jeudi 6 février 2014
D'après Baudouin Vart, (via FB!) merci!
Seul,
Le temps est enfin venu,
D’être seul,
Seul, Je suis vide,
Et seul, Je suis plein,
Comme jamais auparavant,
La peur d’être seul,
S’est envolée loin, si loin…
Que je l’ai oubliée,
Le bonheur extérieur,
S’en est allé,
Dans un océan de blé,
Pour ne laisser qu’un vague souvenir,
Des bruits cinglants, abrutissants,
Fracassants ma tête continuellement,
À coup de slogans, de désirs périssables,
Toujours plus oppressants et agressants,
Je n’étais qu’une denrée à consommer,
À jeter après usage. Comme tous.
Seul,
Je suis seul,
Le vide est plein,
Et le plein est vide,
Plus personne ne peut me nourrir,
Je suis ma propre nourriture,
J'en déguste l’essence même,
Tout de silence reclus,
.
Dans la caverne de mon cœur,
J’observe le feu du magma,
L’humanité s’élever,
Ou s’engloutir,
.
Dans un festin décadent,
Où chacun meurt,
De sa propre déception,
Je ne suis personne,
Et c’est extra !
mercredi 5 février 2014
Nietzsche et les femmes, sexisme et psychopathologie
Réponse à Nina, qui cite la terrible phrase d'''Ainsi parlait Zarathoustra'' : ''si tu vas chez les femmes, n'oublie pas ton fouet.''
-- Oui. Mais c'était à l'époque de son largage hard par Lou Salomé - qui du reste n'avait jamais consenti à zoomer avec lui-.. pour son pote, ce qui n'arrange rien.. et où la maladie mentale qui l'emporta commençait à bas bruit à lui bousiller les neurones. Peu après, il planta des croix dans le jardin de l'asile et attendait que ''ça'' pousse, ça relativise tout de même ses éructations anti femmes.
Comme pour Kant, les femmes étaient pour lui des machins super dangereux, mixte de tigre du bengale et de mâtin de Naples sous une figure aimable trompeuse dont il fallait se garder car ''on ne fait pas le poids''. Presque mignon, le vieux puceau de la ''Critique de la Raison pure'' si nuancé, si profond et méthodique.. qui l'écrit quasiment tel que. Et intéressant. Le sexime part en fait d'une sur valorisation des femmes, comme le racisme. Et le lien dans les deux cas avec la maladie mentale -neurologique pour le premier- est passionnant. Y aurait il à la base un trouble physiologique ? Il me souvient d'un malade bipolaire qui affirmait ''prévoir'' ses crises ''car je deviens con'' disait-il. Comment ? ''Raciste''. Autrement dit, il commençait par vouloir dézinguer tous les noirs -arabes, juifs etc.. c'est selon et notons le, cela ne semble pas a priori pathologique, c'est juste un mec de Civitas comme un autre-.. ou toutes les femmes, idem... puis la terre entière juste après.
mardi 4 février 2014
Elfriede Petri, Heidegger, Hanna Arendt, un improbable trio, le dossier
![]() |
| Elfriede Petri Heidegger, nazie, antisémite décomplexée Martin Heidegger, nazi, antisémite, un regard oblique, madré |
LE DOSSIER
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/martin-heidegger-un-salaud-comme-un.html
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/hannah-arendt-et-martin-heidegger-une.html, (le plus important.)
