mardi 27 septembre 2011

Le cas de Villiers. Une famille de roman édifiant dans le bocage

La vie est un long fleuve tranquille

La victime d'agression sexuelle ne parle que lorsqu'elle juge s'en être "sortie", de quelque manière que ce soit : compagne/on, enfants, aide extérieure, professeur, thérapeute, réussite professionnelle -même minime- etc... c'est à dire lorsqu'elle se sent -relativement- en sécurité, hors d'atteinte, lorsqu'elle pense pouvoir résister sans en être définitivement rompue à la bataille qui va s'ensuivre -et nous allons voir combien elle peut être rude-. C'est un cercle vicieux : pour qu'elle lève l'omerta, il faut qu'elle se sente en sécurité.. chose impossible en raison justement de l'omerta. -Mais il est des miracles-.

Cela explique la rareté des dénonciations. Et la loi qui refuse de punir au bout de quelques années de silence de la victime -comptées après sa majorité- est singulièrement inadaptée. Pas vu ou plutôt pas dénoncé = pas pris, en quelque sorte. Mais comment un enfant, même devenu adulte -mais abîmé- peut-il se battre à armes égales contre un clan, un patriarche qui fait peur -s'il a pu agir impunément, parfois durant des années, c'en est bien le signe-? Qui ne dit mot consent ? Non. C'est ce précepte auquel ici il faut faire justice. Une prime à la manipulation, à la violence, à la peur inculquée. Plus la victime sera faible, plus le bourreau terrorisera le groupe, plus il aura des chances d'échapper: pourquoi se priver ?  Dans le cas d'un enfant contre un parent -et souvent un groupe solidaire comme nous allons le voir-, on est dans la situation extrême. Non, un enfant, même s'il ne "dit mot" -peut-il faire autrement?- ne consent pas. Et son corps n'est pas un "bien" accaparé -un bout de terre par exemple- dont la propriété, au bout de trente ans d'usage, est attribuée légalement par usucapion à qui s'y est installé.




Un fait-divers récent en constitue le paradigme. Dans le cas d'un enfant abusé sexuellement, la peur d'être trahi s'il parle -et le sentiment inculqué que c'est lui qui trahit- ne sont pas sans objet. Lorsqu'ils osent porter plainte, ils se trouvent alors souvent  en butte à leur famille tout entière qui fait bloc contre eux, y compris ceux qui les soutenaient plus ou moins jusqu'alors... taxés de folie, de perversité etc...  L'horreur absolue pour des victimes déjà fragilisées, trahies non pas une, mais deux, trois, dix fois...  Drame dans le drame, il arrive souvent que celui -ou celle- qui mène les troupes contre lui ne soit pas le coupable mais son second couteau -la mère- ou le chef du clan éclaboussé par l'affaire -même s'il n'est pas l'accusé-. C'est la Raison d'état : il est moins dirimant socialement d'avouer un enfant malade mental qu'un mari -frère, fils, cousin...- violeur incestueux. 

Car  le coupable, la plupart du temps le père, étant aussi celui qui fait vivre le groupe et porte son prestige haut et clair, sa mise en exergue voire en détention conduisent à la ruine sociale, économique et affective de tous. Haro donc, non sur celui par qui le scandale est arrivé mais sur celui qui l'a dénoncé. Et cette brutale mise en lumière salit tout le monde, pointant des complicités -actives ou seulement passives- même lorsque l'entourage n'a rien vu et ne pouvait rien voir : un dysfonctionnement  pour le moins, une négligence à la limite de la maltraitance, -ce qui quelquefois n'est pas le cas-... Des  ombres fâcheuses vont désormais à jamais ternir des personnages -souvent volontiers donneurs de leçons de morale-, au dessus de tout soupçon , un étron puant sur une nappe brodée.

La famille de ce politique catho-morale-tradition accusé d'avoir couvert les viols perpétrés par l'un de ses fils à l'encontre d'un autre a réagi exactement de cette manière : c'est la victime qui a été clouée au pilori. Et, bien qu'ici le père n'ait été responsable que de n'avoir pas vu (?) -banal et normal, surtout dans les familles nombreuses- c'est lui qui pourtant a taclé la victime comme s'il était l'accusé, entraînant tout le clan à sa suite. Car ces familles sont souvent des familles-meutes où le dictat du chef fait loi : en contrepartie, il ferraille d'estoc et de taille pour protéger la tribu par tous les moyens... La part du feu : comme tout leader, il va tenter de sauver le bataillon en jouant la carte de la Raison d'état (la politique!) Mieux vaut une injustice qu'un désordre en somme. La troupe suit. Ici, la seule qui a eu le courage de soutenir le plaignant avoue clairement avoir "peur" du patriarche, "comme tous" précise-t-elle. 

