vendredi 18 octobre 2013

Le syndrome Anne Boleyn, le hasard et la nécessité (un fils ou la hache) ou une superstition mortelle

  Suite de (lien)

Voir aussi "Un fils ou la hache" (lien)

Helena Carter-Bonham, qui a réussi, et à mon sens c'est la seule, à rendre toute l'ambiguïté du personnage, une femme intelligente et arriviste, flagorneuse, sans scrupules, vindicative et imbue de son pouvoir qui, son propre piège refermé sur elle, petit à petit,  avec sa lutte désespérée, l'angoisse qui l'envahit et la détruit de sa mort annoncée, se transforme en symbole de la condition féminine de l'époque dans toute son horreur : un fils ou l'épée. Ce sera l'épée.

SUPERSTITION, HISTOIRE ET VIE QUOTIDIENNE

Un fils, c'était la gloire éternelle; une fille ou un mort-né, la mort assurée : Anne Boleyn demeure l'illustration tragique d'un sort qui va de l'infini au zéro, de l'adulation, la puissance.. à la mort en spectacle dans l'allégresse, la décollation applaudie, abandonnée même des siens et haïe de tous. Le cas extrême. Les choses les plus graves arrivent par ce que l'on nomme le hasard.. ou le destin, termes qui cachent notre ignorance, c'est à dire que par une sorte de superstition, certains s'attachent à qui a "de la chance" et rejettent violemment qui n'en a pas.. comme si quelque part un malin génie accordait à ses seuls élus des faveurs transmissibles à son entourage et les refusait à d'autres qui les transmettraient également. Le fait fonde le bien voire le droit, selon le principe que s'il (ou elle) a de la chance, c'est qu'il (ou elle) le mérite. Cette attitude assez illogique voire abjecte est proche de la superstition et d'un pragmatisme injuste ("on ne prête qu'aux riches.")

Le hasard croit-on RÉVÈLE (ce n'est pas toujours faux -lien-) les personnes et les situations, cruellement parfois.. et sépare les élus des damnés. Ainsi Anne fut-elle décapitée soi-disant pour adultère, en fait pour ne pas avoir réussi à fournir à Henry VIII le fils exigé. Une sorcière, ça va de soi. Tout se passe comme si l'on ne pouvait croire à l'injustice du sort (ce qui est logique si on imagine un Dieu bon et tout puissant).. alors même que la réalité dément à chaque instant l'idée que les "bons" bénéficient d'un meilleur fatum et les "méchants", d'un pire. C'est même assez souvent le contraire.

La limite de notre raison, l'inconnaissable et la terreur de l'inconnu, de l'imprévisible qui menacent.. aboutissent à la création de ce refuge mythique : le SENS que nous conférons symboliquement à ce qui advient. Il faut qu'il y ait du sens, et s'il n'y en a pas, nous l'inventons.. ce qui finit par le créer réellement. Par exemple, Anne, devant la mort qui l'attendait en cas de naissance d'une autre fille, s'aigrit, se déchaîna, une sorcière ! ce qu'on mettra à sa charge (son "exécrable caractère", ses "crises") pour justifier sa condamnation. Il faut qu'il/elle soit mauvais/e puisqu'il/elle si malchanceux/se, bien fait pour lui/elle. On n'est pas loin du karma des bouddhistes. Comme Henry VIII, nous sommes souvent devant l'univers et ses aléas, même minimes, comme des enfants lâches et fuyants, cherchant sur une victime déjà accablée la responsabilité même de son dol. Avouer "je ne sais pas pourquoi.." est rare. Notons que les temps modernes ont suscité à la place de "hasard" la notion d'inconscient tout aussi absconse et controuvée. De nos jours, on dirait qu' "inconsciemment", Anne, révoltée par le traitement indigne qu'elle subissait, a voulu la souffrance du roi, quitte à le payer de sa vie.. Mais on n'en sait pas plus. Forcément.
 (Plus de détails sur l'histoire -lien-)

Pour Hollande, sur Léonarda, petite leçon d'histoire de l'éducation


Ignoriez-vous réellement, Monsieur le Président, que le droit à l'éducation et à l'instruction était inscrit dans la déclaration des Droits humains de 1793 (et d'autres ensuite).. au point d'avoir dû diligenter une "commission d'enquête" pour préciser ce "point" au sujet du cas Léonarda, la jeune Kosovare expulsée alors qu'elle était sous la protection de l'éducation nationale, fût-ce en voyage scolaire? Ca commence loin, avec Charlemagne.. il y a donc 15 siècle et après quelques aléas dus à la mainmise de l'église sur ce domaine,  sera précisé dans la déclaration des droits de 1793 (LIEN)


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Léonarda, l'Elysée, ce que les mots veulent dire !








A propos de l'expulsion Leonarda, de Katchik et sa famille, l'Elysée, emmerdée, non par le geste mais par la mobilisation qui a suivi (bravo les collégiens!) s'est livrée à une petite manip linguistique de son cru, savoureuse et hypocrite à souhait.. Voici donc sa ponte alambiquée et fautive : "si (notez le "SI") le rapport d'enquête sur les conditions d'éloignement (notez le mot "éloignement" et non "expulsion" qui sonne un pet au moment de trinquer!) de la collégienne le recommandaient, (l'ordonnait serait plus approprié, une loi ne "recommande" pas, elle ordonne) -plus ici une faute d'orthographe mais bon..- la circulaire de 2012 pourrait être "précisée" (!) afin de sanctuariser l'école et le temps de la vie scolaire" (!) fermez les guillemets... L'ambulance qui écrase et proclame devant ceux qui gueulent.. la nécessité d'une étude.. sur la protection du  piéton ! JO-LI Hollande!! Tu en as d'autres comme ça avant boire?

"Précisée" ou "INFIRMEE", cette circulaire ? Infirmée signifiant contredite, il s'ensuit que tu -et/ou ton valseur de ministre- es un contrevenant. Point. Car le principe de sanctuarisation de l'école qui VIENT JUSTEMENT D’ÊTRE VIOLE PAR CES "ordonnateurs d’enquête" existe déjà et il est LEUR EST DIFFICILE DE L'IGNORER PUISQU'ILS SONT CHARGES DE LE FAIRE APPLIQUER!!  