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/une-femme-trompee.html
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/heidegger-nazi-bien-sur.html
http://www.republique-des-lettres.fr/hannah-arendt-0001.php
Un article de ''fan'' qui nous renseigne sur un côté séduisant du personnage -et son passé, très pauvre-. Un philosophe ''paysan'' à la vie sobre, se retirant volontiers dans sa cabane de la forêt noire où Elfriede faisait chauffer l'eau sur une vieille cuisinière.. Et sur l'amitié que lui vouait le poète provençal René Char qui l'invitait souvent. Notons la désopilante mauvaise foi ou candeur de l'auteur qui observe quasiment en incise, comme une anecdote, que ''Hannah quitta Fribourg où elle ne se sentait pas en sécurité'' (!) -comme si elle avait été victime d'un cambriolage!- Notons aussi sa relation amoureuse avec une autre de ses jeunes étudiante, elle aussi juive, Pauline Bochman qui elle ne capitalisa cette liaison comme Hannah.. Apparemment il était coutumier du fait.. et, ce qui corrobore l'analyse de Elizabeth Ettinger, choisissait ses proies juives. On ne peut pas ici ne pas penser à certains passages de Mein Kampf dans lequel Hitler, auquel il ressemble curieusement, délire littéralement sur l'érotisme, plus exactement l'obsession sexuelle supposée du ''juif''... envers les jeunes aryennes belles et pures qu'il ''rêve de violer afin de souiller la race etc..'' Il faut seulement inverser les termes du rapport.. Les très jeunes femmes juives fascinaient ce nazi.. et il n'était pas le seul parmi ses pareils.
http://panathinaeos.wordpress.com/2011/04/14/heidegger-weg-heideggers-path-part-ii-the-french-connection/
Nous sommes un écosystème de bactéries qui agissent en nous
http://mobile.lemonde.fr/culture/article/2014/01/31/le-ventre-notre-deuxieme-cerveau_4354317_3246.html
Certaines bactéries (anormales) chez la souris (reliées à la toxoplasmose) les fondent à ne plus avoir peur des chats.. et même à les attaquer ou à vouloir les baiser (!!) => elles se font bouffer, ce qui arrange le toxoplasme qui se développe bien sur le chat (mais pas sur la souris.)
A la limite, nous serions manipulés par les milliards de bactéries que nous hébergeons? Elles formeraient un écosystème non seulement avec ''nous'' mais, s'evacuant dans l'environnement, avec toute la création ? Nous serions un véhicule de transport de bactéries ? L'idée est plaisante.
Martin Heidegger, un salaud comme un autre
Un visage chafouin, un air faux cul comme pas possible.. et une aura qui malgré son engagement nazi, ne se démentit pas. Y compris auprès de gens honnorables (lien).
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/hannah-arendt-et-martin-heidegger-une.htmlhttp://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/une-femme-trompee.html
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/heidegger-nazi-bien-sur.html
Une femme trompée
Non, contrairement au poncif, elles ne sont pas toutes moches et grosses..
Une question : que penseriez-vous d'une toute jeune fille, brillante mais un peu naïve, séduite par son prof de 19 ans son aîné ( non ce n'est pas un feuilleton débile) marié et père de famille... qui l'abandonne lorsqu'il s'avère qu'elle nuit à sa carrière, la ''confie'' à un ami, lui laissant sciemment courir un danger de mort.. puis la rappelle lorsqu'il se trouve à son tour dans la merde?
Que penseriez-vous de la jeune femme qui accourt aussitôt, le sort du pétrin.. tout en continuant à subir des avanies -non de la part directement du gus, mais de sa femme.. à laquelle il ne s'oppose pas-?
Qu'il est un sale type limite mac, et elle une pauvre conne? Réponse ici. (Lien.)
Hannah Arendt et Martin Heidegger, les liaisons dangereuses
Hanna Arendt, Elfriede et Martin Heidegger, Karl Jasper et Gertrud Mayer, et Heinrich Blücher...
http://www.liberation.fr/livres/1996/03/28/hannah-t-aime_164694
http://www.republique-des-lettres.fr/hannah-arendt-0001.php
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/heidegger-nazi-bien-sur.html
Je n'avais jamais voulu me pencher, c'est le mot exact, par ''pudeur'' (!) sur la relation particulière de Hannah Arendt et Heidegger tant celle-ci semblait incompréhensible, peut-être pour ne pas par trop dégrader l'image que j'avais d'elle... de la philosophie en général donc des femmes philosophes et au bout de la chaîne, comme un atome, de moi-même. C'est chose faite.. Sur le cul je suis. C'est pire que ce qu'on pouvait imaginer. A côté d'elle, y compris et surtout dans ma vie intime dont je déplore à présent publiquement certains aspects, quelle féministe je fais! Cf ''une femme embarquée'', lien.)