Le cas est intéressant puisque là, on a affaire à un professionnel du mensonge et de la manipulation, un homme politique, forcément mieux armé  pour la bagarre -mais la plupart réagissent de la même manière, avec juste un peu moins de brio.-

Savait ? Savait pas ? On est toujours dans le flou. Mettons que celui-ci, trop pris par ses activités, ait tout ignoré. Mais il est souvent des cas limites -le déni n'est pas un vain mot- et parfois l'omerta confine au burlesque. Ainsi cette famille dont le père, le soir, sur le canapé, caressait ouvertement sa fillette devant la télé, au su et au vu de tous... qui prétendirent avec une belle unanimité n'avoir jamais rien su ni vu... tentant d'incriminer la "mythomanie" de la victime lorsqu'elle se décida, longtemps après, à porter plainte. UN seul a fini par craquer : les autres ont suivi. Eût-il résisté, on serait toujours dans le doute : la parole d'UNE seule contre celle d'un clan insoupçonnable ne pèse rien. Notons aussi que subir des maltraitances de ce type -associées à des mystifications: "il ne s'est rien passé, tu délires, il faut te soigner, prendre tes médicaments..."- peut réellement conduire à la maladie psychique ou à une dérive sociale dramatique -la prostitution par exemple- et là le cercle est bouclé: le crime parfait. Qui va écouter un malade mental ? Une prostituée ? Une droguée ? On confond seulement cause et conséquence. (90% des prostituées ont été abusées sexuellement dans l'enfance.) Et un paranoïaque a parfois été réellement persécuté.

LE DOSSIER
http://femmesavenir.blogspot.fr/2009/09/maltraitance-intra-familiale-tous-les.html

Agression sexuelle, viol, acte sexuel criminel

 
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 viol, acte sexuel criminel, mise au point : l'homme est quasiment le seul animal qui viole.


Mandingo*, un mythe fondateur
Le viol n'a rien à voir avec la sexualité, contrairement à ce qu'il figure: c'est un acte de prédation, un acte de guerre qui vise non seulement une cible mais aussi et surtout son entourage. Il est utilisé comme tel dans tous les conflits armés (ou non), mais c'est le cas même dans les affaires privées. Par exemple un tiers concernent des hommes (et sont les plus meurtriers) alors que les violeurs ne sont pas homosexuels voire homophobes. C'est un acte de terrorisme au sens strict, une offense punitive, symbolique, exemplaire, la pire. Un acte de castration. L'homme violé sera ensuite "détruit" en tant que mâle et ne pourra plus désirer ni être désiré par une femme pensent les violeurs. Ses prémisses archaïques (et pratiques) sont génocidaires. Une femme violée elle aussi, risque de devenir objet de répulsion, de ne plus jamais avoir d'appétence ni de vie sexuelle, d'être mise au ban socialement voire dans certains cas exécutée par les siens pour laver le groupe de la "honte" infligée si on suppose qu'elle était consentante. [Ainsi la belle Lucrèce, accusée par Tarquin son violeur de l'avoir provoqué, pour prouver son innocence, s'égorgea-t-elle devant l'aréopage qui la jugeait.] Fait peu connu, beaucoup deviennent ensuite stériles. S'y ajoutent parfois des grossesses imposées pour aggraver encore la souillure : elle sera alors celle qui porte l'enfant de l'ennemi, à jamais salie. Par exemple au Vietnam, après la victoire des vietcongs, les mères d'enfants eurasiens étaient souvent maltraitées jusqu'à la mort car il était presque toujours supposé qu'elles avaient été consentantes ou prostituées. Quant aux petits, symboles de leur trahison, laissés sans soins, ils mourraient bien souvent. Certaines parvinrent à se tirer d'affaire en les abandonnant, en fuyant dans des campagnes et furent alors vouées à épouser n'importe qui voulait bien d'elles, souvent des paysans veufs âgés chargés d'enfants profitant de l'aubaine.. et à devenir à jamais leurs esclaves ménagères, agricoles, sexuelles et reproductrices, sans avoir le droit de quitter le village voire de sortir. L'une d'entre elles, lorsque son fils (français, médecin) l'a retrouvée, a récemment témoigné : les onze enfants qui avaient suivi et sa vie de misère et d'opprobre ne l'avaient pas empêchée de le rechercher (mais après la mort de son mari qui lui interdisait tout contact avec l'extérieur et la battait), en vain.


Les victimes, contrairement au poncif, n'ont parfois rien de sex symbol. Elles peuvent être âgées, usées, peu attirantes et la question n'est pas là : ce qui intéresse le violeur, c'est le viol et nullement sa "cible". Le plaisir est souvent secondaire ou alors relié à l'action de prédation. (On pourrait le comparer à un kleptomane qui vole sans discernement un stylo ou un Louis d'or, qu'importe, c'est toujours un trophée, la marque de sa possession). La théorie de la pulsion irrésistible envers une femme provocante ou "canon" est du pipeau. On voit souvent des violeurs en série habitués à des "tops" (leur épouse parfois) s'attaquer à l'occasion à des femmes simples peu sexy et l'argument qui assure que "ce n'est pas possible, il aurait pu s'offrir mieux" ne vaut pas. (Un boulimique compulsif dévorera aussi bien un plat de chez Maxim's que des pommes de terres à l'eau.)


Cela explique aussi qu'un violeur peut tout à fait être sexuellement "normal", ainsi en attestent souvent leurs compagnes (qui ne mentent pas, ou pas toujours) insoupçonnable, sauf lorsque sa position sociale le met à l'abri pense-t-il de toute rétorsion médiatique, financière ou judiciaire (princes, puissants, les exemples historiques sont pléthore, Tarquin le Superbe, Henry VIII, Pierre le Grand etc.) Là, plus de limites, le Prince seul décide et la notion même de viol semble vidée de sens (c'en est un tout de même) car l' "élue" ne peut qu'accepter sous peine de mort.. voire tenter de faire ce jeu.. une mort qui de toutes manières la guette parfois au tournant si elle a failli à sa mission, à l'exemple d'Anne Boleyn décapitée trois mois après son accouchement d'un fils mort-né. .