Code de l'éducation, articles L. 111-1, L. 122-1 et L. 131-1 : "L'école est un droit [et l'obligation d'instruction, un devoir pour les parents -et les profs-] pour tous les enfants résidant sur le territoire national quels que soient leur nationalité, leur statut migratoire ou leur parcours antérieur... et doit aussi être.. un lieu de sécurité par ces enfants et leurs familles souvent fragilisés par les changements de leur situation personnelle.. autrement dit un sanctuaire, y compris pendant les sorties scolaires qui sont considérées comme du temps scolaire" comme l'a rappelé le Ministre de l’Education Nationale."

AUCUNE AMBIGUÏTÉ ICI A "PRÉCISER" !! Le droit à l'école est inconditionnel et ne peut être fonction du statut administratif de l'enfant ou de ses parents. Cesse de jouer au plus fin, Hollande-Wals and son's, avoue ton "erreur" (que  tu es une/des bille/s ou un/des forfait/s) et fais revenir ces familles au plus tôt, on te pardonnera peut-être, une enquête est en cours pour préciser ce point délicat.

La sexualité des femmes, un objet à géométrie variable, vu par les hommes

Le clitoris, un organe à "cornes", symétrique et de grande taille dont on ne voit que le "bouton"
Lien sur l'anatomie du clitoris  et l'excision
Lien sur les théories "nouvelles" ou différentes et leurs initiatrices
Le premier émoi sexuel de Madame de Rênal, mère de famille et épouse irréprochable, sans aucun doute, qu'elle doit à Julien !




Les femmes-étui

 Tout d'abord un détail anatomique, que ne pouvaient ignorer Freud ni aucun des médecins qui se sont "penchés" comme on dit (!) sur la question, plus philosophique que médicale du reste, il suffit d'écouter ce que NOUS disons, ressentons : le vagin n'est pas innervé, le clitoris, si. Comment éprouver du plaisir avec un organe non innervé? Impossible mon cher Watson. Conséquence, on ne peut pas, du moins de cette manière.

Mais tout de même.. si, car le clitoris comprend, internes, deux cornes qui enserrent les grandes lèvres donc qui peuvent indirectement être mise "en marche" par les frottements péniens ou pelviens. D'où l'erreur.. volontaire pour les pro qui ont proféré pareilles âneries depuis des lustres, voulant réduire les femmes à un étui, à une sexualité en miroir uniquement. Et l'acceptation de notre part (cédépro) ou au moins le refus de démentir de crainte de passer pour anormales et PARFOIS DE LE CROIRE VRAIMENT! Notons que les rares femmes, médecins ou non, récemment, qui ont osé lever l'omerta ont dû ensuite subir des aléas en série (c'est peu connu) perso et professionnels jusqu'à des galères (menaces d'attentats et attentats!) impensables et toute leur vie... voire même  l'asile psy (Firestone, Sherfey, Hite etc..) 

Détail intéressant dont l'ignorance aboutit à ce que les hommes eux aussi pâtissent, obsédés qu'ils sont alors, très souvent !! par la grosseur, longueur, volume et performances sportive de leur bite (dont pourtant on se fout un peu, si ce n'est de manière symbolique : il bande = il m'aime ou pour eux "je bande donc je suis"..)  Et les coups de blues ("dépressions" qu'on dit) lorsque ça ne fonctionne plus aussi bien, vers 60 ans par exemple, avec les bêta bloquants. Ou viagra. Vivent les labos, dans les deux cas ils engrangent.

Soyez rassurés, notre organe érotique le plus important est le cerveau et non la bite, et il est certain que Madame de Rênal  a davantage éprouvé de plaisir (j'entends, sexuel) voire même son PREMIER ÉMOI DE CE TYPE.. lorsque pour la première fois, Julien a osé cet acte héroïque, (roturier et à demi "domestique", il risquait sa vie), lui saisissant la main sous la table pendant un repas familial présidé par le terrible Monsieur de Rênal .. qu'ensuite lors de ses prestations sportives avec elle, accomplies de son propre aveu comme Napoléon à la bataille du Garigliano, vaincre ou mourir (en le cas, un peu les deux). Elle ne dormit pas de toute la nuit dit pudiquement Stendhal. (Julien, lui, ayant enfin accompli ce qu'il s'était promis de faire -ou de se tuer-, s'effondra d'un bloc dès arrivé dans sa mansarde.) S'est-elle masturbée aux côtés de son sinistre mari en songeant à Julien? A-t-elle consenti à se faire sauter (et lui donner du plaisir) comme son devoir l'exigeait.. en pensant qu'il était Julien? Surement ! PAS DE PANIQUE!

jeudi 17 octobre 2013

Promenades de Montparnasse, Clamart-Malakoff à Montreuil en passant par Tonnerre

MONTREUIL

Des japonicas! 

Et même un olivier en parfaite forme!


Des affiches au sol devant des bureaux de tabac et l'ANPE !Comment ne pas aimer Montreuil? (Il est vrai que les accidents du travail dans l'ensemble et notamment dans le bâtiment tuent plus que les accidents de la route!)
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 Une belle maison rue de Paris..



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CLAMART BY NIGHT


Il suffit d'un arrondi pour casser l'aspect mastoc d'un devant d'immeuble


Et d'un superbe oriel avec du fer forgé. L'ensemble est harmonieux.


avec surtout une passiflore qui grimpe...
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MALAKOFF-VANVES , LE COMMISSARIAT 

Une modèle assez mal dans le rôle mais bon..

De belles affiches bien étudiées (un peu trop)
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TONNERRE, LA BOURGOGNE

LES BROCILAGES (EUH... BRICOLAGES) D'UN HOMME AMOUREUX POUR PLAIRE A SA BELLE


Un homme derrière la barrière..


et ses créations : une table miraculeuse (car elle tient relativement, à condition d'être chargée en tenant compte du gîte évidemment..)


Le même, un peu améliorée.. Observez le pot qui fait poids.


Des canards qui traversent la rue et quémandent (les innocents!) des miettes de gâteaux aux terrasses de bistrots (restaurants!) Je les ai renvoyés à leur rivière, de peur qu'ils ne tentent un cuistot en mal de plat du jour.

