J'ai été agressée
sexuellement à 16 ans. Pourquoi n'en parle-t-on jamais? Parce qu'on vous fait taire. Parfois on tente même de minimiser, on n'y croit pas, même en cas de marques ["tu es sûre de ce que tu dis?".. "ce n'est
pas si grave" voire -ce ne fut
pas le cas pour moi- cela va jusqu'à vous faire passer pour dingue, c'est plus acceptable.] Par votre "sacrifice", vous
portez de toutes manières le poids de la cohésion familiale, du respect social du groupe
DONC DE TOUS y compris vous-même. Plus que le geste, c'est ce silence qui pèse, faisant de vous la complice de votre
propre dol. Qui ne dit mot consent. Vous êtes marquée et même si
rien n'apparaît, toute votre vie affective en sera obérée. Cela se transmettra
parfois à vos enfants. Et si 20 ans après ou plus encore, vous parlez enfin, voici ce qui arrive parfois. (Lien.) Vous étonnez-vous toujours que l'on se taise?mercredi 21 novembre 2012
Clémentine Autain, une femme courageuse
J'ai été agressée
sexuellement à 16 ans. Pourquoi n'en parle-t-on jamais? Parce qu'on vous fait taire. Parfois on tente même de minimiser, on n'y croit pas, même en cas de marques ["tu es sûre de ce que tu dis?".. "ce n'est
pas si grave" voire -ce ne fut
pas le cas pour moi- cela va jusqu'à vous faire passer pour dingue, c'est plus acceptable.] Par votre "sacrifice", vous
portez de toutes manières le poids de la cohésion familiale, du respect social du groupe
DONC DE TOUS y compris vous-même. Plus que le geste, c'est ce silence qui pèse, faisant de vous la complice de votre
propre dol. Qui ne dit mot consent. Vous êtes marquée et même si
rien n'apparaît, toute votre vie affective en sera obérée. Cela se transmettra
parfois à vos enfants. Et si 20 ans après ou plus encore, vous parlez enfin, voici ce qui arrive parfois. (Lien.) Vous étonnez-vous toujours que l'on se taise?Houria Bouteldja, le voile, une traîtrise.. de politique ou d'acculturée. Les indigènes de la république
UN
TEXTE ÉTONNANT (lien) D’UN EX FRONTISTE PROF D’HISTOIRE… ADRESSÉ A HOURIA BOUTELDJA (lien avec "Les indigènes de la république")
A PROPOS DES "SOUSCHIENS"… UN PEU TOILETTÉ

Rappel : Houria Bouteldja,
Présidente des "Indigènes de la République" a été assignée par
l'extrême-droite en raison de l'expression "souchiens" (!) reliée
évidemment à celle, classique, souvent raciste de "français de souche"
employée par le FN entre autres, dont l'euphonie (cela ne m'était pas
apparu), sonnait comme sous "chiens", péjorante... pour qui n'aime pas
les chiens. Perso, comme en bien des cas je les préfère aux hommes, cela
ne m'avait pas du tout choquée même après que j'eusse pigé l’ambiguïté
de l'homophonie.
"Lorsque vous évoquez la responsabilité des Etats néocolonisateurs dans le développement du phénomène communautariste, lorsque vous mettez en exergue le racisme de la société française vous avez raison. Mais les manifestations violentes irrationnelles qui font la une de l’actu dissimulent la violence systémique, fondement de toute l’architecture économique et sociale du système libéral qui consiste dans une mise en concurrence mondiale des travailleurs, permettant, par une réduction drastique des coûts de production, la maximisation délirante de profits financiers. Les flux migratoires ne servent pas les intérêts des pays pauvres mais des pays riches, engendrant une précarisation aussi bien des populations arrachées de chez elles par le pillage de leurs pays que parfois des travailleurs occidentaux qui se voient infliger un chômage de masse et réduits au statut d’assistés. Tant que ce système procurait suffisamment de croissance pour que quelques miettes puissent être distribuées aux classes popu sous forme de crédits à la conso, cela pouvait tenir, mais l’essoufflement de la croissance, (tant mieux à cause de ses effets dévastateurs notamment sur la nature) couplée à l’idéologie consumériste ont généré ressentiment et crise. Les néocolonisateurs –les oligarques mondialistes– font tout pour que leurs victimes s’en attribuent mutuellement la responsabilité : des salafistes improvisés transformant leur délinquance de hall d’immeuble en Guerre Sainte et prenant le contrôle des cités.. à la croisade de soi-disant français de souche qui s’ensuit font le jeu du système attisant la haine. Comment faire croire à des africains que leur seul horizon d’espérance, pendant que l’on a pillé et pille encore leur continent, est de venir comme clandestins travailler des MacDo en échange de l’AME et d’hébergements d’urgence qui brûlent pendant l’été ? La violence raciste ordinaire est la fois la conséquence et le masque de cette violence systémique. Le système politique actuel pourrait être comparé à de gigantesques ciseaux en train de refermer sur l'humanité leur lame. La droite -c'est la dimension économique du système, celle qui déchire les tissus productifs traditionnels pour réaliser toujours plus de profit- a besoin de déracinés d’immigrés, de sans-papiers pour produire à bas coût ce que d'autres déracinés, les précaires, les assistés et tous ceux que l'on a privés de leur fierté et de leur outil de travail, vont consommer à crédit.. ou ne plus pouvoir consommer. La gauche aussi se charge de les mettre en concurrence pour les empêcher d'identifier la cause commune de leurs malheurs et mettre en commun leur légitime révolte. Bien cordialement.."