Une jeune étudiante aux yeux noirs, brillante mais surtout pétrie d'admiration pour le ''maître''.. Un maître qui a le double de son âge, bourgeoisement marié avec une femme de ''poids'' (quoique dit-on de peu d'envergure intellectuelle.. ce qui ne l'empêche pas de dactylographier les écrits de son mari en temps et en heure*).. une épouse qui sera son indéfectible soutien sur tous les plans et qu'il n'a jamais eu l'intention de quitter, confort et carrière obligent, et père de deux enfants, voilà le tableau. Une relation humiliante donc, entre vaudeville et tragédie : elle attend dans le parc glacé, cachée derrière des buissons, le signe qu'il va lui faire à la fenêtre pour l'avertir qu'elle peut entrer, (Elfriede est enfin partie à la chorale des petits futurs nazis dont elle s'occupe avec dévouement?) un petit coup, parfois, au début, suivi d'un poème le lendemain.. et dehors.. c'est ce qui ressort, entre autres, de la thèse de Ettinger.
Une jeune étudiante aux yeux noirs, brillante mais surtout pétrie d'admiration pour le ''maître''.. Un maître qui a le double de son âge, bourgeoisement marié avec une femme de ''poids'' (quoique dit-on de peu d'envergure intellectuelle.. ce qui ne l'empêche pas de dactylographier les écrits de son mari en temps et en heure*).. une épouse qui sera son indéfectible soutien sur tous les plans et qu'il n'a jamais eu l'intention de quitter, confort et carrière obligent, et père de deux enfants, voilà le tableau. Une relation humiliante donc, entre vaudeville et tragédie : elle attend dans le parc glacé, cachée derrière des buissons, le signe qu'il va lui faire à la fenêtre pour l'avertir qu'elle peut entrer, (Elfriede est enfin partie à la chorale des petits futurs nazis dont elle s'occupe avec dévouement?) un petit coup, parfois, au début, suivi d'un poème le lendemain.. et dehors.. c'est ce qui ressort, entre autres, de la thèse de Ettinger.
Nazi? Antisémite ? Comment peut-elle l'ignorer? Elle ne l'ignore pas. Ses écrits sont clairs (lien). Ses propos le furent assurément. Certes il n'y a pas encore eu la Shoah, seulement de ça de là (!) quelques pogroms. Mais sa conscience acérée - ne devint-elle pas ensuite une philosophe politique du totalitarisme !?- ne peut pas ne pas la lui faire deviner en germe, menaçante, toute proche.. ainsi qu'à lui, le Penseur du dasein, (même si ensuite elle va tenter, avec une certaine mauvaise foi, de le dédouaner -il n'aurait pas compris.. ! Il aurait été ''idiot''.. impossible car même après la découverte de l'ampleur des génocides, il n'a JAMAIS fait amende honorable-.)
Il a en tout cas fort bien compris qu'elle était un obstacle à son ambition. Il l'éloigne, (la confie à Jasper! déjà dans le collimateur des nazis car sa femme est juive!) et rompt. Un professeur briguant le Rectorat amant d'une étudiante juive serait d'emblée ''out'' dans la course à la gloire qu'il a entreprise. Et ça marche, d'autant mieux que son vieux maître -et supérieur-, Husserl, est juif donc facile à éliminer. C'est du reste le seul point sur lequel Hannah semble ne pas avoir eu d'indulgence. Elle écrira que c'est la fameuse lettre d'exclusion qui l'a tué -Husserl en effet est mort peu après- et qu'en ce sens, Heidegger est responsable de sa mort.