Il semble que le pouvoir absolu, soit perso (celui du chef de guerre, du Roi), soit, par ricochet, celui ses séides (les soldats) génère (cause ou conséquence?) une déviation de la pulsion sexuelle, devenue (comme le reste) simple outil de pouvoir... le pouvoir qui a dévoré l'être jusqu'à la part la plus intime de celui-ci, la pulsion sexuelle ou amoureuse, devenue comme tout, objet d'usage pour le nourrir. Cela explique également que le profil du violeur peut être fort différent, sexuellement boulimique, au contraire quasi impuissant ou peu intéressé par le sexe: cela n'a rien à voir, tout comme il peut être blanc, noir, jeune, âgé, religieux, anti religieux etc. On n'est pas, plus, dans une dimension sexuelle mais de déviance prédatrice parfois sadique (ou pragmatique, lorsqu'il s'agit juste de procréer un fils) ; une affirmation de soi perverse qui semble aller "de soi" sans aucun recul rationnel ni affectif. Idéologiquement, il peut aussi être de droite comme de gauche, raciste ou non etc. Le violeur compulsif est un être clivé.


L'animal en principe ne viole pas car la pulsion sexuelle chez le mâle est conditionnée par l'oestrus. Mais il y a un effet pervers à cette "incapacité", chez les grand fauves par exemple : il peut tuer les petits de "veuves" isolées (dont occasionnellement il a massacré le mâle) afin de déclencher l'oestrus et s'assurer de sa propre descendance. Plus sioux, les félins. Cela ne marche pas à tous les coups car les femelles défendent, la plupart du temps avec succès, leur portée. Ils devront donc attendre la fin de l'allaitement pour s'accoupler et "supporter" des petits qui ne sont pas leurs ("élever" serait impropre car dans ces espèces, c'est la femelle qui nourrit la famille.) La pulsion sexuelle est axée sur la reproduction des gènes, et le pouvoir que recherche le mâle est simplement celui de les transmettre.. ce qui chez l'homme fut/est sans doute le cas à l'origine mais ne se voit en acte que dans les cas extrêmes de pseudos génocides* (exemple des viols plus "organisés", plus sophistiqués dans les Balkans où des musulmanes furent obligées de porter les enfants de leurs violeurs après que ceux-ci aient massacrés "leurs" hommes.) Chez l'homme (pas chez l'animal), le comportement archaïque symbolique prévaut toujours sur le pragmatisme : le viol en est la preuve, qui existe même s'il n'est nullement question pour le violeur de se reproduire.

C'est en ce sens que le viol est et doit être puni durement, même s'il participe d'une personnalité clivée et disons, dérangée, car il permet et porte en germe des dommages collatéraux pas forcément visibles de l'extérieur mais qui s'étendent à tout l'entourage de la victime et constitue les prémisses de génocides. L'histoire le montre à l'envi (il n'est pas question ici évidemment de prendre exemple sur ces atrocités.) Les blancs sudistes l'avaient parfaitement compris qui le punissaient de manière atroce, cf le cas de Mandingo, bouilli vivant devant les siens -Mandingo qui du reste n'était pas un violeur !- un exemple pour un autre : ayant malgré lui prouvé qu'il était homme et non animal (sa maîtresse venait d'accoucher d'un enfant métis dont il était le père, aussitôt étouffé par le médecin horrifié) il convenait pour le maître de restituer les choses à leur "place" par l'acte le plus atroce qu'il se pût afin qu'aucun autre esclave ne s'avisât qu'il était homme comme lui donc susceptible de se reproduire comme lui (avec sa femme occasionnellement). Notons que des métis étaient pourtant pléthore, issus d'esclaves noires violées par le maître blanc. Dans ce cas de figure archétypique, la femme n'étant considérée que comme réceptacle, il s'agit bien d'une lutte pour la transmission de gènes et de gènes du mâle seul. Le viol est donc historiquement lié à une notion fautive du rôle des femmes dans la reproduction. Que cette thèse se heurtât à la réalité, car les enfants du maître et d'une esclave étaient tout de même métis ! importait peu, l'idéologique comme toujours primant sur la logique.

Le maître pouvait (et même devait, c'était une preuve de virilité et de bonne santé) coucher (violer) ses esclaves et les féconder était encore mieux tandis que la réciproque était un acte de lèse-majesté ou plutôt lèse-gènes puni de mort. Ensuite, à son bon plaisir, ses enfants pouvaient être considérés comme esclaves au même titre que leurs mères (voire vendus) ou au contraire, surtout s'ils étaient clairs, élevés presqu'à l'égal des autres, instruits etc. De même, historiquement, l'adultère considéré comme "crime" (même pas un viol, bien qu'il fût considéré comme tel) envers des reines ou des femmes de haut rang était puni d'émasculation et autres horreurs publiques. Ces atrocités montrent que les hommes ne s'y étaient pas trompés, le "viol" est (ou figure) bien le crime de "guerre" (génocidaire) le plus terrible qui soit, un acte de pouvoir concernant une lignée, une ethnie, un groupe social à anéantir. Celui qui a le pouvoir "peut", ce n'est même pas un viol (parle-t-on de viol lorsque de petites esclaves étaient "invitées" dans la couche du maître ?) celui qui ne l'a pas, non.