______________________
MA POSITION DE MÉTÈQUE
"Les indigènes de la république", mouvement d'époque intéressant qui semble piloté par des intello (ce n'est pas un reproche) français (originés ailleurs certes) avec tout ce que cela comporte de "retour aux sources" controuvés (lien) (là, oui, c'est un reproche) lorsque par exemple il défend le voile intégral ou pas intégral (pardon, s'oppose à la loi qui l'interdit, ce qui revient au même).. mouvement qui semble issu de classes sociales parfaitement intégrées n'ayant pas cerné ce que cela représente pour les femmes des pays qui en font obligation (lien avec Aliaa Elmadhy, "Sous le voile, les pavés")... et qui n'a pas su ou voulu se placer du côté des opprimé/es réel/les (lien avec "Sakineh", femme d'Iran) risquant leur peau pour ne pas le porter... d'"opprimés" un peu volontaristes dans le cas d'intellos nés en France, français ou francophones. [De toutes manières ce n'est pas leur peau que les femmes en France risquent en le portant. Aucune commune mesure.] Entre les femmes de certains pays vitriolées pour avoir refusé le voile (ou pour rien) et celles qui prétendent refuser une loi qui l'interdit parce que "colonialiste", il y a toute la différence entre des privilégiées (certes petitempent) confinant à la traîtrise et des martyres (beaucoup).
Cela évoque l'opposition des africains vis à vis des antillais ou de ceux qu'ils appellent "nègres blancs" en général (l'expression est de Fanon) exagérant selon lui les points les plus contestables de la culture qu'ils ont adoptée avec une ferveur qui va jusqu'à raciser leurs frères "barbares"... ou a contrario, se découvrant après coup avec un certain ressentiment, "nègres-nègres" dans l’œil du blanc, cherchent à "retouver" leurs pseudos racines "africaines", virant de bord à 180 ° vers une culture qui n'est plus la leur.. et qui comporte comme toutes des "traditions" contestables, le mot est faible (excision -lien-, esclavagisme etc..) .. y compris et surtout, avec la même ferveur, dans ce qu'elle a justement de plus détestable.
Ce mouvement de pendule oscillant à 180° est le fait de tous les déracinés et nous le sommes tous peu ou prou. Cela s'appelle l'acculturation et cela s'oppose au métissage qui CHOISIT dans chaque culture ce qu'elle a de bon EN SOI et non pas, en fonction d'un engagement politique suspect ou de la découverte d'un cocufiage humiliant, ce qu'elle a de pire; nous en sommes tous victimes du plus au moins: par exemple les gens du Midi (lien avec "Racisme à Besançon)", les ploucs de n'importe quelle région par rapport au centralisme culturel parisien.. qui ont en partie perdu LEUR culture, LEURS traditions (notamment paysannes, indispensables pourtant pour survivre dans un pays pauvre) par le fait d'une pseudo colonisation (lien avec "chemin Roque") qui a accaparé des terres illégalement. Mais nous (car c'est de moi que je parle ici) n'avons pas acquis, pas totalement, la culture citadine tip top parisienne. Et lorsque certains tentent de faire renaître cette culture ancestrale qui n'est plus tout à fait nôtre... mais qui l'est aussi encore, ils privilégient parfois, presque par provoc dirait-on, ce qu'elle a de plus contestable, le refermement sur soi, le claniqme et l'intolérance, (cette "sauvagerie" qui tout de même fut historiquement intéressante en temps de guerre, cf les camisards, la résistance -lien avec le Puits de Célas-) en un mot, le racisme imbécile. (Parisien tête de chien etc..)