Un étrange quatuor va alors se créer, à distance, autour de Heidegger. L'ami indéfectible renié, l'épouse juive de celui-ci, plus dure.. l'ex jeune maîtresse brillante elle aussi juive.. qu'il faut aider pour complaire au Maître puis par amitié.. et ensuite le mari communiste de celle-ci. Tous savent ce que vaut l'homme demeuré à Fribourg, la mort d'Husserl, tous souffrent d'une amitié -et de la simple morale- trahies. Mais reste le secret extérieur, à présent en partie révélé. Jaspers demeurera, quoique plus discret qu'Hannah, toujours respectueux de l'homme ou plutôt de son oeuvre -car il n'a guère d'illusion sur l'homme- bien que la sienne, qu'il mésestime largement, vaille mieux. Ici, Heidegger se comporte comme un gourou et le quatuor figure une famille avec un père à la fois odieux et tout puissant. Banal? Oui. Mais ce qui l'est moins, c'est est que l'on a affaire ici.. à un philosophe de la psycho pathologie qui fit école -également médecin- et à une spécialiste des totalitarismes!!! Les cordonniers sont les plus mal chaussés ? Oui.
Plus de relation entre Hannah répudiée et le Maître donc. Pendant que lui prospère, elle fuit en France ou elle fut brièvement internée -elle échappera de peu au fatal transfert à Auschwitz-, puis aux USA.. où, au départ, pour survivre, elle fait des ménages chez des malades (ensuite, spécialisée en philosophie politique, elle obtient une bourse). Elle travaille, écrit, devient célèbre, et entre temps s'est mariée deux fois, la première, dit-elle, ''avec le premier venu'' -pour oublier-, la seconde avec un communiste qui sut lui redonner confiance en elle -en tant que femme-, Blücher. Il n'est sans doute pas anodin d'avoir aimé un homme comme Heidegger qui vous a traitée de la sorte et cela a dû lui laisser des marques qu'elle cache soigneusement. S'ensuit une curieuse relation à trois voire quatre.
Car rebelotte, après la guerre, ils se revoient. De son fait à lui, mais enfin elle accourt. Certes, dans un premier temps, elle l'a jugé -pour ce qu'il était-.. et durement, mais on assiste alors à un revirement à 180° : la voilà qui se lève pour le défendre ! Antisémite ? C'est seulement qu'il n'a pas compris.. Et cela n'obère en rien le génie de son oeuvre. Son oeuvre! Sans insister trop sur son passé, intelligemment, c'est de son oeuvre qu'elle se fait la défenseure, l'agent de com zélée, le gonfalon et cela porte (n'est-elle pas juive? Ne se sont-ils pas aimés? Ne s'aiment-ils pas toujours?) Le vieux nazi est alors interdit d'enseignement. C'est donc elle qui lui servira de bouclier, de faire-valoir, c'est elle qui va contribuer à sa pseudo réhabilitation, une réhabilitation non officielle mais de facto, et, le cas est unique, sans qu'il n'ait jamais exprimé le moindre regret ni remord.. en le faisant connaître aux quatre coins du monde, directement comme philosophe ou par ses écrits à elle à son sujet (car il est peu lisible ; sur tous ceux qui en parlent, combien l'ont-ils réellement lu?)
On est ici stupéfait. Si elle n'était pas juive -et entre temps.. sioniste-, si elle n'avait pas été la première à souffrir de son antisémitisme abject, elle serait taxée d'être elle-même une ex nazie ou au minimum d'une tolérance suspecte. Amoureuse encore, malgré la dégradation physique de l'homme qu'elle pointe sans fioritures ? Un syndrome de Stockholm ? Elle qui par ailleurs supporte mal la contradiction, frisant parfois l'arrogance dans ses propos, accepter de se faire la groupie d'un homme qui l'a ouvertement bafouée de la sorte? Et qui continue. On comprend mal.

Elfriede Heidegger
Car Heidegger demeure dans les meilleurs termes avec Elfriede... plus que jamais antisémite! et il arrive que les deux femmes mises en rivalité se querellent durement. Hannah, ''philosophe'', observe seulement qu'elle est ''une idiote indécrottable''. Certes! Mais n'a-t-on pas la femme que l'on mérite? Cela n'effleure pas l'esprit de cette philosophe du totalitarisme. On est un peu gêné de mesurer ici les couleuvres que redite, cette philosophe du totalitarisme a avalées sans paraitre s'en apercevoir semble-t-il (lien avec ''des femmes embarquées.)