[*Cela se passe dans une plantation ou plutôt une "ferme d'élevage" au moment de l'interdiction de la traite (!) Un jeune fermier amoureux d'une esclave, contraint d'épouser la fille d'un planteur, la délaisse et l'humilie. Désespérée, celle-ci maltraite sa favorite qui ne lui en dit rien de peur de subir pire encore; lorsqu'il le découvre, il se venge durement, enferme sa femme etc. Folle de jalousie, pour se venger à son tour, celle-ci "viole" Mandingo (le menaçant de le dénoncer.. pour "viol" s'il se refuse!) se trouve enceinte et accouche d'un bébé métis (immédiatement tué ainsi qu'elle-même).]

Les choses ont-elles vraiment changé? Sur le fond, non : un puissant peut tout se permettre, du moins le croit-il (mais il peut se tromper.) Oui pourtant grâce aux mouvements de femmes, de noirs, à la prise de conscience.. Mais l'effet pervers des DI accordés aux victimes figurent malgré tout une sorte de prostitution forcée, ce qui sera à tous coups pointé par les violeurs et leurs séides : "pute", l'insulte suprême, la victime devenue objet d'opprobre. C'est par l'argent qu'elles subiront cette humiliation ajoutée. De plus, les DI, figurant une contravention pour stationnement interdit, minorent l'acte, transforment son sens. Peut-être n'y a-t-il cependant pas d'autre solution, l'argent étant au bout du compte hautement dissuasif (en plus de la prison, qui n'en est pas une également. -lien-)

LE DOSSIER
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/03/nous-nirons-plus-au-bois-le-viol-mini.html

Pour Aurélie,

la lettre de sa sœur Stéphanie




Pour Aurélie,une lettre de sa sœur Stéphanie
"Ma petite sœur, tu n’étais qu’une enfant de quatorze ans lorsque tu as choisi celui qui t’a détruit. Dès l’âge de seize ans, ce fut ton premier enfant. Mélissa, une jolie petite fille qui te ressemble tant. Le père disait que ça ne venait pas de lui et ce furent ses premières "colères".. Puis, il y eut toutes ces fois où il t’a imposé de voler pour se procurer de l’alcool. Et les premières baffes. Toi, tu acceptais tout. Les charges qui reposent sur toi seule, si jeune... et il te battait de plus en plus. Deux autres enfants arrivent, qui te seront retirés ; lui ne se sent coupable de rien.. Et de nouveau, des coups, mais des coups de pieds cette fois ! Vient alors ta première rupture d’anévrisme en 2008 où  le médecin qui m’a parlé de traumatisme… et la maison de repos, d'où un mois après, tu ressors aussi belle que toujours… Et ça continue, une nouvelle rupture d’anévrisme en 2010 et ta dégradation.. Tu avais du mal à marcher, tu n'arrivais plus à parler, nous ne te comprenions plus, tu ne communiquais avec nous que par texto, tu maigrissais, tu ne pouvais plus te nourrir seule.. et les coups encore!!! Et ce jour où nous avons demandé à cet homme de quitter le domicile et où tu as voulu arracher ta perfusion!!!!! car tu l’aimais plus que nous ! Il t’avait enfermée dans un engrenage et tu ne voyais plus que par lui. Ton opération ensuite, avec une sonde pour t’alimenter et le fauteuil roulant… et lui qui ne prenait aucun soin de toi, bien au contraire.. Tes hospitalisations ensuite durant cette semaine où tu as signé trois décharges ! Nous n’avions même pas été prévenus de la gravité de ton état… et enfin cette fin terrible. Je suis allée te dire au revoir sur ton lit d’hôpital, tu ne parlais plus, tu survivais avec des machines… Et ton décès le lundi 30 mai… C’est pour cela qu’aujourd’hui mon combat, c’est toi. Pour toi, j’ai décidé de créer une association pour défendre ces femmes battues comme toi. Pour dire stop aux violences commises sur les plus faibles et les plus démunis ! Tu resteras pour toujours ma petite sœur qui a rejoint les anges à l’âge de 23 ans. Je t’aime Aurélie, ma princesse."

Des questions tenaces : devant l'inexorable dégradation de l'état de la jeune femme, pourquoi n'y a-t-il pas eu de signalement de la part des médecins ou de l'hôpital ? Y en a-t-il eu ? N'ont-ils pas été pris en compte (pas de plainte)? Les anévrismes en série ont-ils été investigués ? Résultat ? N'est-il pas possible, même sans la demande de la victime, de judiciariser tout de même de tels actes? On a l'impression qu'Aurélie a été laissée sans défense à son bourreau durant des années sans que personne parmi les services sociaux, médicaux, policiers et judiciaires n'intervienne efficacement.. jusqu'à sa mort : un dysfonctionnement majeur de la société, médecine, police, justice confondues.. la société qui devrait prendre en compte de telles situations jusqu'à juger et condamner le coupable (lourdement) et s'occuper de la victime afin qu'elle ait un répit jusqu'à ce qu'elle puisse se reconstruire, sortir de cet état d'influence qui s'apparente à de la drogue.. et en tout cas soustraire de la société celui qui représente un tel danger non seulement pour sa/ses compagne/s mais pour tous. Une vie à vau l'eau. Une catastrophe ordinaire. Cinq orphelins. Un sentiment d'incroyable gâchis (lien).


Les femmes maltraitées, bafouées, profil.

Etrange, isn'it?