Un détail anecdotique certes mais signifiant : j'ai été, non pas exclue mais violemment rejetée d'un de ces groupes dont je m'étais imprudemment approchée pour: 1 n'être pas une "vraie" (occitane, mon père est parisien) et 2 avoir eu une relation avec un kurde (lien avec "Noces kurdes") (!) en ces termes délicats (certes qui ne concernent qu'un cinglé mais tout de même représentatif) "Je hais ce monde de métèques où les valeurs de nos ancêtres (chasteté? Unions inter ethnique seulement? qui sait?) sont bafouées par l'étranger colonisateur (un kurde? colonisateur?) et de plus avec une indécente fierté" etc.. Brrrr...
Auteur : Hélène Larrivé - Source : http://larrive.blogspot.fr
dimanche 18 novembre 2012
Drame familial, un fait divers qu'on dit!!
Une femme assassinée avec ses deux enfants (retrouvés dans le congélateur et réfrigérateur) dans une petite ville tranquille (lien avec sudouest). Son "compagnon" qui a taillé la route avait déjà été condamné pour faits de violence envers elle. Fait divers? Non, gynocide (lien). Notons que la famille n'était pas comme on dit "connue des services sociaux" comme c'est souvent le cas en dépit du cliché.
mercredi 14 novembre 2012
Aurore Martin, une loi peut-elle périmer? De Marie-Louise Giraud (guillotinée) à Mao Henfen
L'article d'origine (lien)
*Exemple de la loi interdisant l'avortement qui pendant un certain temps, avant le procès de Bobigny ayant abouti à son abolition, n'était en général plus appliquée. Rappelons quand même que Marie-Louise Giraud (lien), guillotinée en 43, l'a été pour avoir pratiqué des avortements à une époque où la saignée de la guerre de 14 rendait "obligatoire" la reproduction d'urgence de chair à canon [la contraception aussi était interdite.]
** Exemple l'obligation en Chine d'avorter après un seul enfant et de lourdes sanctions (lien avec Mao Henfen) en cas de refus.
Datant du 13ième siècle, l'Habeas corpus est toujours un des piliers constitutionnel aux USA, en Angleterre -et partout en Europe, même si la "Magna Carta" [la Grande Charte] n'est pas énoncée dans les mêmes termes-. "Habeas corpus" signifie soit, "présente le corps" [de l'homme arrêté, à un juge], ce qui rendait illégales les mises au secret d'un détenu pouvant durer sa vie entière, soit "présente le corps" [du délit à un juge], ce qui obligeait le questeur à fournir la raison de l'arrestation ou de la plainte [c'est à dire le délit reproché au prisonnier ou au mis-en-cause].
Question : comme un yaourt, une loi peut-elle périmer? Oui... Et même tout le temps. Elles changent [en fonction du pouvoir en place ou des situations, légitimement ou non] l'une surgit qui en contredit une autre qui cependant demeure, elles sont "aménagées", non appliquées*, voire carrément retournées, ce qui est interdit devenant obligatoire**... et parfois comme pour Aurore Martin, une "nouvelle" [le MAE] poussée comme un vilain furoncle peut vous envoyer tâter desprions prisons étrangères comme "Erasmus" envoie des étudiants se cultiver dans des universités de pays amis. (Lien)
Dans ces cas délicats, l'appréciation du "délit" est laissée au magistrat, c'est à dire au Parquet, c'est à dire au pouvoir. Souvent arbitraire: un contrat économique juteux en vue, des intérêts politiques avec le pays requérant, hop extradition et hop au gnouf. Raison d'état.
Question : comme un yaourt, une loi peut-elle périmer? Oui... Et même tout le temps. Elles changent [en fonction du pouvoir en place ou des situations, légitimement ou non] l'une surgit qui en contredit une autre qui cependant demeure, elles sont "aménagées", non appliquées*, voire carrément retournées, ce qui est interdit devenant obligatoire**... et parfois comme pour Aurore Martin, une "nouvelle" [le MAE] poussée comme un vilain furoncle peut vous envoyer tâter des
Dans ces cas délicats, l'appréciation du "délit" est laissée au magistrat, c'est à dire au Parquet, c'est à dire au pouvoir. Souvent arbitraire: un contrat économique juteux en vue, des intérêts politiques avec le pays requérant, hop extradition et hop au gnouf. Raison d'état.
________________________________________
LE CORPS DES FEMMES, PROPRIÉTÉ D’ÉTAT,
DE MARIE-LOUISE GIRAUD A MAO HENFEN
DE MARIE-LOUISE GIRAUD A MAO HENFEN
*Exemple de la loi interdisant l'avortement qui pendant un certain temps, avant le procès de Bobigny ayant abouti à son abolition, n'était en général plus appliquée. Rappelons quand même que Marie-Louise Giraud (lien), guillotinée en 43, l'a été pour avoir pratiqué des avortements à une époque où la saignée de la guerre de 14 rendait "obligatoire" la reproduction d'urgence de chair à canon [la contraception aussi était interdite.]