Mais ce n'est pas tout. Elle écrit, rencontre un vif succès, et a notamment participé au procès Eichmann, d'où son essai, contesté, sur la ''banalisation du mal''... Eichmann dont Heidegger était un camarade de parti. Mais ses écrits n'intéressent nullement le maître, qui ne les lit pas, sauf évidemment ceux qui lui sont consacrés. Le mépris, l'égocentrisme inénarrable de Heidegger même lorsqu'elle aura réussi à lui sauver la mise, ne de dément pas, ses livres, ses articles ont parfois un succès tel qu'il en redoute l'ombre portée. Il ne les critique même pas: ils n'existent tout simplement pas. Elle n'est que la ''spécialiste'' de SON oeuvre, point. ''Il fait semblant que je ne sache pas compter jusqu'à trois..'' -quand ça l'arrange- ''mais quand il s'agit de lui, il est bien content que je sache compter jusqu'à trois et même à quatre.''
Un étrange quatuor va alors se créer, à distance, autour de Heidegger. L'ami indéfectible renié, l'épouse juive de celui-ci, plus dure.. l'ex jeune maîtresse brillante elle aussi juive.. qu'il faut aider pour complaire au Maître puis par amitié.. et ensuite le mari communiste de celle-ci. Tous savent ce que vaut l'homme demeuré à Fribourg, la mort d'Husserl, tous souffrent d'une amitié -et de la simple morale- trahies. Mais reste le secret extérieur, à présent en partie révélé. Jaspers demeurera, quoique plus discret qu'Hannah, toujours respectueux de l'homme ou plutôt de son oeuvre -car il n'a guère d'illusion sur l'homme- bien que la sienne, qu'il mésestime largement, vaille mieux. Ici, Heidegger se comporte comme un gourou et le quatuor figure une famille avec un père à la fois odieux et tout puissant. Banal? Oui. Mais ce qui l'est moins, c'est est que l'on a affaire ici.. à un philosophe de la psycho pathologie qui fit école -également médecin- et à une spécialiste des totalitarismes!!! Les cordonniers sont les plus mal chaussés ? Oui.
Plus de relation entre Hannah répudiée et le Maître donc. Pendant que lui prospère, elle fuit en France ou elle fut brièvement internée -elle échappera de peu au fatal transfert à Auschwitz-, puis aux USA.. où, au départ, pour survivre, elle fait des ménages chez des malades (ensuite, spécialisée en philosophie politique, elle obtient une bourse). Elle travaille, écrit, devient célèbre, et entre temps s'est mariée deux fois, la première, dit-elle, ''avec le premier venu'' -pour oublier-, la seconde avec un communiste qui sut lui redonner confiance en elle -en tant que femme-, Blücher. Il n'est sans doute pas anodin d'avoir aimé un homme comme Heidegger qui vous a traitée de la sorte et cela a dû lui laisser des marques qu'elle cache soigneusement. S'ensuit une curieuse relation à trois voire quatre.
Car rebelotte, après la guerre, ils se revoient. De son fait à lui, mais enfin elle accourt. Certes, dans un premier temps, elle l'a jugé -pour ce qu'il était-.. et durement, mais on assiste alors à un revirement à 180° : la voilà qui se lève pour le défendre ! Antisémite ? C'est seulement qu'il n'a pas compris.. Et cela n'obère en rien le génie de son oeuvre. Son oeuvre! Sans insister trop sur son passé, intelligemment, c'est de son oeuvre qu'elle se fait la défenseure, l'agent de com zélée, le gonfalon et cela porte (n'est-elle pas juive? Ne se sont-ils pas aimés? Ne s'aiment-ils pas toujours?) Le vieux nazi est alors interdit d'enseignement. C'est donc elle qui lui servira de bouclier, de faire-valoir, c'est elle qui va contribuer à sa pseudo réhabilitation, une réhabilitation non officielle mais de facto, et, le cas est unique, sans qu'il n'ait jamais exprimé le moindre regret ni remord.. en le faisant connaître aux quatre coins du monde, directement comme philosophe ou par ses écrits à elle à son sujet (car il est peu lisible ; sur tous ceux qui en parlent, combien l'ont-ils réellement lu?)