L'église Notre Dame, un mélange réussi de 12ième et de renaissance. Chapeau !
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MONTPARNASSE BY NIGHT, MINUIT ET DEMI PASSES

Vive le "191" (roulant jusqu'à un heure du matin) qui dessert Clamart jusqu'à la porte de Vanves, puis le 35 qui va à Clichy mais passe par Montpar.


Des ouvriers travaillent à cette heure, déchargeant les journaux que nous aurons demain dans nos kiosques. Des immigrés, qui rigolent et semblent s'amuser, malgré les fardeaux (rien de plus lourd que le papier!)

Ils trient, empilent, et dispatchent dans tout l'arrondissement, devant les librairies, elles mêmes ouvertes. Le ville vit et bosse 24 h/24. On se sent moins seul de bosser soi même.

La tour, que nous avons haïe et qui à présent peut-être manquerait (?) illuminée. Un vent glacial depuis sa construction. Je me souviens d'avoir parfois dû tenir ferme mes enfants de peur qu'ils ne soient renversés.

 
La gare, illuminée. Attention, le dernier train pour Rambouillet (desservant Clamart) part à minuit trois quart. Après, couic, il n'y a que nos jambes.

Tant pis, je m'attarde, prenant le risque. Une file de gens (des jeunes pour la plupart!) regarde... un écran où défilent.. des PUBLICITES !!! Impensable. Ils sont cons ou quoi? Qu'attendent-ils ? Ils ont l'air heureux.. de faire la file... devant ? devant "rien". L'allégorie de la caverne.. mais ici il n'y a même pas de théâtre.

Et juste en face des couillons qui attendent Godot, un jeune homme dort, dans un duvet, à l'abri (relatif) de l'abribus. Juste à côté d'un hôtel vide. Monde de dingues.

Des gens à ses côtés attendent benoîtement le dernier 35. Dans la nuit, il fera froid. Je me sens aussi nulle et aussi voyeuse lorsque je le shoote. Il me sourit.

LE DOSSIER "Vivre à Montreuil"
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/04/montreuil-le-dossier.html

mercredi 16 octobre 2013

Le hasard et la nécessité ou "Maison de poupée" à Malakoff avec une BMW en panne à trois heures du matin dans une banlieue chaude. E pericoloso sporgersi (il est dangereux de se pencher)

Question : la muflerie est-elle de la violence psychologique ? Oui.

La "procès" ou "Maison de poupée" (Ibsen), Nora, Torwald, un couple ordinaire

Les choses les plus graves arrivent (ou sont révélées) parfois par le hasard (exemple, une panne de voiture.) Suit la nécessité (la rupture.)

Car les souvenirs ou même les pensées, au fil du temps, sont toujours filtrés ad melioren, on oublie ce qui a blessé et on se repaît de ce qui fut heureux d'où la nostalgie. L'oubli, la condition du bonheur en somme. L'éloignement rapproche. Exemple, une "réconciliation" amoureuse après des années.. avec un versatile assez hard (voir "l'art de rendre l'autre fou") pour qui sa femme est alternativement une "folle qui a tout raté dans sa vie, une égoïste infantile qui grâce à lui a bénéficié d'un confort que seule elle n'aurait jamais pu etc etc"... et une "lumière qui illumine son existence sans laquelle etc etc..." Sans doute est-elle entre les deux (!) "Maison de poupée" tous les jours en banlieue citadine.

UNE "BM" EN PANNE.. A LA CITE BLANCHE (AVEC UNE BONNE FEMME DEDANS) A 3 H DU MATIN. "E PERICOLOSO SPORGESI !"


AU FOND, C'EST UNE HISTOIRE 
POUR MECCANOS!

.. Donc tout va bien et renaît.. L'éloignement, même suivi pour lui d'un ré appariement (de circonstance?) les a réunis. Un weekend à la campagne, les souvenirs retrouvés, l'amour même qui n'a jamais cessé, elle flotte sur un nuage. Mais voilà ! Elle doit le ramener le dimanche soir (à sa demande) chez sa copine, c'est plus pratique pour ses rendez-vous du lendemain (!) .. et puis ces émotions l'ont épuisé à en crever (elle aussi mais baste)... et il la laisse repartir sans état d'âme avec une vieille voiture spéciale qui roule parfaitement sur autoroute mais a la particularité de tomber en panne au ralenti en ville... et de ne plus redémarrer ensuite à chaud, avis aux meccanos, un truc pas banal.. "Une BM, c'est pas fait pour la ville.." a dit l'un d'eux, indigné du traitement inacceptable infligé à si bel engin, surtout d'âge canonique. Donc la voilà, après l'avoir "déposé", qui repart à deux heures et demi du matin, seule, pour sa banlieue par une route qui passe (comme il ne l'ignore pas) par un quartier chaud*.. avec un engin capricieux et voyant qui pouvait tenter.. ainsi qu'elle-même (éventuellement).

Le fait est là : si la voiture n'était pas tombée en panne, tout baignait et le couple repartait peut-être pour un tour. MAIS VOILA ! ELLE EST TOMBÉE EN PANNE, justement !.. Une nuit à attendre le redémarrage -car la damnée, après trois heures d'autoroute, était cuite à point-.. et à... réfléchir. Et à réaliser. Étrange propension de l'homme (ici, femme) à l'optimisme béat absurde : "il" n'est pas si mufle-infantile-odieux croit-on s'il ne s'est rien passé, on n'y pense pas voire on en rit... mais "il" est un salaud si "c'est" arrivé. Poussons plus loin : si elle s'était fait agresser/voler/violer, choses assez possibles, il eût carrément été un criminel. Et POURTANT LE GESTE EST EXACTEMENT LE MÊME.

