentred, a breast turns to left as a defective flashing set ... in short, when one subscribes to these costly reworks -whose the protocols sometimes seem lightest- it needs a serious customer- service. Until that an allergy to silicone, collagen [or some unidentified oil unfit to run the boilers] happens: more wrinkles certainly, not at all, but then cheeks like pumpkins ready to explode -and the same color- with a raging horse's fever... So, hospital emergency where, despite a previous colitis, they stuff her with anti inflammatories, which work very well, it finally deflates… but ulcerative explodes immediatly. Never mind, the salazopirine (a special drug) cures that very well -banned in France but the story doesn't happen in France- ... except that it requires regular monitoring of blood counts (!).. that she doesn't do because she knows anything about it [and anyway, when it is positive, it is too late.] Result: leukaemia.

So beware of cosmetic surgery, sometimes performed as we go to the hairdresser, and keep your meats "bio" unless extremely urgent, in the case for example you have shooting yourself in the face on an evening blues. Rare. Deus sive natura.



 

lundi 9 avril 2012

Juste pour rire un peu*.. Sarko ou "Kroc", Karcher-Rollex-Crise

Sarko, bling bling et blizzard. par helenelarrive

* La vidéo ayant été soumise au contrôle parental, son embed (à présent caché pour la rendre inexportable!) est accessible sur ce lien ne vous gênez pas, faites un copié-collé ça marche. http://saintambroix.blogspot.com

mardi 28 février 2012

Femmes, misère.. ça s'est passé près de chez vous..

Faisant parfois un peu office d'assistante sociale "free lance" dans mon village, voici qu'un soir d'hiver une jeune femme vint me trouver pour me demander de l'aide. Assez bien mise, cultivée, pleine d'humour, seulement un peu fatiguée. Une histoire banale, séparation, solitude, puis la maladie, peut-être une certaine mal débrouillardise reliée à une dépression, travailleuse pourtant (elle s'occupe bénévolement de tous les chats du quartier, par tous les temps, de nuit comme de jour, arpentant les rues désertes avec un sac de croquettes ou quelques déchets donnés par le boucher -pas toujours!-) elle allait de surcroît être expulsée de son meublé, non pour non paiement de loyer mais parce que sa proprio voulait vendre, et elle cherchait un appartement à la campagne (et un petit boulot) où elle pourrait loger ses animaux et elle même. J'avoue ne pas avoir trouvé; sans caution, c'est mission impossible... et n'ayant pas mesuré l'urgence de sa situation, je n'ai sans doute pas assez fait d'efforts. Elle continuait à me saluer aimablement pourtant et à parler de choses et d'autres, essentiellement de ses chats. 

Et aujourd'hui même, me promenant dans Alès, je l'ai trouvée dans une rue, assise, avec une boîte devant elle, triste et gênée : elle mendiait, tout simplement. C'était tout à l'heure. Un signe des temps et de la misère ambiante, poignant. Elle va à Alès en stop tous les jours, je comprends à présent pourquoi.

samedi 18 février 2012

Pour Bernadette Dartus, morte de ne pas avoir été prise au sérieux : l'attitude parfois des gendarmes envers une femme n'est pas la même qu'envers un homme..

Résumé de l'affaire (lien avec blog Midi-Libre.) Des jeunes imbibés-drogués faisant la fête dans une pinède isolée, admonestés par une voisine en raison du bruit, l'ont enfermée à clef dans sa maison et ensuite y ont mis le feu. Elle est morte dans l'incendie. Elle avait appelé les gendarmes qui ne sont pas venus. Toujours l'argument (exact) de la restriction des postes, comme pour la Justice. Le procès.

On est stupéfait de l'impensable légèreté des accusés et des témoins (qui osent plaisanter!) et du laxisme de ce gendarme qui a coûté la vie à la victime, Bernadette Dartus. Une femme.