On est ici stupéfait. Si elle n'était pas juive -et entre temps.. sioniste-, si elle n'avait pas été la première à souffrir de son antisémitisme abject, elle serait taxée d'être elle-même une ex nazie ou au minimum d'une tolérance suspecte. Amoureuse encore, malgré la dégradation physique de l'homme qu'elle pointe sans fioritures ? Un syndrome de Stockholm ? Elle qui par ailleurs supporte mal la contradiction, frisant parfois l'arrogance dans ses propos, accepter de se faire la groupie d'un homme qui l'a ouvertement bafouée de la sorte? Et qui continue. On comprend mal.

Elfriede Heidegger
Car Heidegger demeure dans les meilleurs termes avec Elfriede... plus que jamais antisémite! et il arrive que les deux femmes mises en rivalité se querellent durement. Hannah, ''philosophe'', observe seulement qu'elle est ''une idiote indécrottable''. Certes! Mais n'a-t-on pas la femme que l'on mérite? Cela n'effleure pas l'esprit de cette philosophe du totalitarisme. On est un peu gêné de mesurer ici les couleuvres que redite, cette philosophe du totalitarisme a avalées sans paraitre s'en apercevoir semble-t-il (lien avec ''des femmes embarquées.)
Mais ce n'est pas tout. Elle écrit, rencontre un vif succès, et a notamment participé au procès Eichmann, d'où son essai, contesté, sur la ''banalisation du mal''... Eichmann dont Heidegger était un camarade de parti. Mais ses écrits n'intéressent nullement le maître, qui ne les lit pas, sauf évidemment ceux qui lui sont consacrés. Le mépris, l'égocentrisme inénarrable de Heidegger même lorsqu'elle aura réussi à lui sauver la mise, ne de dément pas, ses livres, ses articles ont parfois un succès tel qu'il en redoute l'ombre portée. Il ne les critique même pas: ils n'existent tout simplement pas. Elle n'est que la ''spécialiste'' de SON oeuvre, point. ''Il fait semblant que je ne sache pas compter jusqu'à trois..'' -quand ça l'arrange- ''mais quand il s'agit de lui, il est bien content que je sache compter jusqu'à trois et même à quatre.''
* Hannah, qui n'a sans doute pas tort sur ce point, la traite d'idiote ''qui veut noyer tous les juifs''.. mais là où elle se montre à la fois candide et odieuse, c'est lorsqu'elle lui reproche de négliger un peu sa tache de copiste bénévole du maître (!) Notons que c'est l'antisémitisme d'Elfriede, peut-être plus ''nature'', qu'elle condamne et nullement celui de Heidegger... (qui à ce moment là, c'est à dire après 45! lorsque, du fait de Martin, Hanna a repris une relation avec lui et le défend) qui aurait ''changé''.
Une explication peut-être : Hanna n'a pas eu de père, mort de la syphilis lorsqu'elle avait six ans. A-t-elle voulu désespérément en trouver un dans la figure de Heidegger, prête à se soumettre, elle, femme de caractère volontiers cassante, à toutes les avanies, les trahisons et le racisme qu'il lui a infligés ? Un syndrome.
Une explication peut-être : Hanna n'a pas eu de père, mort de la syphilis lorsqu'elle avait six ans. A-t-elle voulu désespérément en trouver un dans la figure de Heidegger, prête à se soumettre, elle, femme de caractère volontiers cassante, à toutes les avanies, les trahisons et le racisme qu'il lui a infligés ? Un syndrome.
http://www.republique-des-lettres.fr/hannah-arendt-0001.php
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/heidegger-nazi-bien-sur.html
lundi 3 février 2014
Le dossier, des femmes embarquées, les articles
Ce dossier est à mettre en regard avec le dossier "délinquance maritale". http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/la-delinquance-maritale-vol-escroquerie.html
Bruce fut le concepteur technique du Titanic qu'il prétendait insubmersible -et il fut cru presque jusqu'au bout!-.. mais il fut le premier à le fuir au moment de la collision, ayant, lui, compris que le naufrage était inéluctable.
http://femmesavenir.blogspot.lesyndrome de bruce.(le Titanic)html
.
