mercredi 30 avril 2014

Comment faire un ministre

Monsieur de Bargeton était élégant, de belle taille, d'un air toujours plaisant, avec un regard profond, de gros sourcils et un vaste front réfléchi, mais ce qui était surtout remarquable chez lui était son sourire. Retenu, aimable, il souriait... Lorsqu'il se tenait dans le salon où sa femme recevait le haut-Angoulême, son air amène et surtout ce sourire faisaient voir que, retenu quoique pesant tout intérieurement d'un soin remarquable, il appréciait les partis avec une attention peu commune, et, dénué de la passion qui oblitère le jugement, ne se hâtait jamais pour estimer et savait allier égalité d'esprit et droiture, indulgence et lucidité... si bien que chacun se trouvait admiratif devant une sagesse merveilleuse qui à l'inverse du vulgaire, examinait sans lassitude et engrangeait sans parti pris dans sa belle tête pensive tout ce qui lui était exposé.

En réalité, derrière ce sourire, il n'y avait rien. Monsieur de Bargeton dormait profondément. Il ne comprenait rien, n'écoutait rien, n'avait strictement aucune idée personnelle et n'éprouvait même aucun sentiment particulier en quelque occasion que ce fût. Madame de Bargeton, qui avait fini par l'apprécier, le soignait comme on soigne un manteau, le brossant, l'époussetant et l'accrochant dans l'entrée les jours de réception, et il se laissait soigner, brosser et accrocher, pleinement satisfait de son ménage, toujours égal, toujours souriant, et toujours absolument vide de pensées. Voulant tirer parti de qualités aussi exceptionnelles, Madame de Bargeton eut l'idée d'en faire un ministre et y parvint en un tournemain...

Embouteillages


Danton vu par "le chat"


La muflerie est-elle violence psychologique ? oui

 Parce qu'on ne sait discerner ce qui est intentionnel de ce qui est maladresse reliée à une certaine inculture... ou culture "autre": entre innocence et cruauté, que choisir? Mais cela commence toujours ainsi... et on finit par en perdre la tête. Syndrome Anne Boleyn..

http://femmesavenir.blogspot.fr/2013/10/le-hasard-et-la-necessite-ou-maison-de.html
Lorsque "Torwald", après un week-end amoureux de réconciliation à Nantes -au cours duquel il n'a pas été avare de déclarations émouvantes- demande à "Nora" de le raccompagner.. chez sa petite amie (!) -c'est à dire au centre de Paris-.. parce qu'il a des rendez-vous le lendemain matin et, épuisé, veut éviter le train (!)..  il se montre mufle à deux titres : vis à vis de Colette réduite à une simple logeuse -c'est la situation de sa résidence qui le fonde, ce soir-là du moins, à passer la nuit avec elle*-... et vis à vis de Nora qui doit à une heure tardive rentrer seule en banlieue.. avec une voiture peu fiable -elle tombera du reste en panne peu avant d'arriver chez eux et passera une nuit blanche.-

Manque d'éducation? Pragmatisme de celui qui a été formé dès l'enfance à considérer les rapports humains avec un certain "réalisme".. (on pourrait dire désinvolture, cynisme..) fût-il, à de rares moments d'abandon, mis en stand by et dénié ? Amusant ? oui ; vaudevillesque ? soit, mais aussi, un révélateur idéologique : les femmes comme les hommes étant des êtres utiles .. ou non, ou pas pour le même office, il faut multiplier les prestataires pour en avoir "plus". Cela n'est peut-être pas tout à fait incompatible avec l'amitié et l'amour mais le romantisme y perd beaucoup. Nora "redescend" en piqué.

Ces rapports sont simplement les rapports sociaux normés -peu explicités ni pointés- auxquels le couple même échappe rarement -ou brièvement-. Certains groupes sociaux plus que d'autres les cultivent -parfois ouvertement- comme parfaitement naturels : un réflexe conditionné s'installe donc chez ceux qui n'ont vu valoriser autour d'eux que ce type de comportement -certes efficace-.. même si une passion amoureuse de jeunesse les a provisoirement conduits à l'ivresse de la révolte. La gueule de bois ensuite peut durer toute la vie. Le formatage à chaud est ineffaçable : au moment d'un éloignement, le pli revient intact : ainsi un gauchiste qui voulait vivre de la terre dans les Cévennes redevient-il un bourgeois frileux, conformiste, soucieux de son confort, fier de sa réussite et méprisant ceux que la société a laissés sur le bord du chemin -ou qui n'ont pas voulu s'engager sur la bretelle- qu'il appelle "ratés" ou "loosers".. froid jusqu'au cynisme et pragmatique sans états d'âme... ceci ouvertement et sans la moindre conscience de chute de pression qu'il suscite chez celle qui descend en piqué jusqu'au crash. (Celle qui a connu et aimé une autre face de lui. Opposée. Du Che à Pécuchet -ou à Monsieur de Bargeton- il faut un caisson de décompression ! http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/04/monsieur-de-bargeton-etait-elegant-de.html)

