dimanche 20 janvier 2013

Aliaa, une vie changée, exil, planques... et persécution



 She was a wise student 20 years old, 
all her life has been changed now and forever
just to do ... such a little thing !

Aliaa, threatened with death in Egypt, exiled somewhere in Europe, persecuted even in Europe ! here prevented from boarding the plane to protest outside the Egyptian embassy in PARIS ! And "femens", prevented from going outside the embassy.. by FRENCH cops ... not too comfortable it seems. Are they ashamed ? Yes and rightly ! Shame to "us", France, the country of human rights! Cops, don't obey orders if they are unfair! A question of honour. We have fought formerly for these rights, we died for that, don't throw down the "liberty" -insufficient- we have conquested (for you too, young boys!) with our blood. 

THEY ARE FIGHTING FOR YOU, BOYS !

Link with the question of exile

samedi 12 janvier 2013

Manifestation de femmes contre la Charia à Tombouctou, dispersée par les armes. Blessées? Mortes? On ne sait pas

Trois militantes kurdes assassinées en plein Paris

Manifestation de milliers de Kurdes, le 12 janvier 2013 à Paris 



Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Soylemez

Des milliers de manifestants (15 000) aujourd'hui. Il me souvient d'avoir parfois travaillé à l'institut kurde lorsque j'écrivais mon livre, ("Noces kurdes") et apprécié une ambiance qui me rappelait celle de mon enfance en pays minier, livres, culture et militance prolo bon enfant, égalité hommes-femmes (enfin apparente) camaraderie, café etc... avec ce trait d'outrance révélateur et lui aussi évocateur.. un peu agaçant (le portrait d'Ocalan en pied, bougies et fleurs, plus la musique en boucle lancinante en arrière fond..) On s'y sentait en complète sécurité, mais alors complète ! sauf le flash d'un appareil photo lorsque je pris moi-même la photo au père Lachaise de la tombe d'Ahmed Caya mais bon c'était loin. Pas de luxe, un confort sommaire mais réel, c'était Clé. Et voilà !!!

mercredi 9 janvier 2013

Lettre ouverte à Depardieu de la part d'une minable

Minable? Oui je suis minable, pour vous cela ne fait aucun doute. Nous avons bien des points communs cependant. Comme vous, je suis née en 1948 et comme vous, j’ai commencé à travailler à 14 ans [l’École Normale où étaient bouclées les enfants pauvres et "méritants" constituant bel et bien un travail] puis comme prof de philo. J’ai toujours payé mes impôts quel qu’en soit le taux sous tous les gouvernements en place. À aucun moment, je n’ai failli à mes devoirs. Les élèves auxquels j’ai enseigné témoignent de mon attachement à la justice et à la liberté. J’ai tout à faire ici et continuerai à le faire d’une autre manière. Je considère moi aussi que la création, le talent et surtout l’engagement politique sont parfois sanctionnés [par une carrière financièrement et socialement obérée dans mon cas.] Je ne demande pas -ou presque- à être approuvée. Je reste et paye mes impôts, ce qui me met dans une merde relative pour diverses raisons que je n’ai pas à expliciter ici. A un moment, j’ai eu à peine de quoi manger.  

Mais je conserve d'autant plus le désir de changer les choses et j’y parviendrai si peu que ce soit. De la Sécurité sociale, comme vous, je ne me suis presque jamais servie et comme vous, je me sens citoyenne du monde, ma mère me l’ayant aussi toujours inculqué.

Je trouve minable l’acharnement Manuel Walls contre les roms qui condamne des gosses à de la garde à vue hard quand tant d’autres échappent à toute sanction véritable et je blâme ceux qui conduisent bourrés car s’ils n’ont encore jamais tué, ce n’est qu’une question de temps; minable également ceux qui, enrichis par nos impôts, quittent le navire lorsqu'il tangue et que de vrais pauvres et exclus en raison de leur origine auraient besoin d'une aide que vous pourriez facilement leur apporter. 


J’ai eu en charge 3000 ( ?) étudiants et élèves auxquels j’espère avoir apporté un peu plus de raison, de lucidité et de bonheur. Je ne suis ni à plaindre ni à vanter. Malgré mes excès, mon anorexie et mon amour de la vie, je suis un être libre, Monsieur Depardieu, non enchaînée au fric, et ne vais donc pas rester polie : autrement dit, je vous emmerde. Il serait mieux de ne plus entendre parler de vous, vous nous faites un peu honte. N'oubliez pas de donner le bonjour à Poutine de la part d’Anna Politkovskaïa et des 118 jeunes marins du Koursk (lien) sacrifiés à sa tyrannie. Hélène Larrivé (lien)


jeudi 3 janvier 2013

Jacqueline Moudeina; quand Hissène Habré sera-t-il extradé et jugé?