** Exemple l'obligation en Chine d'avorter après un seul enfant et de lourdes sanctions (lien avec Mao Henfen) en cas de refus.
lundi 12 novembre 2012
Proportions de crimes et délits, ratio femmes/hommes 1/5
Un article du nouvel obs (lien) au sujet d'un crime commis par une femme envers deux hommes a généré quelques réactions masculines parfois hard. Ce qui m'amène à citer quelques chiffres, ultra connus mais qu'il faut rappeler parfois.
Statistiques officielles. Les taux de criminalité et les infractions commises par genre au Canada (lien)
Dans le système de justice pénale, les femmes sont plutôt victimes qu'auteures de crimes. En 2004, elles comptaient pour environ la moitié (51 %) des victimes de crimes avec alors qu’elles représentaient 17 % des inculpés, une hausse légère (14 % en 77.) Leur taux de criminalité est de cinq fois inférieur à celui des hommes et connaît de légères fluctuations à la baisse et à la hausse depuis le début des années 2000.
Les types de
crimes imputés aux femmes diffèrent de ceux des hommes. Elles
commettent d’abord des infractions contre les biens (44 % par rapport à
36 % des hommes), des infractions contre la personne (28 %
par rapport à 35 % des hommes), mais moins d’infractions contre
l’administration de la justice (19 % par rapport à 22 % des hommes).
Plus précisément, elles sont surtout accusées pour le vol autre que celui
d’un véhicule à moteur, les voies de fait simples, la fraude, vol simple, petite corruption et escroquerie, pari, infractions relatives à la
prostitution et actes contraires aux bonnes mœurs, infractions
provinciales et celles aux règlements municipaux (2 % des femmes et
1 % des hommes étaient accusés pour des infractions liées à la
prostitution) tandis que certaines infractions sont beaucoup plus
susceptibles d’être commises par des hommes, l’homicide, vol qualifié, agression
sexuelle, introduction par effraction, vol de véhicule à moteur et du méfait.
Par ailleurs, le taux de crimes avec violence a augmenté chez les femmes entre
1986 et 2005 (deux décennies), réduisant ainsi l’écart entre les femmes et les
hommes à une femme pour cinq hommes en 2005 par rapport à une femme pour neuf hommes en 1986.
dimanche 11 novembre 2012
Mystique, folie, sensualité, l'amour, la mort, la passion, c'est Thérèse d'Avila !! et quelques autres
Thérèse d’Avila, mysticisme et sensualité
![]() |
| Lorenzo Bernini, l'extase de Thérèse |
Thérèse d'Avila comme Jean de la Croix illustre la dimension humaine de l'amour divin dans toute sa splendeur romanesque ambiguë un amour plus passion qu'amour :
Mon Bien-Aimé est à moi, et je suis à lui..." Elle le voit, le dévore du regard, lui parle "0 mon divin Roi, devant votre grandeur, mon âme se consume et ne sait où se mettre... Que sera-ce donc au ciel, si, dès cet exil, votre vue nous inonde de telles délices ?... Jamais je n'aurais pu me figurer une beauté si ravissante, quand j'y aurais passé des années entières, tant sa blancheur et son éclat surpassent tout ce que l'on peut imaginer ici-bas. Mais, c'est un éclat qui n'éblouit point, c'est une blancheur suave, une blancheur qui charme le regard, sans lui laisser la moindre fatigue, c'est une clarté qui rend l'âme capable de voir cette beauté divine, c'est une lumière infiniment différente de celle d'ici-bas, et, près de ses rayons, ceux du soleil ne sont plus rien".
Elle s'agrandit aux dimensions de l'univers entier; par l'amour ardent, qui l'unit à Christ dans l'extase orgasmique, elle atteint l'amour pour l'humanité (cf "Le banquet"). Son envol l'élève au-dessus d'elle-même; vers les autres? Pas toujours, c'est la différence avec Platon : "c'est un détachement extraordinaire que je n'ai point de termes pour définir ; on se sent étranger aux choses d'ici. Là, germent à l'envie, les promesses et les résolutions héroïques, la vivacité des désirs, une sincère horreur du monde, la vue claire de son néant".
Une sorte
d'évanouissement sensuel où "elle est incapable de former une parole et de la
prononcer car toutes les forces extérieures l'abandonnent et sentant par là
croître les siennes, elle peut mieux jouir de sa gloire et de son bonheur" où elle s’abîme: "ce n'est plus mon âme
qui vit, c'est Christ qui vit en elle. Un sentiment délicieux,
ineffable remplace tous les autres et l'absorbe tout entière, celui, intime, de la présence divine". La mort alors lui semble seule issue heureuse. "Je brûlais, je me voyais mourir du désir de voir Dieu et je ne savais où trouver la vie si
ce n'est dans la mort... Mon cœur à chaque instant était près d'éclater."