C'est "Maison de poupée" revisité en "Une BM à la Cité Blanche". L'histoire d'Ibsen : Torwald, mari aimant, chasse Nora, la femme ou plus exactement la poupée qu'il adore (!).. lorsque, de manière inattendue, survient la catastrophe : elle est dénoncée par un maître-chanteur pour une minime malversation** (accomplie autrefois pour le sauver) et risque des poursuites judiciaires.. et de l'entraîner avec elle; le mari gaga d'admiration l'instant d'avant n'a alors pas de mots assez durs pour l'agonir d'insultes, s'indignant de son acte de "délinquance" (!) -n'ignorant rien alors qu'il en fut le premier bénéficiaire- "le devoir c'est le devoir", il ne transigera jamais, elle est une idiote, une menteuse qui s'est joué de lui, indigne d'élever leurs enfants etc.. Out Nora. Désespérée, elle s'explique, supplie, s'humilie; en vain, Torwald est un mur. Mais, coup de théâtre improbable, le maître-chanteur renonce à la dénoncer. Et tout de go, Torwald opère lui aussi un revirement à 180 °: il lui pardonne.. tout est oublié, on n'en reparlera plus jamais. Et pourtant elle a toujours effectué ce "faux" qui la rendait indigne de lui, un faux jusqu'alors inconnu de tous sauf de Krogstad (employé licencié par Torwald, il avait voulu se venger.) Elle s'en ira, mais de son propre chef cette fois. L'aventure, (le hasard incarné par Krogstad) a révélé le personnage de Torwald et ce que valait son amour.. Sans cela, ils eussent pu vivre toute leur vie une heureuse bluette. La voiture en panne a ici joué le rôle de Krogstad. 

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*Il s'agit du quartier où fut séquestré et sans doute torturé ou tué Ilan Halimi.
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** Nora signé une garantie de prêt à la place de son père.. qui de toutes manières l'eût fait -mais elle n'avait pas voulu l'inquiéter car il était malade.- Mais Torwald est banquier, obsessionnel de la légalité, impitoyable envers ses employés devant le moindre écart même sans importance (d'où le renvoi de Krogstad) et surtout pétri d'hypocrisie.. Sous la guimauve, le poignard.

En poème et images
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/04/blog-post_29.html

LE DOSSIER
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/les-dossiers-violences-psychologiques.HTML


mardi 15 octobre 2013

Montreuil, un souffle d'air près de Paris (enfin, près!).. Et Malakoff : la cul terreuse cévenole et l'architecte





 Montreuil

Une belle maison ancienne à loggia à colonnades , un peu gâchée par l'enseigne au dessous

Montreuil la ville aux 90 nationalités où on (on, non, je) me sens parfois un peu exotique, ce qui a son charme lorsqu'on voyage peu. La communauté malienne est devenue si importante que ses habitants appellent parfois leur ville avec humour Bamako-sur-Seine. La population change, se "boboïse" avec l'arrivée de jeunes et moins jeunes différents, intellos, scénaristes, réalisateurs, techniciens du spectacle, artistes, auteur/es etc... On s'y sent bien, comme en voyage, dépaysé, passant d'une rue à l'autre de Dakar à Fès ou Dhiarbakir.. avec un tour par la Provence et les Cévennes. Bétonnage modéré jusqu'à présent, les employés municipaux veillent. Petits troquets, entre bistrots et cantines ouvrières, pas chers et bons. Des "bobos" chics et classe, des artistes (parfois les deux), des célèbres friqués et des non célèbres fauchés (ou des célèbres fauchés voire des non célèbres friqués) y côtoient des roms, qui peuvent aussi et même sont en général artistes (musicos) et des travailleurs du bâtiment (idem) de retour de chantiers parlant turc ou kurde. Ça me le remet en mémoire. Bonheur. Presque. J'y ai rencontré une ancienne élève qui m'a reconnue. Bonheur, oui! Je n'ai pas changé jure-t-elle, trop aimable, quinze ans après. (Il est vrai qu'en général on n'oublie pas son prof de philo.)


Malakoff-côté Clamart (le centre ville est différent, plus vivant)
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Là, c'est carrément Saint-Ambroix mais à trois stations de Montparnasse, tout fermé à 8-9 heures, dimanches tristounets en famille ou seul, décharges impressionnantes d'objets parfois quasi neufs, une mine d'or dont profitent entre autres des roms qui embarquent tout dès que c'est posé, à heures au retour de ma ballade il ne restait plus rien, ils sont organisés, avec de petits camions et deux jeunes costaud qui repèrent et chargent.. Et il y a le bois, magnifique. On sent souvent la vieille bourgeoisie (parfois en déconfiture) qui se la pète encore ou même d'autant plus, et les "jeunes" classes montantes, idem mais plus âpres... désireuses de s'agrandir et de rentabiliser le moindre bout de terrain, bétonnant à tout vat de petits espaces encore préservés, îlots de verdure et de poésie à dix minutes de Paris.. Même certains (!) non jeunes (je refuse de dire vieux) qui se la jouent artiste engagé, ça fait bien pour ferrer. Suivez mon regard. En deux images, une cata annoncée.

Par parenthèse, ce serait bien que les employés municipaux en charge des permis de construire aient plus de temps pour aller voir les choses et ne se contentent pas de voir des plans. Il me souvient d'un vieil (enfin, il devait avoir mon âge à présent mais j'avais trente ans alors) architecte des bâtiments de France à Nîmes qui avait jeté un coup d’œil dégoûté au dessin dont j'étais si fière -j'y avais passé toute la nuit!- en observant sévèrement "c'est pas très pro tout ça!!".. mais il avait ajouté, plus aimable, en levant les yeux "mais ça m'est égal, moi, je ne regarde jamais les plans, je regarde les femmes".. Offusquée j'étais, pour qui se prenait-il le vieux schnock? "oui, parce que les maisons ressemblent aux femmes.." avait-il ajouté, m'arrachant un sourire gêné perplexe. (Ma gueule était-elle de bon augure?) Pas faux pourtant. Et (ouf, j'étais passée à l'oral!) il avait conclu "OK" un coup de tampon et hop. Il avait raison : les plans mentent, évidemment, parfois volontairement, on rajoute des coquelicots par ci, (!) des "arbres" par là, on colle du vert au sol et voici une maison de magazine, vive archicad en trois D. En réalité, on a DÉTRUIT des arbres parfois magnifiques (non indiqués) et rien ne dit que les soi-disant "nouveaux" prévus que l'on a dessinés déjà grands (et qui ne seront peut-être jamais plantés*) grandiront avec un sous sol décaissé pour faire un parking (et les racines, y a-t-on pensé? Non.) *car un sport très pratiqué consiste une fois le permis accepté à le modifier discretos pour agrandir l'espace habité au détriment du "vert". Pas de vérification, si les voisins ne se plaignent pas, et comme souvent ils ont fait ou veulent faire de même, ils se tairont : on voit ainsi un "garage" dans lequel de manière évidente aucune voiture n'a jamais pu entrer devenir cuisine, salle de bains voire studio d'étudiant et la/les voitures encombrer le trottoir défoncé devenu inexistant. D'où querelles épiques entre "amis."