Extraits de "Le procès" (sur la violence contre les femmes, notamment la violence "blanche" -pas les coups.-)

"Les femmes maltraitées psychologiquement ou même battues par leurs compagnons, la plupart du temps, contrairement au cliché, ne sont pas des femmes dépendantes et soumises défavorisées (bien que cela arrive). Leur profil est au contraire souvent celui de femmes actives, performantes voire hyper performantes qui tiennent haut la main le ménage seules ou en premier, financièrement, matériellement.. et qui de fait, volontairement ou non, portent leurs compagnons à l’égal des enfants. C’est cette pseudo "infériorisation" du mâle qui, lorsqu’elle est mal assumée, peut générer sa frustration et dans les cas ultimes, des coups ou des tentatives parfois abouties de déstabiliser voire d’anéantir leurs compagnes (harcèlement, humiliations, infidélités ouvertes, notons le, souvent avec des femmes socialement ou intellectuellement inférieures ou qu’ils jugent telles, avec lesquelles le rapport de force s’infléchira en leur faveur, pour compenser, ou encore avec des professionnelles du sexe qu’ils peuvent dominer en échange d'honoraires)… voire des comportements aberrants (addictions, sur-dépenses, jeu)… aberrants et surtout mortifères parce qu’au bout du compte, tirant sur l’ambulance, ils paieront en premier le prix de leur saccage. Infantilisme ? Sans doute faut-il beaucoup de force ou de sagesse aux hommes pour accepter, dans une société machiste, que leur compagne porte en premier ou seule, le groupe familial et eux-mêmes avec. Et cependant c'est souvent le cas." Fait en 2009 "Le Procès" ou "Secret de famille" Photo (lien)

jeudi 25 août 2011

DSK, une analyse intéressante

13830 vues sur le "Post" (censuré après 9500, renvoyé etc)


Nafi et Marie-Victorine : l'une est bourge, souriante, coiffée-lookée perfect ; l'autre, low classes, est  plus nature, avec quelques kgs en trop et le visage et les yeux gonflés (sous anti-dépresseurs? Peut-être) mais tout de même... [Note : seule la coiffure de Nafi a été photoshopée, rien d'autre n'a été touché dans les visages des jeunes femmes.]
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Marie Victorine, des yeux étranges et beaux, un passé compliqué et douloureux, un présent assez courageux... mais pas tout le temps.

Cette analyse de la part de Marie-Victorine est ce qui a été écrit de plus intéressant et sans doute de plus juste sur le personnage : on a ici un éclairage qui concilie à peu près toutes les thèses. Un "passionné" (ou disons "passionné par le sexe" plus que par une ou l'autre) parfois jusqu'à la violence, qui joue de son charme la plupart du temps mais, ne comprenant pas que "non" veut dire "non" tant il est accoutumé à ce qu'on ne lui résiste pas voire même qu'on soit "flattée" de son "intérêt", fût-il provisoire et futile, qui peut dériver. Un narcissique infantile en somme qui ne mesure pas ce qu'il fait, ce qui débouche comme toujours sur deux analyses opposées : pour ses proches ou celles qui ont eu en retour "l'étincelle" comme dit MV, un amoureux incapable de faire "ça"... et un "violeur" pour celles qui ne l'ont pas "eue". Il est hélas possible qu'il ne se soit pas comporté envers Nafi comme envers MV (fille d'un ami et camarade) ni envers Tristane (fille d'une amie et camarade voire plus), sachant en bon "politique" graduer ses "passions" ou plus exactement pulsions.


Extraits (lien). [Note : peut-être briefée, elle s'exprimera fort différemment ensuite -récemment- mais cette interview là, plus précise, rend un son particulièrement vrai et surtout nuancé dans ses contradictions mêmes, surlignées. Les éléments, nombreux, qui ressemblent aux affaires concernant Tristane ou Nafi sont en italique.] Elle dit d'emblée : je ne roule pour personne et sûrement pas pour cette femme que je ne connais pas (lien). Et en effet. C'est tout l'intérêt de son témoignage, sans haine ni parti pris, de la part de quelqu'un qui connait bien le personnage.


"Oui, c’est incroyable, mais en même temps, il est ce qu’il est !"… je me suis demandé si Dominique était devenu stupide avec l’âge…  C’est un homme qui aime le sexe, qui a un gros appétit sexuel, qui aime les femmes, donc, effectivement, il est peut-être allé un peu trop loin, beaucoup trop loin. Dans son esprit, il doit être intimement persuadé de ne pas être coupable. Même si des éléments matériels parlent contre lui. Via ses avocats, il a d’abord nié, puis il a admis la relation sexuelle consentie. Quand j’ai lu les premiers articles dans la presse américaine, contenant par exemple le détail qu’il aurait pris sa présumée victime par-derrière, cela m’a poussée à croire cette femme."
Elle parle de leur rencontre, un coup de foudre pendant qu’il parlait en réunion. Elle décide de partir, il la retient. Et là tout va très vite.
"Vous partez? Mais il faut que vous m’appeliez!" nous avons échangé nos numéros et une heure après à peine il m’a appelée.. on s'est revus l’après-midi même au bar d’un grand hôtel... on savait tous les deux ce qui allait se passer, il n’y avait pas de doute… on est allés dans une chambre (etc)… Avec l’éducation que j’avais reçue – j’ai été en internat chez les sœurs – je n’aurais jamais imaginé ça. J’avais 23 ans, lui 47. On est restés longuement au lit... La relation était intense. Physique. On a été tous les deux stupéfiés par cette alchimie entre nous. Un regard suffisait.
Ça s’est terminé juste après Yom Kippour, à la fin du mois d’octobre... il était devenu ministre..." (Note : est-ce l'ambition qui l'aurait poussé à sacrifier une jeune maîtresse devenue encombrante? Sa "passion" s'accommoderait-elle d'une mise en "stand by" lorsque les circonstances l'exigent?)