Dans sa vie de mortifications, elle semble en fête constante. "Oui, pour te servir, fais-moi donc bientôt mourir. 0
mon Seigneur et mon Époux bien aimé, elle est donc venue l'heure tant désirée !
Il est temps de nous voir. 0 mon Seigneur et mon unique amour, il est temps de
partir, il est temps que je sorte de cette vie. Qu'elle soit mille fois bénie
cette heure bienheureuse et que votre volonté s'accomplisse. Que mon âme s'en
aille vers vous, qu'elle s'unisse à vous après avoir si longtemps attendu".
Comme l'amour humain, l'expérience
mystique jette un regard de beauté
sur toutes choses sensuellement transfigurées, telles les passions charnelles éternelles (lien avec la préface de Noces kurdes).
La mort par sa puissance sensuelle semble le lieu de l'accomplissement. Cf Nietzsche : "Ce que l'on nomme amour dans toutes les langues, tous les mutismes du monde, l'ivresse vient ici à bout de la réalité au point que l'on dirait, dans la conscience de l'amoureux, la cause première estompée pour autre chose, un frémissement, un scintillement des miroirs magiques de Circé. L'amour et même l'amour de Dieu restent fondamentalement une seule et même chose : comme une fièvre qui a des raisons de se transfigurer, une ivresse qui fait bien de mentir sur son propre compte... s'imaginer par l'autre plus fort, plus riche, plus parfait, et on est plus fort, plus riche, plus parfait en effet."
La mort par sa puissance sensuelle semble le lieu de l'accomplissement. Cf Nietzsche : "Ce que l'on nomme amour dans toutes les langues, tous les mutismes du monde, l'ivresse vient ici à bout de la réalité au point que l'on dirait, dans la conscience de l'amoureux, la cause première estompée pour autre chose, un frémissement, un scintillement des miroirs magiques de Circé. L'amour et même l'amour de Dieu restent fondamentalement une seule et même chose : comme une fièvre qui a des raisons de se transfigurer, une ivresse qui fait bien de mentir sur son propre compte... s'imaginer par l'autre plus fort, plus riche, plus parfait, et on est plus fort, plus riche, plus parfait en effet."
Harcèlement, le principe du cobra
Harcèlement, un phénomène de sensibilisation. La victime corrodée et affaiblie agit toujours comme si elle devait chercher un cobra autour d'elle (parfois à juste titre.) Lien avec l'article "fabrication maladie psy"
samedi 10 novembre 2012
lundi 5 novembre 2012
dimanche 4 novembre 2012
Le viol, un acte de guerre et non un acte sexuel
Premier point : le violeur n'a souvent pas le physique de l'emploi. Ni les victimes. Il faut définitivement tordre le cou à l'image du bestial en manque et de la vamp en minijupe.
_________________________________________________________
D'après l'association féministe metzoise aemf (lien)
A partir de contreleviol.fr, campagne 2012 sur les idées reçues sur le viol.
EXCEPTION : DES CAS-LIMITE CAR ILS EXISTENT. LE VIOLEUR SANS VIOLENCE, PAR "ÉTAPES", OU LA "VIOLEUSE" POUR LA BONNE CAUSE !
* A deux exceptions près, celle des rapports sado maso qui s'annoncent clairement comme un jeu, avec ses "règles", codes, "rites" "contractuellement" acceptés, (cf les annonces sur le net ou dans des journaux) concernant pour la moitié ou plus des hommes demandeurs (cf "La Vénus aux fourrures" de Wanda de Sacher-Maso où elle relate ses réticences à ce qui lui imposé par son riche "masochiste" de mari qui la "forçait" paradoxalement à un rôle de dominante qui lui déplaisait). Comme pour tous les comportements sexuels relativement hors norme, (échangisme, fétichisme, boulimie sexuelle, obsessions spécifiques..) le sado masochisme a ses adeptes, sa théâtralité propre et ces cercles au sein desquels les pratiques n'ont rien à voir avec celles de la vie courante et ne doivent pas être confondus avec celle-ci. D'où le danger des films X pour les très jeunes hommes conduits par ignorance à imiter DANS LE RÉEL une image fautive et spécifique de la sexualité prise comme norme. Et qui leur convient !