Suite en images (falaise)
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/05/le-syndrome-de-bruce-en-images.html
.
L'engagement nazi et sexiste d'un philosophe qui échappa à toutes poursuites.. Grâce à une femme, juive de surcroît.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/heidegger-nazi-bien-sur.html
.
Lettre type démission.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/01/une-femme-embarquee, le plus important.html
.
Ce!ui qui prône l'engagement contre le système, mais qui discretos engrange et en profite sans scrupules, se servant de ceux-là même qu'il a trompés.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/le-syndrome-de-Dieudonné
.
Les délits et crimes perpétrés au sein d'un groupe clos, toujours tus sous prétexte de pudeur.. perdurent et s'accroissent sur ce terreau. Solution : le lavoir PUBLIC.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/01/on-lave-son-linge-au-lavoir.html (images)
.
Harcèlement machiste inter familial. Passages à tabac pyschologiques.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/01/des-differentes-manieres-de-dire-tu-esunemerde.imageshtml
.
L'art d'escroquer dans un couple. Les dindonnes. (Le volet le plus banal de la délinquance maritale)
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/la-delinquance-maritale-vol-escroquerie.html
.
L'art de se débarrasser d'une femme plus aussi "sympa", c'est à dire soumise qu'avant.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2013/06/femmes-la-casse-4-articles.html le dossier
.
Les encombrantes : la psychiatrie.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/01/la-psychiatrie-et-les-femmes-cest-fou.html
TOUS LES DOSSIERS
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/04/tous-les-dossiers.html
Ou ici, avec l'article de Muriel Salmona
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/03/par-muriel-salmona-violence-psy-et.html
Bruce fut le concepteur technique du Titanic qu'il prétendait insubmersible -et il fut cru presque jusqu'au bout!-.. mais il fut le premier à le fuir au moment de la collision, ayant, lui, compris que le naufrage était inéluctable.
http://femmesavenir.blogspot.lesyndrome de bruce.(le Titanic)html
.
Suite en images (falaise)
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/05/le-syndrome-de-bruce-en-images.html
.
L'engagement nazi et sexiste d'un philosophe qui échappa à toutes poursuites.. Grâce à une femme, juive de surcroît.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/heidegger-nazi-bien-sur.html
.
Lettre type démission.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/01/une-femme-embarquee, le plus important.html
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Ce!ui qui prône l'engagement contre le système, mais qui discretos engrange et en profite sans scrupules, se servant de ceux-là même qu'il a trompés.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/le-syndrome-de-Dieudonné
.
Le journal d'une ratée. Les
inégalités sociales au sein d'un couple, l'image chic.. (euhh.. choc)
.
A
paris comme ailleurs, il y a ceux qui se débrouillent.. et ceux qui ne se
débrouillent pas. Montreuil et Montparnasse.
.
Le syndrome de
Jeannette (la justification de ceux qui lassent éclater sexisme, racisme..) qui usent d'un personnage-paravent. (Moi je suis au dessus de ça mais Jeannette etc..)
.
Les délits et crimes perpétrés au sein d'un groupe clos, toujours tus sous prétexte de pudeur.. perdurent et s'accroissent sur ce terreau. Solution : le lavoir PUBLIC.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/01/on-lave-son-linge-au-lavoir.html (images)
.
Harcèlement machiste inter familial. Passages à tabac pyschologiques.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/01/des-differentes-manieres-de-dire-tu-esunemerde.imageshtml
.
L'art d'escroquer dans un couple. Les dindonnes. (Le volet le plus banal de la délinquance maritale)
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/la-delinquance-maritale-vol-escroquerie.html
.
L'art de se débarrasser d'une femme plus aussi "sympa", c'est à dire soumise qu'avant.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2013/06/femmes-la-casse-4-articles.html le dossier
.
Les encombrantes : la psychiatrie.
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/01/la-psychiatrie-et-les-femmes-cest-fou.html
TOUS LES DOSSIERS
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/04/tous-les-dossiers.html
Ou ici, avec l'article de Muriel Salmona
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/03/par-muriel-salmona-violence-psy-et.html
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