UN PROJET DE "CONSTRUCTION" 
D'ÉTOURDIS KONPAPENSEATOUT 
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 L'existant (reconstitué) comme on dit, une petite maison en meulière harmonieuse mais inconfortable.. et deux cerisiers dont voici le plus vieux, en réalité énorme, "mal placé" comme ils disent, (et très productif).

 Le projet : les arbres rasés, ainsi qu'une haie de Japonica, et quelques lauriers, fusains, choisias etc.. puis, après CON CESSION "seulement" le gros cerisier, les choisias etc.. ("on" a fait les con cessions".. et même sans cession..)  






Dies irae, chronique d'une ire provisoire, un saccage annoncé mais qui n'aura pas lieu. 
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/06/blog-post_14.html
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LE DOSSIER vivre à Montreuil
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/04/montreuil-le-dossier.html

dimanche 13 octobre 2013

Le complexe de Shiva..


Le complexe d'Henry VIII


Le bourreau tue deux fois (Elie Viesel)



Une victime de guerre (morte) entraîne à sa suite une série de victimes collatérales, de traumatismes sur plusieurs générations, transmis par ses proches (maris, femmes, fiancés, compagnes, parents) définitivement perturbé/es. Le bourreau ne tue pas qu'une fois, mais une infinité. Et le dernier meurtre, c'est l'oubli, dont nous sommes tous responsables.

vendredi 11 octobre 2013

Familles tueuses. La flèche du désamour.. MALTRAITANCE INFANTILE ET PARENTALE

Suite de (lien)

Note préliminaire : les parents ou la parent/e "abandoneur". Parfois, en cas de séparation d'un couple, l'enfant adolescent ou adulte, plus ou moins consciemment, choisit le plus "fort" de ses parents, celui qui semble plus fréquentable, plus aisé, plus posé socialement... c'est à dire dans la plupart des cas, le père (ceci même s'il ne s'est pas particulièrement montré un bon père voire s'il ne cherche qu'à faire du mal à sa femme) et il arrive que l'autre parent, la mère donc, ne lutte pas ou lutte mal : comment gérer une vie à reprendre, une précarité économique, une grand détresse et l'imposer à un/des enfant/s ? Comment faire poids avec un/des avocats retors qui vont manipuler les juges? Or les absents ont toujours tort, et des années après, le roman familial s'écrira selon le scénario de celui qui, en ce combat inégal, a "gagné" : la mère a abandonné ses enfants, elle était.. déséquilibrée, un peu dingue même, violente et dangereuse. Qu'elle l'ait été (violente) dans la vie de famille, précisément pour défendre ses enfants (le père s'en occupant peu et par exemple refusant économiquement de leur offrir le nécessaire) n'entre pas en ligne de compte. Dans les cas extrêmes (cas Léa, milieu immigré défavorisé marginal), la petite fille à laquelle elle vouait (comme aux autres, mais encore davantage), coupée d'elle par les soins de son mari (jaloux pathologique ayant mal toléré la rupture, il organisera sa "déposition" avec quelques anecdotes raccrochées pour faire croire à un défaut de soins).. la petite fille dira d'elle, reprenant les termes mêmes de son père, "ma mère c'est une pute"... et tous reprocheront ensuite à cette mère exemplaire, ne vivant que pour ses enfants (ce que personne ne pouvait ignorer) de les avoir abandonnés alors qu'on les lui avait littéralement arrachés...


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"On voit naître y compris de parents engagés des générations d'enfants qui, faute d'un éveil à la vie, sont réduits à n'être que des consommateurs insatiables, blasés et tristes.." (Abattant par exemple des arbres pour le fric.)









Qu'on se le dise ou plutôt se le répète: l'amour intra familial n'est pas donné d'emblée. La famille est un agrégat où se côtoient des gens dont la plupart ne se sont pas choisis. Le couple, du moins en Occident où les mariages arrangés sont rares, si.. mais il n'en va pas de même pour les enfants ou les collatéraux (belle mère, beaux frères etc..) Non, la famille n'est pas le lieu idyllique des publicités pour savonnettes mais souvent celui d'un huis clos mortifère où les rapports de manipulation et de pouvoir sont patents.


L'ARGENT

L'argent d'abord : en principe, le mari/père est celui qui subvient aux besoins, donc celui qui gagne davantage même au cas où la femme travaille (souvent elle met sa carrière au second rang). De fait, s'instaure déjà un rapport faussé. Il décidera pour tous ou en tout cas elle se sentira culpabilisée ; surtout dans les milieux pauvres, elle préfèrera s'épuiser que de se soulager par un achat qui lui aurait facilité la tâche.. comme si son temps et son énergie ne comptaient pour rien PUISQU'ELLE NE GAGNE RIEN. [Note. La courte période où je demeurai au foyer, il m'arriva d'hésiter des heures pour acquérir un peigne à un Fr. quand je suis plutôt panier percé.] Cela peut ne pas poser problème mais si ensuite ça va mal, ce sera reproché à tous coups. Même si ce n'est pas toujours dit explicitement, le principe est "tu ne gagnes rien, donc c'est moi qui décide (du lieu, de la manière dont on vit et de tout ce qui importe..)" Normal dans une certaine mesure pour par exemple éviter de trop longs trajets, mais on est sur le fil du rasoir car ce peut aussi être un prétexte pour imposer un dictat qui n'a rien à voir avec le travail (voir plus loin).

De fait, la femme devra plus ou moins passer sous la barre. Si elle a fait des études, possède une certaine passion pour la vie, du travail, cela passera mal. Ainsi se créent des frustrations qui accumulées sur des années, peuvent éroder un couple jusqu'à la haine. L'homme a l'impression d'être exploité, la femme d'être flouée (elle se voit parfois vilipendée, mésestimer, méprisée pour un renoncement qui lui a coûté, double frustration.) Tout se complique et aussi s'éclaire avec les enfants, qui aggravent souvent, involontairement, la situation. En ce cas, les luttes peuvent devenir plus âpres. Ce qu'on tolère pour soi de privations -relatives-, on ne l'accepte pas pour ses gosses.