Deuxièmement. Il est vrai cependant qu'une femme -ou plus rarement un homme- peut changer d'avis, mais cela peut être aussi une justification du violeur a posteriori (c'est presque toujours l'argument invoqué lorsqu'ils sont serrés) d'où l'embarras des juges. Notons qu'en certains cas, relativement rares, car il y a autant de formes de viols qu'il y a de violeurs, elle peut avoir éprouvé du plaisir ; cela n'en reste pas moins un viol si elle n'avait pas elle-même décidé. Au cas où il n'y a pas eu violence physique, c'est à elle d'en juger. Cette "insistance" extrême qui revêt plusieurs formes opposées (cadeaux, attentions, services, supplications.. ou violence) peut aussi être le fait des femmes, la violence en moins, et concerne alors non pas l'acte sexuel en soi mais le mariage. Ce n'est donc pas un viol [ou disons un viol par destination!] mais une démarche comparable à celle d'un commercial déterminé pour parvenir à ses fins à user de tout arguments y compris le charme ou le pragmatisme.. pas toujours controuvés. Le cas de Denis, qui avoue comiquement avoir été quasiment "forcé" par son épouse.. et ne pas le regretter est typique. Ici, Nadine, jolie femme dynamique mais pas toute jeune désirant fonder une famille jette son dévolu sur cet homme riche et talentueux mais timide et paradoxalement peu armé dans l'existence et le poursuit jusqu'à obtenir son consentement.. pour le meilleur puisque comme dans les romans roses, ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants et Denis ne le regretta jamais. Viol? Plus ou moins disait-il drôlement mais il s'en montrait ravi.
Mais parfois, lorsqu'il est le fait d'hommes, il y a dérive. Ainsi Irène, en phase dépressive, accepta-t-elle la "cour" insistante et romanesque mais déplacée d'un jeune "amoureux" infiniment déterminé lui aussi, glissant sans s'en apercevoir du refus stupéfait à une lassitude amusée.. qui se transforma dès que sa garde se relâcha en quasi acceptation, un acte sexuel là aussi un peu "limite" (lien avec la préface de "Noces kurdes") mais qu'elle ne pointa pas comme viol (lien avec le poème de Mary Stuart à Bothwell qui dit-elle "aurait pris son corps avant d'avoir son âme").. et comme Denis, elle s'en montra au début ravie... acte sexuel suivi d'une relation de "couple" qu'il voulut lui imposer et qu'elle refusa assez vite, consciente a postériori d'avoir été manipulée... Et là alors, changement de casquette, il se montra ultra violent envers de supposés rivaux, jusqu'au harcèlement de tous les instants envers elle, menaces, tentatives de chantage et même de meurtre [sabotage d'une chaudière à gaz]... Viol? Pas vraiment mais "viol à l'usure" qui dériva ensuite. Un cas-limite qui ne fut justiciable que lorsqu'il se dévoila, réitérant ses gestes en plus hard envers une autre, preuve que le pseudo-violeur peut user de toutes sortes de méthodes, relativement acceptables socialement, ou de truand, la cour insistante et romanesque (!) OU, envers un autre public, la violence [la seconde victime étant une marginale démunie, il ne prit pas de gants, obtint là aussi un consentement mais moyennant une aide financière et de la même façon refusa la rupture, cette fois avec violence physique envers elle et menaces de mort.] Le violeur s'adapte donc et le viol, s'il n'est pas détecté -pas de violence, plaisir réciproque ou compensation financière qui fait de la victime une prostituée malgré elle pouvant difficilement se plaindre- revêt des forme multiples qui ne le révèle comme tel que dans des cas les plus hard. Non puni voire même non détecté, l'escalade de la violence jusqu'à l'extrême est la règle.
.
LE DOSSIER
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/03/nous-nirons-plus-au-bois-le-viol-mini.html
![]() |
| Sans les nommer intentionnellement, ce sont tous des tueurs violeurs et certains en série. |
D'après l'association féministe metzoise aemf (lien)
1. Le viol est un phénomène marginal
! Faux, au moins 75 000 femmes/an sont violées en France.
1/10 femmes a subi un
viol ou une agression sexuelle ou le subira. C’est un phénomène massif. Il concerne dans 1/3 des cas des hommes mais le violeur est presque toujours un homme. (Susan Browmiller.)
2. Le viol est le plus souvent commis par un inconnu dans une rue sombre ! Faux, dans 8% des cas l’auteur du viol est connu de la victime et dans 50% il s’agit d’un membre de la famille ou un proche, dans 34% des cas, le mari ou compagnon. Et 63% des victimes sont mineur-e-s.
2. Le viol est le plus souvent commis par un inconnu dans une rue sombre ! Faux, dans 8% des cas l’auteur du viol est connu de la victime et dans 50% il s’agit d’un membre de la famille ou un proche, dans 34% des cas, le mari ou compagnon. Et 63% des victimes sont mineur-e-s.