*Il n'est pas exclu que Torwald joue double jeu et que ses rendez-vous du lendemain n'aient été qu'un prétexte à renier son moment d'abandon -à supposer qu'il l'ait regretté, ayant après coup réalisé qu'il préférait la sécurité et/ou simplement Colette- mais dans tous les cas, même s'il s'agissait de l'épargner, la maladresse de l'argument -peut-être controuvé- servi à Nora, insultante pour Colette comme pour elle constitue une violence psychologique cruelle, traumatique, inacceptable.
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Lien avec "Maison de poupée à Clamart". http://femmesavenir.blogspot.fr/2013/10/le-hasard-et-la-necessite-ou-maison-de.html
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LE DOSSIER violences psychologiques
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/les-dossiers-violences-psychologiques.html

mardi 29 avril 2014

Un chat qui se prend pour un lion


Au Brésil, on prépare la coupe du monde !


En expulsant des pauvres et en rasant leur logis..
Vive le foot!

D'autres images. Faire tourner SVP !
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/05/et-la-coupe-du-monde-au-bresil-on.html 
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Les articles de Mariane
http://www.marianne.net/Les-bresiliens-desobeissent-deja-a-Platini_a238472.html

 

Où sont les violeurs?

http://www.huffingtonpost.fr/marlene-schiappa-bruguiere/hommes-viols_b_5226030.html?1398693983

Excellent article.. Mais celui-ci aussi! En mémoire du "post", fermé et acheté après l'affaire du Sofitel.
Http://bitissime.blogspot.com
Ou
Http://risquecensure.blogspot.com


Un acte de survie, se prendre pour SOI


"Je suis venue à penser que prendre soin de moi n'est pas un acte d'auto complaisance mais un acte de survie." (Audre Lorde, qui se définissait ainsi : "poétesse, lesbienne, noire, mère, amblyope et guerrière"..)


"Tu ne penses qu'à toi, tes articles,
Il n'y a que toi qui comptes
Ça t'est égal de tout briser autour de toi,

Et la manière dont tu me parles,

A présent. Dont tu parles à tous!
Je ne peux plus te supporter..
Tu te prends pour qui?
Tu as changé..."

Oui. Le petit écureuil est mort

Il va te manquer.





 


avec une voiture en panne à la Cité Blanche à 3 h du matin 
dans le rôle de Kronstadt



Au fond, cette voiture n'a été qu'un révélateur chimique (comme le papier de tournesol!) du PH de la "solution" (ici Nora-Torwald!)


Celui qui m'a donné le courage de dire "non"

LE DOSSIER

Un blog à visiter, les survivants de la DASS!


http://lessurvivantsdeladdass.wifeo.com



LE DOSSIER maltraitance intra familiale, et plus particulièrement, l'article "le syndrome de Stockholm", le cas Léna.

La société de con sommation vue autrement .. par Steph Lawless !


lundi 28 avril 2014

Conseil municipal en session

Cékikiva avoir son petit poisson ?

Marina, ses parents, des visages d'enfants pris en faute




Marina, battue à mort, pendant son interrogatoire par la police (car son cas avait été signalé plusieurs fois)... s'était inventé des parents aimants, lui faisant des cadeaux etc..


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LE DOSSIER 2enfants/jour
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/04/le-dossier-des-insultes-aux-coups-et.html

LE DOSSIER maltraitance intra familiale
http://femmesavenir.blogspot.fr/2009/09/maltraitance-intra-familiale-tous-les.html

Pourquoi les témoins d'une agression dans un lieu public n'interviennent-ils pas?

 Larrivé: La peur, tout simplement. Un jour ds le TGV, un jeune -excité- a sorti juste derrière moi .. un petit téléviseur qu'il tentait de mettre en route. Grésillements insupportables, impossible de se concentrer, de bosser. Je lui demande d'arrêter, il refuse, le ton monte.. De guerre lasse je vais chercher le contrôleur.. Lorsqu'il arrive avec moi, plus de télé ! Il lui demande s'il écoutait son poste, l'autre, indigné, nie, crie.. le contrôleur, perplexe, interroge les passagers (10?) les gens tournent la tête, gênés, personne n'a rien entendu (!)... il y a notamment une femme asiatique assise juste en face du vus, dans l'autre travée avec un bébé, qui avait été particulièrement incommodée (le bébé ne pouvait pas dormir).. qui nie elle aussi.. jusqu'à ce qu'enfin une femme d'un certain âge confirme! Une sur (?) 10 au moins, pas plus. Sinon, pour le contrôleur, je passais pour dingue. Lorsque à N. je descendis (la jeune asiatique aussi) je lui demandais "pourquoi n'avez vous rien dit? Pire, menti?" elle me répondit, très agressive "moi je me mêle pas des affaires des autres, fichez moi la paix." Notons ici qu'il s'agissait aussi et d'abord des siennes et de celles de tous. Des expériences ont été faites en socio sur ce sujet, qui met en jeu la "prise de pouvoir" par 1 individu sur un groupe par la frnace, l'intimidation.. Parfois en dehors de tout danger réel. La peur aussi de se mettre en avant, l'éducation qui fonde à demeurer "discret"..

http://alfredotale.blogspot.fr




Celui qui est intervenu, 
un héros peu connu