Ceux-ci peuvent être alors pris en tenaille entre des parents qui pourtant se battent pour eux, l'homme parce qu'il les veut libres et autonomes, faisant fî du confort qui amollit (ou par égoïsme), la femme parce qu'elle les souhaite simplement heureux. On est proche ici d'un rapport de force et parfois presque de prostitution, y compris si la femme travaille (mais, ne peut seule subvenir -selon ses critères- aux besoins des enfants.) Partir, c'est les rendre malheureux, les priver de leur père (même s'il s'en occupe peu), le démolir aussi, demeurer, c'est la galère également, et se démolir. La flèche du désamour est lancée et contrairement à celle d'Achille, elle ne s'arrêtera pas.

Désamour du couple, et désamour de la part des enfants. Pris dans l'étau, ils vont assez vite comprendre comment tirer leur épingle du jeu. En lançant les parents l'un contre l'autre. Ceux-ci, manipulés à leur tour (de manière assez soft au départ, enfantine) fourbiront pourtant leurs armes l'un contre l'autre au cas où ça irait plus mal encore. Le ver est dans le fruit. Lui, inquiet de voir injustement ses enfants s'éloigner de lui (s'il est peu présent, c'est qu'il travaille durement) veut assurer ses arrières. Elle, humiliée de devoir subir ses dictats, aussi. (Le travail répétons le ne résout pas tout.) L'un peut alors jouer de l'attachement de l'autre, le/a menacer de partir, cela joue dans les deux sens. A ce jeu, c'est celui qui est le plus autonome qui gagnera.. Mais l'autonomie s'entend en deux sens, matérielle et affective et parfois un des deux pèche pour l'une tandis que l'autre, pour l'autre. Une compensation s'effectue qui équilibre mais la situation est malsaine; on frôle le chantage ou la prostitution. La rupture est à la clef. Lui est blessé par son désamour, elle, par son autoritarisme qui justement l'a généré. [Dans les cas de trop grande souffrance de part et d'autre, cela peut aller jusqu'à une tentative de meurtre.] C'est fait, elle part.


LIAISONS DANGEREUSES

Les enfants se sépareront donc (la plupart du temps) du père, qui, contrairement à ce que l'on peut lire actuellement, a rarement tendance à les disputer à sa femme partie. Les bagarres ont lieu en général lorsqu'il y a un ou deux enfants en jeu, jamais lorsqu'il y en a six. Bien au contraire! Statistiquement, après une séparation, l'enfant -surtout jeune- dans la majorité des cas, perd petit à petit tout contact avec le parent qui n'en a pas la garde principale, la plupart du temps le père... qui souvent s'en accommode. (Mais ensuite, jouant implicitement de sa situation économique meilleure -une carrière bien menée quand elle a plus ou moins raté la sienne- il peut tenter de le "récupérer" lorsqu'il est plus âgé voire adulte, ou en cas d'une mésentente futile avec la mère -qu'il a parfois suscitée ou aggravée-.) Ce fut ici le cas, pour les deux.

Donc ils se séparent.  Lui veut enfin vivre, pour lui, sans entraves, après cet enfer quotidien que l'on nomme vie de famille. Et il s'est immédiatement réapparié. Avec une compagne prospère et douce, sans charges (il n'a pas refait la même erreur deux fois) qui lui convient ; il renaît.. et s'ennuie à la fois. Sa vie est faite de mondanités, de relations, sorties, voyages, expositions.. Il a tout oublié de son passé de "sobriété heureuse" -ils avaient décidé autrefois de partir vivre dans le Midi de la terre, ce qui de son fait avait toujours été reporté soi disant pour économiser un maximum avant de se lancer, en fait parce qu'il ne voulait pas s'éloigner de sa propre mère, dépendante et tyrannique à la fois-.. ce passé qui lui revient tout de même parfois en brèves bouffées nostalgiques.. les mauvais souvenirs s'effaçant pour laisser place aux bons. Il ne lui est même jamais venu à l'idée qu'elle devait assumer avec ses seuls revenus la charge de la famille autrefois répartie de façon inégale en sa faveur. Cela n'existe pas. Qu'elle se débrouille, elle a choisi.

MALTRAITANCES

Elle rame mais s'en sort. Reste que la vie avec ses enfants est à la fois plus calme (elle ne s'est pas réappariée, elle, ne faisant pas elle aussi la même erreur deux fois) et plus rude. Le plus jeune s'en accommode joyeusement, l'aînée, non. Elle veut revenir avec son père, sa mère y consent.. et celui-ci aussi, bien que n'en ayant pas franchement le désir. De fait, tout à sa vie personnelle et à son travail, il la laissera seule à la maison plusieurs jours de suite (avec de l'argent et le réfrigérateur plein mais elle n'a que 11 ans). La petite fille n'osera pas en parler à sa mère, regrettant sans doute son "choix" et trop orgueilleuse pour avouer sa détresse (prévue, plus ou moins.) Mais ici, la mère, justement ne veut pas voir (connaissant son mari, elle aurait dû regarder de plus près). Magie de la distance, magie funeste, amertume peut-être, elle aussi a un peu "oublié" sa fille... qu'elle revoie pourtant de temps en temps, puis de moins en moins (son travail l'accapare à présent totalement.) La rupture sera ensuite totale, après une anorexie de l'enfant, gravissime, issue sans doute de cette "maltraitance" (son pseudo abandon) qu'elle avait subie. 
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L'autre enfant, plus jeune, ayant bénéficié de plus de stabilité, vivra mieux la situation. Il connait au fond assez peu son père qui durant la vie commune de ses parents n'avait pas le temps de s'en occuper, et qui lui aussi l'a quasiment "oublié" après la séparation. C'est la mère, préoccupée qu'il ait un jour souhaité la fête des pères .. à son propre frère (!) qui va insister pour les faire se rencontrer les week ends (c'est elle qui le conduira chez son père, sans jamais entrer, dans la maison que celui-ci vient d'acheter.. au moment de leur séparation, une maison qu'elle aurait voulu autrefois pour les enfants mais qu'il avait toujours refusée -"plus tard", toujours-.) Le courant cependant n'est jamais totalement passé entre le père et le fils. L'éloignement marque à jamais. C'est alors qu'elle reviendra à cette intention habiter le rez-de-chaussée de la maison, une vie pas tout à fait commune mais qui avait l'avantage de le rapprocher de son père et du lycée où elle voulait qu'il finisse sa scolarité. Malentendu : lui avait cru ou feint de croire à une réconciliation quoiqu'elle ne lui ait pas caché la raison de son aménagement provisoire et ulcéré par cette proximité-séparation (bien qu'il ait déjà à cette époque sa compagne).. qui dura 3 ans, il piquait parfois des crises, tambourinait à sa porte le soir etc... Le bac de Dimitri passé, après une scène plus violente que les autres où il la saisit à la gorge -elle se dégagea-, elle repartira dans le midi avec son fils, peu après. 