3. Ce sont surtout les filles sexy et aguicheuses qui sont violées
! Faux, ce ne sont pas la tenue ou le comportement d’une femme qui
provoquent le viol, c’est le violeur. Les premières victimes de
l'étrangleur de Boston étaient des femmes noires du ghetto âgées de plus de 70 ans. Mais on parle plus dans les médias de celles qui sont plus sexy. Les victimes sont très souvent culpabilisées ou ressentent de la honte. C’est
une inversion des responsabilités. La victime est
transformée ou se transforme en accusée. Notons que le fait de devoir relater le drame dans tous ses détails constitue une réitération de l'humiliation. Le viol concerne tous
les milieux, toutes les cultures. Dans certains cas, c'est la femme qui sera rejetée voire tuée par sa propre famille.
4. Le viol est largement puni
! Faux, moins de 2% des violeurs sont condamnés. La législation
reconnaît le viol comme un crime depuis seulement 30 ans (1980). Dans les faits, il est peu puni : moins de 10% des victimes
portent plainte, du fait de la peur, de la pression de l’entourage,
etc. La véracité de leurs accusations est souvent mise en doute, et
beaucoup de plaintes aboutissent à des non-lieux faute de preuves.
5. Le viol est un drame individuel
! Faux, c’est surtout un problème de société. Le viol est l’expression
d’une volonté de contrôle et d’emprise sur les femmes. Il
suppose qu'elles sont à la disposition des hommes pour satisfaire
des besoins sexuels naturels. Il est un signal
d’une société.
6. Le viol est provoqué par la testostérone
! Faux, ce n’est pas un comportement naturel, mais culturel. Il
repose sur le mythe d’une sexualité masculine "irrépressible"," incontrôlable" et "conquérante" fortement légitimée
pour les mâles tandis que l’expression du désir
féminin est socialement réprouvée. Il n'est pas jugulé par la prostitution. Les pays qui l'ont autorisée (Allemagne,
Pays-Bas) n’ont pas vu baisser le nombre de viols.
7. Quand une femme dit non, elle pense oui ou peut-être : elle a envie qu’on la force
! Faux, quand une femme dit non, c’est non. La
prétendue sexualité féminine passive, soumise aux initiatives des
hommes est un mythe*. L’expression du consentement des deux
partenaires est la condition absolue d’une relation sexuelle ; sinon, il
s’agit d’un viol. Même si elle est montée boire un verre, même si elle
dort dans le même lit, même s’ils ont déjà échangé des caresses… au
moment où elle dit non, c’est non.
8. Les hommes aussi sont victimes de viol ! Vrai et faux. Les victimes sont des femmes dans 9/10 cas
(chiffres différents de ceux de Browmiller aux USA qui donne 2/3) et même les hommes violés -le plus souvent mineurs- le sont dans 99% par des hommes.
9. Les violeurs sont des psychopathes !
Faux, il n’existe pas de profil-type. Les viols sont souvent commis par des hommes
parfaitement intégrés socialement parfois même au-dessus de tout
soupçon.
10. Le viol est le résultat de la misère sexuelle ! Faux. Les femmes qui n’ont pas de vie
sexuelle et en éprouvent de la frustration ne violent pas d'hommes.
J'ajouterais que le viol malgré les apparences n'a en fait rien à voir avec un acte sexuel, -il est même à l'opposé-: c'est un acte de guerre. De pouvoir et de haine. Il est par exemple régulièrement commis par des mâles hétérosexuels voire homophobes à l'encontre d'autres hommes (par exemple dans les prisons, en temps de guerre ou lors d'expéditions punitives.) Cf l'analyse dans "bitissime" -sur l'affaire du Sofitel-, lien.
J'ajouterais que le viol malgré les apparences n'a en fait rien à voir avec un acte sexuel, -il est même à l'opposé-: c'est un acte de guerre. De pouvoir et de haine. Il est par exemple régulièrement commis par des mâles hétérosexuels voire homophobes à l'encontre d'autres hommes (par exemple dans les prisons, en temps de guerre ou lors d'expéditions punitives.) Cf l'analyse dans "bitissime" -sur l'affaire du Sofitel-, lien.
A partir de contreleviol.fr, campagne 2012 sur les idées reçues sur le viol.
EXCEPTION : DES CAS-LIMITE CAR ILS EXISTENT. LE VIOLEUR SANS VIOLENCE, PAR "ÉTAPES", OU LA "VIOLEUSE" POUR LA BONNE CAUSE !