Sur leur rupture, la dernière dispute :
"J’étais dans un sale état, bouleversée... Puis j’ai vu que mon pull s’était déchiré et que je m’étais blessé la main lors de notre dispute dans un mouvement involontaire. Je ne me souviens plus des mots qu’on a échangés ce soir-là, mais quand mon amie m’a vue arriver, elle m’a trouvée dans un piteux état."

Sur sa tentative de suicide :
"J’avais pris des médicaments, c’est encore flou dans ma tête. C’était quelques semaines après... Il m’avait vraiment fait mal. Mais ce sont des choses qui arrivent dans tous les couples. (Non). Je ne lui ai jamais demandé de quitter sa femme. Vous savez, quand vous vous retrouvez dans ce genre de relation.. voir que l’homme que vous aimez est ce qu’il est, qu’il mène une vie où vous avez peu de place, ça fait mal. Quand vous allumez la télé, vous avez son image. Vous ne pouvez plus fuir sa présence. Elle est là et vous torture. Je me sentais seule. Je ne pouvais en parler à personne…

Quand je me suis réveillée à l’hôpital de Gonesse, M. Pupponi, le maire de Sarcelles, était à mon chevet. Je me souviens lui avoir parlé quelques minutes en lui demandant ce qu’il faisait là. Il m’avait répondu que Dominique voulait juste savoir si ça allait. J’imagine que mon père avait dû l’appeler aussi et qu’ils avaient dû avoir ensemble une conversation assez salée…
Il peut être très manipulateur. Je n’ai pas l’impression qu’il l’était avec moi, il ne m’a jamais forcée et j’assume complètement. Mais la manipulation n’est pas quelque chose qui me surprend chez lui. Il suffit de regarder par exemple les liaisons qu’il a eues ou de se remémorer cette lettre de Piroska Nagy, lorsqu’elle dit: "J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais." Il y a clairement manipulation ou chantage."

Sur son avortement durant sa liaison :
"Je refuse de parler de ça. Il y a des choses qui doivent rester entre deux personnes, et Dieu."
Sur ses pratiques sexuelles et la violence :
"C’est quoi la violence? Un homme qui vous plaque au mur et qui vous embrasse, c’est violent? Il y a violence et violence. Pour moi, ce n’était pas violent. Il ne l’a jamais été avec moi. Ni physiquement ni verbalement. Je considère notre relation davantage comme de la passion... Nous étions dans une relation consentie. Donc, même s’il l’avait été dans l’intimité, ça ne regarderait que nous."

Sur Nafi :
"Je pense qu’il y a eu une relation entre eux, une relation forcée. Je ne sais pas s’il s’agit de viol. C’est un homme qui est physique, donc il est tout à fait possible qu’il ait étreint cette femme de façon brusque ou brutale. (Note : mais tout dépend si ça a été consenti et jouissif des deux côtés.) Mais on en revient toujours à la même question: qu’est ce que la définition exacte de la violence? Dominique m’a étreinte parfois de façon brusque, mais, pour moi, c’était de la passion, pas de la brutalité. Cette femme dit qu’elle a lutté, je veux bien la croire. Mais ça m’étonne un peu, car… Dominique n’est pas le genre d’homme qui a besoin de forcer. C’est là que la manipulation séductrice intervient peut-être. La force n’est pas le moyen qu’il utilise… Il utilisera le charme, définitivement, mais pas la force…"
Question de l'interviewer : même si on lui résiste?
"Je ne peux pas répondre dans le sens où je ne lui ai jamais résisté. Il ne m’a jamais forcée à faire des choses que je ne voulais pas. Je dirai qu’il est plus charmeur que violent. [Notons ici le "plus charmeur que violent" qui signifie qu'il peut aussi être violent mais moins que charmeur, lien.]
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LE DOSSIER VIOL
http://femmesavenir.blogspot.com/2014/03/nous-nirons-plus-au-bois-le-viol-mini.html

mercredi 24 août 2011

Table des matières des articles

  2012 (30)
1 

mardi 23 août 2011

Femmes mutilées, excisées, violées, torturées, vendues... et un homme qui tente de réparer

[Ce dossier est à mettre en regard du dossier "Le mythe de Roméo et Juliette, la culture,est-ce le racisme?" http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/05/cultures-et-racisme.html]






Egypte : risque de modification de la loi sur l'excision
http://femmesavenir.blogspot.fr/2012/12/excision-le-retour.html
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Congo, des milliers de femmes violées
http://femmesavenir.blogspot.fr/2012/06/viols-en-serie-au-congo-de-mineures.html
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Des femmes contre des femmes, le cas Aminata Traoré
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/02/denis-mukwege-le-medecin-qui-repare-les.html
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http://femmesavenir.blogspot.com/2013/02/lorigine-du-monde-revisitee-mutilations.html
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Excision et polygamie, l'une étant le sens de l'autre. Lorsqu'un homme souvent âgé épouse plusieurs jeunes femmes, il ne faut pas qu'elles soient trop exigeantes du sur le plan sexuel.