UN PÈRE CINQ ANS APRÈS

C'est cette fois la rupture (totale) avec son père.. assumée à présent par sa mère qui ne fit plus aucun effort pour les rapprocher. On n'y pense presque plus. Les années passent.. Et c'est cinq ans après (toujours conforme aux statistiques!) que le père sera désireux de retrouver son fils devenu adulte. Un peu tard. Sa fille, bien qu'il l'entretienne partiellement, refuse de le voir -ainsi que sa mère-. Malgré sa compagne, il se sent seul, ayant raté ce qui pour lui comptait le plus, sa vie de famille... (qu'il n'a en fait jamais pu ou voulu assumer.) Culpabilisé? Peut-être.

Le jeune homme vit à ce moment avec sa mère dans le midi, une vie heureuse dans la campagne cévenole qui lui convient (quoique rude).. Passionné d'informatique, il n'a jamais fini ses études d'architecture et envisage de fonder une boîte. Il cèdera finalement aux chants des sirènes et reviendra à Paris. Celui-ci, contre l'avis de sa mère, lui a acheté un taudis (avec l'argent commun qu'il a conservé).. qu'il lui demande de réparer, un moyen pour Dimitri de pratiquer enfin in live l'architecture qu'il a lâchée. Et d'autre part, il envisage de démolir et de reconstruire la maison familiale à demi brûlée (un accident). C'est la rupture avec la mère. Leur tristesse est telle qu'ils ne se téléphonent même plus. Ils ne s'étaient jamais quittés avant.

Mais les travaux du taudis ont  traîné en longueur (de son fait? Du fait de son fils? chacun diverge sur la question). Trois ans après, c'est la catastrophe annoncée : un arrêté de péril sur le taudis concernant tout l'immeuble. La mère est appelée à la rescousse par le père, effondré qui "ne peut plus assumer un tel enfant" dit-il. Les plans de la maison sinistrée eux aussi ont duré (deux ans!) mais sont enfin finis... Elle la trouve en déshérence, occupée par son fils et sa compagne qui la maintiennent vaille que vaille en état.. Son mari l'a fuie pour se réfugier chez son amie (amoureuse, elle aurait beaucoup insisté) dans un appartement chic d'un quartier idoine.. Pour laisser le jeune couple tranquille assure-t-il. Et c'est là aussi le drame annoncé. La première affaire semble se résoudre mais les plans de la maison (enfin finis!) prévoient l'abattage de deux arbres. Elle refuse. La tension se fait de plus en plus vive.. Son fils incrimine son père, (c'est lui qui veut l'abattage des arbres) alors qu'en réalité c'est lui.
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Dimitri a changé. Devant son amie, il se montre envers elle arrogant, distant, parfois méprisant. (Alors qu'elle mentionne qu'elle a partiellement raté sa carrière pour maintenir une vie familiale minima, et lui reproche implicitement de s'être fait acheter (le taudis qui lui cause tous ces soucis) il s'exclame "ta carrière? Quelle carrière ?") Pour la faire céder, il use de tous les moyens : ces plans, c'est "sa" vie, "son" avenir etc.. Elle craque un peu : voir son ex vivre de telle manière, un mode de vie opposé à celui qu'il assurait cirer, son fils, idem, sa maison et surtout son jardin, désolés.. un soir elle s'effondre. C'est là que Dimitri la rembarrera assez sec ("chacun sa merde"). Quant à sa compagne, elle lui suggèrera.. de consulter... "pour son bien".. (!) Puis ce sera l'acte impensable, inimaginable : il appellera son père (que par ailleurs il affirme détester car celui-ci, après l'avoir embarqué dans cette restauration, refuse dit-il de lui en fournir les moyens -ce point est plus discutable-) à la rescousse CONTRE SA MÈRE parce que celle-ci "fait peur à sa compagne qui est malade, très sensible et fait de la tachycardie.." Une forfaiture impensable de la part de qui ne pouvait ignorer l'extrême tension entre eux. 

PETITS SECRETS EN FAMILLE
OU MALTRAITANCE IGNORÉE

Et c'est encore le drame annoncé, la scène ultra violente au cours de laquelle le père lui hurlera qu'elle ne mérite pas de vivre, qu'il voudrait la voir morte et être capable de la tuer avec joie  (il se dédira ensuite) une scène semblable à celle qui avait motivé sa fuite dix ans auparavant.. que le jeune homme affirme avoir ignorée (possible mais peu plausible, pour ne pas le traumatiser, sa mère ne lui avait rien dit, une erreur sans doute, à vouloir trop protégéer ses enfants, parfois on les accable.) Un homme qui n'avait jamais levé la main sur sa femme peut cependant la tuer.
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La rupture est consommée à présent entre tous les membres de cette famille dont aucun cependant pris individuellement n'est un vrai salaud, à l'exception peut-être de Dimitri* : la fille avec les deux parents (bien que financièrement elle dépende en partie d'eux); le fils avec lequel les relations étaient intenses, idem ; les deux enfants entre eux (séparés en fait depuis le plus jeune âge de Dimitri) ; et les deux parents, également  (c'était déjà le cas avant mais les proportions sont à présent démesurées).. Les arbres seront préservés. Un meurtre a été évité. Elle va s'en retourner, ponts totalement rompus avec tous. Vendra la maison cévenole de sa famille qu'à présent elle ne veut plus céder au personnage effarant qu'est devenu son fils. Lui, amoureux s'accommodera de la perte de sa mère et peut-être de celle de la belle maison. Le père finira ses jours dans le luxe qui fut son mode de vie autrefois et qu'en dépit de ses virulents dénis, il n'a jamais au fond cessé de cirer. Une famille comme une autre... qui heureusement finit là.  