* A deux exceptions près, celle des rapports sado maso qui s'annoncent clairement comme un jeu, avec ses "règles", codes, "rites" "contractuellement" acceptés, (cf les annonces sur le net ou dans des journaux) concernant pour la moitié ou plus des hommes demandeurs (cf "La Vénus aux fourrures" de Wanda de Sacher-Maso où elle relate ses réticences à ce qui lui imposé par son riche "masochiste" de mari qui la "forçait" paradoxalement à un rôle de dominante qui lui déplaisait). Comme pour tous les comportements sexuels relativement hors norme, (échangisme, fétichisme, boulimie sexuelle, obsessions spécifiques..) le sado masochisme a ses adeptes, sa théâtralité propre et ces cercles au sein desquels les pratiques n'ont rien à voir avec celles de la vie courante et ne doivent pas être confondus avec celle-ci. D'où le danger des films X pour les très jeunes hommes conduits par ignorance à imiter DANS LE RÉEL une image fautive et spécifique de la sexualité prise comme norme. Et qui leur convient !
Deuxièmement. Il est vrai cependant qu'une femme -ou plus rarement un homme- peut changer d'avis, mais cela peut être aussi une justification du violeur a posteriori (c'est presque toujours l'argument invoqué lorsqu'ils sont serrés) d'où l'embarras des juges. Notons qu'en certains cas, relativement rares, car il y a autant de formes de viols qu'il y a de violeurs, elle peut avoir éprouvé du plaisir ; cela n'en reste pas moins un viol si elle n'avait pas elle-même décidé. Au cas où il n'y a pas eu violence physique, c'est à elle d'en juger. Cette "insistance" extrême qui revêt plusieurs formes opposées (cadeaux, attentions, services, supplications.. ou violence) peut aussi être le fait des femmes, la violence en moins, et concerne alors non pas l'acte sexuel en soi mais le mariage. Ce n'est donc pas un viol [ou disons un viol par destination!] mais une démarche comparable à celle d'un commercial déterminé pour parvenir à ses fins à user de tout arguments y compris le charme ou le pragmatisme.. pas toujours controuvés. Le cas de Denis, qui avoue comiquement avoir été quasiment "forcé" par son épouse.. et ne pas le regretter est typique. Ici, Nadine, jolie femme dynamique mais pas toute jeune désirant fonder une famille jette son dévolu sur cet homme riche et talentueux mais timide et paradoxalement peu armé dans l'existence et le poursuit jusqu'à obtenir son consentement.. pour le meilleur puisque comme dans les romans roses, ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants et Denis ne le regretta jamais. Viol? Plus ou moins disait-il drôlement mais il s'en montrait ravi.
Mais parfois, lorsqu'il est le fait d'hommes, il y a dérive. Ainsi Irène, en phase dépressive, accepta-t-elle la "cour" insistante et romanesque mais déplacée d'un jeune "amoureux" infiniment déterminé lui aussi, glissant sans s'en apercevoir du refus stupéfait à une lassitude amusée.. qui se transforma dès que sa garde se relâcha en quasi acceptation, un acte sexuel là aussi un peu "limite" (lien avec la préface de "Noces kurdes") mais qu'elle ne pointa pas comme viol (lien avec le poème de Mary Stuart à Bothwell qui dit-elle "aurait pris son corps avant d'avoir son âme").. et comme Denis, elle s'en montra au début ravie... acte sexuel suivi d'une relation de "couple" qu'il voulut lui imposer et qu'elle refusa assez vite, consciente a postériori d'avoir été manipulée... Et là alors, changement de casquette, il se montra ultra violent envers de supposés rivaux, jusqu'au harcèlement de tous les instants envers elle, menaces, tentatives de chantage et même de meurtre [sabotage d'une chaudière à gaz]... Viol? Pas vraiment mais "viol à l'usure" qui dériva ensuite. Un cas-limite qui ne fut justiciable que lorsqu'il se dévoila, réitérant ses gestes en plus hard envers une autre, preuve que le pseudo-violeur peut user de toutes sortes de méthodes, relativement acceptables socialement, ou de truand, la cour insistante et romanesque (!) OU, envers un autre public, la violence [la seconde victime étant une marginale démunie, il ne prit pas de gants, obtint là aussi un consentement mais moyennant une aide financière et de la même façon refusa la rupture, cette fois avec violence physique envers elle et menaces de mort.] Le violeur s'adapte donc et le viol, s'il n'est pas détecté -pas de violence, plaisir réciproque ou compensation financière qui fait de la victime une prostituée malgré elle pouvant difficilement se plaindre- revêt des forme multiples qui ne le révèle comme tel que dans des cas les plus hard. Non puni voire même non détecté, l'escalade de la violence jusqu'à l'extrême est la règle.
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LE DOSSIER
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/03/nous-nirons-plus-au-bois-le-viol-mini.html
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