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Ce dossier est à mettre en regard d'un dossier "sexualité féminine" plus général -certains articles ou images étant dans les deux- :
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/03/excision-clitoris-sexualite-feminine.html

 

dimanche 13 septembre 2009

Lettre à Milena, Kafka, un homme qui avait besoin d'une garde malade




La silhouette de cette femme, Milena Jesenská, "Milena de Prague" "vraiment fabuleusement belle" disait Kafka. Elle fut d’abord sa traductrice puis le grand amour de sa vie, cette silhouette fugitive. "Milena. Sa couleur, sa forme est celle, merveilleuse d’une femme, une femme que l’on transporte dans ses bras en fuyant le monde ou en fuyant l’incendie et elle se presse dans vos bras avec confiance et enthousiasme, le nom semble vous échapper en bondissant ou n’est-ce que l’impression que vous cause le saut de joie que vous faites avec votre charge ?… L’éclat de vos yeux supprime la souffrance du monde » (3 juin 1920.)


Et à Max Brod : "C’est un feu vivant, tel que je n’en ai encore jamais vu.. extraordinairement fine, courageuse, intelligente, et tout cela, elle le jette dans son sacrifice ou, si on veut, c’est grâce au sacrifice qu’elle l’a acquis. Milena est comme la mer, forte comme la mer avec ses masses d’eau ; quand elle se méprend elle se rue aussi avec la force de la mer, quand l’exige la morte lune, la lointaine lune surtout… une lumière dans les ténèbres. Elle est le ciel fourvoyé sur terre."

Mais c'est Milena qui force Kafka à la voir, il veut rester dans la distance, temporise, ironise, avant de céder : "Prends-moi dans tes bras, c’est l’abîme, accueille-moi dans l’abîme…" : On est en juillet 1920 : ils passent quatre jours à  Vienne : "Le premier jour a été celui de l’incertitude, le deuxième celui de la trop grande certitude, le troisième celui du repentir, le quatrième a été le bon."

Milena accepte mal cette distance, elle veut revoir Kafka, il refuse, invoque sa maladie, son travail, son impuissance à dominer ses démons. Ils se reverront à Gmund à la frontière autrichienne. Un échec. "Ce jour là nous nous sommes parlé, nous nous sommes écoutés, souvent, longtemps, comme des étrangers."

"Ces lettres en zigzag doivent cesser, Milena, elles nous rendent fous. Je ne peux tout de même pas garder un ouragan dans ma chambre ! Oui, ces lettres sont la source de l’impuissance à sortir de ces lettres mêmes".

Les lettres à Milena finissent par cesser.







L’ultime lettre de Franz est datée de juillet 1923 : elle annonce à Milena qu’il "a trouvé à Müritz une aide prodigieuse en son genre" : Dora, une Berlinoise de 19 ans qui sut enfin lui apporter l’apaisement et l’accompagna jusqu’à sa mort, l’année suivante. Dans le Narodni Listy du 7 juin 1924, Milena, sans la moindre note d’acrimonie, publie un hommage funèbre : « Il était timide, inquiet, doux et bon, mais les livres qu’il a écrits sont cruels et douloureux. Il voyait le monde plein de démons invisibles qui déchirent et anéantissent l’homme sans défense… Il a écrit les livres les plus importants de la jeune littérature allemande ; toutes les luttes de la génération d’aujourd’hui dans le monde entier y sont incluses, encore que sans esprit de doctrine. Ils sont pleins de l’ironie sèche et de la vision sensible d’un homme qui voyait le monde si clairement qu’il ne pouvait pas le supporter et qu’il lui fallait mourir s’il ne voulait pas faire de concessions comme les autres…"
 Milena rentre à Prague après des années à Vienne, s’engage, poursuit son activité de traductrice et de journaliste, dénonce la montée du nazisme, entre en résistance. Elle meurt, déportée, à Ravensbrück le 17 mai 1944.

L’amour de Milena et Kafka se nourrit du manque, de l’absence, - encore plus palpable pour nous qui ne disposons que des lettres de Kafka - totalement et volontairement destructeur ("tu es le couteau avec lequel je fouille en moi") et construit sur ces vides et ces souffrances un somptueux édifice littéraire. Un espace aux dimensions mêmes du monde : "ou le monde est bien petit, ou nous sommes gigantesques, en tout cas, nous le remplissons". 

jeudi 3 septembre 2009

Femmes à la casse, chronique d'un divorce au bout de 30 ans. Tout va bien.



Note: ce dossier est à mettre en regard du dossier "vieux" ou plutôt "vieilles" en général.  
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Ou le dossier "Le complexe de Dom Juan, ces hommes qui pèsent"
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/06/quand-deux-hommes-se-battent-pour-une.html