LE "MALTRAITE" DEVENU MALTRAITANT, LE "PERVERSIFIE" DEVENU PERVERS


* A la décharge de Dimitri, son père a toujours manifesté une préférence flagrante et injuste pour sa soeur, plus âgée, qu'il a davantage connue.. (peut-être aussi en raison de sa maladie dont il se sentait responsable ?) sa soeur qui surtout, lors de la séparation, l'avait "choisi", lui -selon elle pour lui éviter un trop grand traumatisme-..("Mariane a eu une voiture, moi un carembar").. Le père a donc préféré sa soeur, qui le traitait assez mal (contrairement à son fils, de caractère en principe assez conciliant y compris vis à vis lui).. sa soeur qui exigeait de l'argent mais ne voulait pas le voir (!).. qui refusait de voir sa mère (son père pouvait ainsi stigmatiser les lacunes de sa femme bien que sa fille fit ensuite de même envers lui).. plus valorisante, aux brillantes études quand lui n'avait pas fini les siennes etc.. Il arriva même, au temps où Marianne, rejetant violemment sa mère, consentait encore (du bout des lèvres) à voir son père (ou à ce qu'il l'appelle) .. qu'au cours de ses brèves visites à sa femme, prétendant devoir l'appeler urgemment (!) il s'isolât ostensiblement pour lui parler, à voix basse.. exigeant qu'elle ne s'approchât pas.. "parce que sa fille ne voulait plus rien avoir à faire avec elle". Cela la blessait, c'était sans doute le but : il montrait ainsi que lui avait maintenu des "relations" avec leur fille, fussent-elles uniquement financières, elle, non. "Ta fille te hait" était le leit motiv. Il l'incriminait aussi pour son anorexie. Par la suite, ce fut l'inverse ; sincèrement inquiet du résultat funeste de cette rupture pour sa fille, il demanda/pria/supplia sa femme de tenter de la revoir. C'est elle qui refusa -car elle voulait que cela vienne d'elle-.. Il le lui reprocha alors : elle était une mauvaise mère qui rejetait ses enfants. Le fait est que sa femme, ayant accepté cette rupture, devenue ensuite quasi indifférente, il n'avait plus de coin à enfoncer pour la blesser. Mais là, c'est la jeune fille qui en paya durement le prix.


 Par la suite, l'affaire s'éclairera : c'est Magali qui lui a demandé d'appeler son père pour "se protéger" de sa mère (mais Dimitri y avait consenti sans démentir le "risque" donc il est lui aussi responsable.) Perverse? Jouant double jeu elle aussi? Non. Pas sûr. Elle aurait eu vent d'un épisode au cours duquel la mère se serait montrée violente contre son fils, allant jusqu'à crever les pneus de sa voiture -celle de sa mère qu'il voulait prendre de force-. L'histoire en réalité est simple : Dimitri revenait d'une fête avec quatre "amis", complètement drogués et voulaient partir (à Paris) avec ce véhicule (qui de plus n'a que deux places.) Qui lui a conté l'histoire de manière à la faire passer pour folle? QUI a essayé de la faire passer pour folle? Dimitri? Impossible. Mais encore une fois il n'a pas démenti ! Alors, qui ? Elle insiste, le jeune homme botte en touche, gêné, puis accuse.. sa sœur. La mère ulcérée prend son téléphone pour la questionner, ne pouvant croire que sa fille, bien qu'elle ait rompu les ponts avec elle, ait ainsi pu la dézinguer, surtout devant Magali : malgré ou à cause de leur rupture, Marianne a pour elle une estime proche de l'admiration (elle a fait les mêmes études etc..) et ne permet à quiconque de la critiquer (même si elle se l'autorise, devant elle seule.) Magali alors lui avoue qu'elle sait l'histoire.. par ses propres protagonistes, (les quatre drogués) venus à la maison... ces mêmes "amis" que Dimitri, revenu à lui après l'histoire, avait incriminés (il avait assuré à sa mère les connaitre assez peu et ne plus jamais les avoir revus.) Il a donc menti, est resté en relations avec ceux-là, même qui l'avaient menacée.. (sans qu'il n'intervienne -il se "justifiera" en disant qu'il était complètement stone-) et a consenti à l'image faussée que sa compagne avait de sa mère. Le drame final est donc issu d'une manipulation indirectement de Dimitri.

Qui n'en est ni à sa première ni même à sa seconde : un jour que, fâché avec sa mère qui lui avait interdit d'aller en  grande banlieue voir un ami, il avait au cours d'une crise quitté la maison en tshirt (en plein hiver).. et l'avait laissée toute la journée jusqu'au soir dans l'angoisse (appels à tous ses amis, à son mari, à la police, aux hôpitaux etc..) il avait de même incriminé son père auquel il avait téléphoné et qui, pour la maintenir dans l'inquiétude, ne lui aurait rien transmis voire pire, aurait affirmé qu'il s'était tu à la demande/supplication de son fils.. Et celle-ci, étant donné leurs mauvaises relations, l'avait cru, lui, contre son mari (qui pouvait parfois se comporter de la sorte). C'était faux. Dimitri est donc pervers : pour la première affaire, il incrimine son père; pour la seconde, ses "amis" drogués (mais lui l'est aussi ce jour là) ; et pour la dernière, sa soeur.. Il ment pour tirer son épingle du jeu, sans doute par peur de sa mère, par désir de l'exploiter, (influencé par ses "amis"), ou pour la faire céder (pour son projet.) Ce qui aboutit à des dégâts : une scène (évitée) entre sa mère et sa soeur, déjà fragile, deux autres entre son père et sa mère qui aurait pu être gravissime.
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 LE DOSSIER violences psychologiques
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/02/les-dossiers-violences-psychologiques.html


LE DOSSIER les femmes et la psychiatrie
http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/01/la-psychiatrie-et-les-femmes-cest-fou.html