Il arrive en effet (le cas n'est pas général certes) que certains refusent d'intervenir lorsqu'ils jugent que l'affaire n'en vaut pas la peine, surtout semble-t-il lorsque c'est une femme, et d'un certain âge qui les appelle ou peut-être (?) lorsqu'ils ont peur, tout simplement.

J'ai autrefois (il y a 10 ans) été régulièrement menacée par un gus déjà condamné à du ferme pour des faits similaires, et, de la même façon, très souvent, les gendarmes ont, soit refusé d'intervenir, soit sont venus trop tard. Cela a changé parait-il à présent... quoique dans ce cas, pas vraiment ! Certes, il arrive aussi qu'on les dérange pour "rien" (c'est à dire que les menaces ne soient pas mises à exécution) mais comment savoir? Il est vrai, ni les brigades ni les hommes ne se valent et il faut se garder de tout amalgame: certains font leur travail parfaitement et parfois même au delà de ce qui est exigé.

Un détail qui peut-être explique leur détachement : les victimes, souvent affolées voire confuses, en larmes, énervées et même agressives, peuvent agacer, surtout lorsque les appels sont réitérés (forcément, si vous êtes menacée tous les jours!) : du coup, elles paraissent peu crédibles, exaspérantes... Tandis que les agresseurs, plus calmes, plus détendus peuvent sembler plus fiables. Dans le cas que je cite, mon agresseur changeait radicalement d'attitude devant les gendarmes (s'ils avaient consenti à venir), se montrant alors blagueur, aimable, ironique sans agressivité... si bien qu'il est arrivé que ceux-ci repartent après m'avoir admonestée, moi* (!)... Et évidemment aussitôt seul devant ma maison (isolée), le gus reprenait un cran plus haut le discours même qu'il avait nié avec un beau talent d'acteur une seconde avant. Cocktail Molotov à l'appui. Navrant.

Qu'ils le sachent et se le répètent, une victime est blessée, terrorisée, parfois en sueur, hirsute (lorsqu'elle a été tirée de son lit par exemple), humiliée, elle n'a pas le vocabulaire adéquat et peut même être désagréable (notamment si elle n'a pas dormi depuis plusieurs jours)... tandis qu'un agresseur, souvent manipulateur, peut extérieurement donner l'image d'un petit plaisantin un peu paumé mais sans dangerosité. Une erreur banale d'appréciation, favorisée aussi par l'âge et par... le sexe (j'avais 50 ans à l'époque des faits, l'âge de Bernadette, l'agresseur, 24, c'est à dire à peu près celui des gendarmes intervenant en priorité, et tous étaient des hommes.) Dans leur tête, comme Bernadette, j'étais une femme d'un certain âge un peu chochotte voire gâteuse ou malveillante.

Épilogue : mon agresseur ayant réitéré peu après (avec une autre femme et cette fois à la féria et en public) il a ensuite été roué de coups par des jeunes qui l'ont défendue, c'est alors qu'il a sorti le couteau à cran d'arrêt qui ne le quittait pas... et... il a été laissé pour mort. En somme, j'ai eu du pot**. Pas Bernadette ! Il reste que, malgré son impressionnant cursus, ils ne m'avaient pas crue et même se gaussaient lorsque je leur signalais (et re et re) son extrême dangerosité.

* J'ai même eu droit à "vous allez nous laisser dormir maintenant à la fin ? Je vous préviens, on ne reviendra plus, y en a marre, on bosse, nous!" Génial, isn'it, surtout à quelques mètres du gus hilare, sûr d'être enfin tranquille pour toute la nuit ? A la fin, je n'appelais même plus, mais des amis, auxquels je dois peut-être la vie.

** S'ils l'avaient arrêté à l'époque avant l'affaire finale, il aurait sans doute été en prison mais serait en "bon" état : lui aussi, à présent handicapé à vie a en somme été victime de cette erreur de jugement.

LE DOSSIER harcèlement gendré (des cinglages aux insultes, des insultes aux coups et des coups à la mort.) Deux femmes et demi /semaine..
http://femmesavenir.blogspot.fr/2012/02/affaire-de-lincendie-criminel-de.html