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Le dernier clip, le temps des cerises! tout s'écoule et on ne se baigne deux fois dans l'eau d'un même fleuve (Héraclite)
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/04/le-temps-des-cerises-liberation.html
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"Madame, je vous hais".. Un texte absurde et odieux que je renie à présent que je suis "guérie" mais conserve comme "témoin" d'un moment noir de mon existence -même s'il n'est pas en mon honneur- et d'autre part, qui est d'un intérêt iconographique remarquable!- où les "responsabilités" -si l'on peut dire- d'un acte banal -la relation entretenue par mon gus avec une autre, au départ à mon insu, ensuite ouvertement, et enfin en conjugalité stricte- sont déplacées sur une innocente.. en raison de : 1 ma propre bêtise et 2 d'une manipulation pourtant grossière de celui-ci, qui a joué les Célimène -ou les Dom Juan, personnage qui lui sied comme des lunettes à un canard mais, à l'inverse du cliché, loin du bellâtre avantageux au sex apeal ravageur que l'on imagine, Dom Juan peut aussi, en sous main, être un timide pathologique mal à l'aise dans ses rapports avec les gens, toujours décalé, sans aucune assurance. Jouer de l'une contre l'autre, souffler le brûlant et le glacé, démolir et encenser l'instant d'après pour re démolir encore.. et surtout se mettre à prix, organiser de facto un challenge pour tirer le plus possible de chaque "rivale", se complaire -relativement- dans le rôle du "choisisseur" qui évalue ses prétendantes comme pouliches au paddock.. tout en faisant mine (?) d'être déchiré par un dilemme insoluble..  est une technique éprouvée. Oui, je me suis laissée "avoir", sans doute par amour ; je ne voulais pas voir l'évidence pourtant criante tant elle était contraire au personnage -du moins à celui que je croyais avoir eu devant moi pendant 30 ans- et surtout humiliante, bien plus encore que d'être supplantée. C'est comme s'il n'avait jamais existé et que je n'avais aimé qu'un acteur ; du vent et cela je ne le supportais pas. La "solution" -qu'il m'offrait- était d'accabler une femme qui, en quelque sorte malgré lui, s'était imposée et l'avait ligoté sans qu'il n'y puisse rien. Désolée Colette qui a sans rien en savoir remplacé au pied levé une Mama disparue de peu. Question : ai-je de même été injuste envers celle-ci ?
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Contre l'angélisme féministe. Les jeunes femmes qui acceptent des hommes âgés, le syndrome d'Anne Boleyn.
L'écart d'âge entre conjoints, une domination acceptée, statistiques
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/06/lecart-dage-entre-conjoints-une.html
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Idem, le cri, autre version. Tableaux en vente, qu'au moins ça me fasse du blé !
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/06/le-cri-version-pli.htmlhtml
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Une installation rue Désiré (!) à St Ambroix qui tourne au vent, autre version de la girouette
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/06/rue-desire.html
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Réponse à RC. les femmes vieillissent plus vite que les hommes ? NON ! Ce sont les hommes qui lassent.
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/06/les-femmes-vieillissent-plus-vite-que.html
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Essai  stendhalien sur le désir des femmes, à lire absolument pour tout don Juan vocatif, même très moche
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/07/le-desir-des-femmes-une-mecanique-de.html
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Autopsie d'un couple, femme virtuelle ou femme orchestre, autre version de la maman et la pitain (je laisse)
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/07/femmes-virtuelles-et-femmes-reelles.html
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Idem en poème et image, la tête dans le cul
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/07/la-tete-et-le-cul-un-homme-double.html
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Le matelas pneumatique bon marché mais... sauteur! ça foire tout. Autre exemple de l'incompréhension mâle du désir féminin
Poème. De Deauville à Molières sur Cèze, forcément on ne pouvait pas se rencontrer...
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/07/la-voix.htmlhtml
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Poème : nous ne vieillirons pas ensemble et je ne te veux plus dans mon tombeau familial
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/07/lespoir-sans-raison.html
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Le désir féminin annulé en trois strophes, poème
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/07/panta-rei.html
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Vidéo (que je ne revendique plus mais elle est faite) le cul de Colette
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/les-statistiques-du-dovorce-vues-de.html
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Une double forfaiture, la quelle est la plus pénible? Un cocuage peut en cacher un autre
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/cocufiages-aux-cas-par-cas.html
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Un homme à temps partiel qui fut. Qui n'est plus. Trois lignes de spleen
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/un-homme-responsable-temps-partiel.html
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Quatre lignes de spleen (que je ne revendique plus)
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/il-y-des-annees-ou-on-ne-se-sent-pas-en.htmlhtml
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Idem en images cubiques, au moins je me suis améliorée en photoshop
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/il-y-des-annees-ou-on-ne-se-sent-pas-en_17.html
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Attitudes machos signifiantes; mais comment au-je pu aimer ce gus? 
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/les-attitudes-signifiantes.html
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Le second volet de la forfaiture, un homme qui fut engagé cependant.. Redite, commet ai-je pu..? 
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/a-paris-comme-ailleurs-il-y-ceux-qui-se.html
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Autoportrait.. pas si moche bien que tout ça m'ait fait vieillir
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/auto-portrait.html
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L'écart d'âge entre époux, une domination acceptée qui perdure de génération en génération (images)
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/la-difference-dage-entre-epoux-une.html
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L'amour le divorce et l'argent en 10 images. A quoi tiennent les choses parfois !
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/histoire-dun-mec-et-dune-femme-en-6.html
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Lumbago et stress !!
http://femmesavenir.blogspot.com/2013/08/lumbago-et-stress-jy-crois.html
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Et pour finir avec une note optimiste !! Je ne suis pas vieille, je suis une adolescente recyclée. Mais parfois ce sont les "jeunes"  qui sont "vieux".. Étrange..
http://femmesavenir.blogspot.fr/2013/12/il-y-une-vie-y-compris-sexuelle-apres.html 
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People : la différence d'âge entre conjoint, le cas Mandela, bien dans les statistiques
 http://femmesavenir.blogspot.fr/2013/12/mandela-un-homme-presque-ordinaire.html