Elle se bat depuis 10 ans pour que Hissène Habré, criminel de guerre, soit enfin jugé c'est à dire dans un premier temps extradé du Soudan. Mais n'ayez crainte: il n'a pas disparu ! Sa femme vient de porter plainte auprès de la police pour un vol de quelques 22 millions (!) Lien avec l'article en anglais

a Prerequisite for Reconciliation


The rights of human beings continue to be violated because the perpetrators of the most atrocious acts enjoy total impunity. The fight against impunity which I lead and which I will win by the Grace of God, is the result of my decision to take the side of those who suffer and whose cries continue to be ignored by the decision makers.
 C’était exactement le 3 février 2000. Nous avions engagé des actions pour obtenir l’inculpation de celui qui a fait disparaître plus de 40.000 personnes. Mais nous avons le regret de constater que Hissène Habré n’est toujours pas jugé pour ses crimes, alors que les victimes continuent à mourir. L’inculpation d'Hissène Habré et ses complices est une condition pour lutter contre l’impunité et parvenir à une véritable réconciliation au Tchad" Me Jacqueline Moudeina.

samedi 29 décembre 2012

Afrique de Sud, viol

En Afrique de Sud, il y a 65 000 agressions sexuelles et une sur 36 seulement d'après la police elle même qui est dénoncées, donc ça fait 2 millions 34000 soit 1/10 femme qui a connu une agression sexuelle ou un viol.

vendredi 28 décembre 2012

Femmes manquantes en Inde et ailleurs. Une logique imparable, frustration sexuelle, viols, violences entre mâles, barbarie, les femmes sont une denrée rare



In english here (link)

Note: ces statistiques concernant des hommes et des femmes de tout âge, les pays où il y équivalence ne sont pas forcément des pays féministes mais parfois des pays où la condition des femmes est telle que malgré leur plus grande résistance, elles meurent plus jeunes que les hommes (mutilations sexuelles, mortalité en couches etc..)

UN GYNOCIDE SILENCIEUX: RÉSULTAT

Il me souvient, il y a fort longtemps (15, 20 ans ?) lorsque j'enseignais la philo en IUFM, avoir observé qu'à la suite de ces "avortements sélectifs" couramment pratiqués en Inde, Chine entre autres (80 MILLIONS DE FEMMES MANQUANTES SEULEMENT EN CHINE !) par des cliniques proposant des "forfaits" économiques tout compris, reconnaissance sexuelle ET avortement au cas où il s'agit d'une fille, un "bonus" appréciable... avoir observé donc que d'ici une vingtaine d'années ou même avant, il y aurait un tel déséquilibre hommes-femmes dans ces pays que cela allait immanquablement générer une barbarie sans nom.. à moins d'instaurer la polyandrie, officielle ou non, difficile à mettre en place [mais elle existe tout de même, une femme étant parfois contrainte d'épouser les frères avec l'"élu" (antinaturelle cependant, un seul homme -en principe- nous suffisant amplement -surtout si on bosse-..) si bien que dans des cas on tombe sur un surmenage épouvantable, imaginez qu'il en ait 5 !.. (les DSK femelles, malgré une littérature -masculine- abondante à ce sujet, étant plutôt rares) bref, un c'est bien, deux bonjour les dégâts, d'autant que pour les femmes la sexualité matrimoniale s'accompagne presque toujours de "services" connexes à savoir lessives, bouffe, maternages etc..]

 Lien avec "Les adivasis"
De jeunes hommes seraient privés d'épouses et partant, dans des pays où cocufiage et batifolage sont périlleux, de sexualité. Mauvais; TRÈS : frustrations, bagarres, viols, rapts de jeunes filles allaient forcément s'ensuivre. Et voilà, c'est arrivé. Cela va encore augmenter, la frustration sexuelle, mal tolérée par les mâles, qu'il s'agisse de boucs, chiens, matous, coqs et autres deux pattes [surtout associée au chômage, au désœuvrement] étant propice à toutes sortes de "débordements" comme on dit joliment. La nature fait bien les choses, on est à 1/1 à l'âge adulte, un homme pour une femme, c'est parfait.. s'il ne s'y ajoute pas des problèmes de "DSKisme" [des mâles type caniche sautant sur tout ce qui bouge et tentant d'accaparer à eux seuls tout un harem], de polygamie, de dot ou autres conneries, religieuses ou non, qui génèrent les mêmes drames. 

Mais là c'est le top, car on est dans le domaine sacré de la "science", ou plutôt de la technique qui se donne pour science, la "science" utilisée à fins inéthiques abjectes et dangereuses. Comment les Diafoirus qui ont pratiqué et pratiquent encore [moyennant espèces] ces avortements sélectifs de masse n'ont-ils pas vu ce qui allait inévitablement advenir d'ici 15-20 ans? 

Le viol suivi de mort dans le cas dont il est question (une de ces jeunes indiennes est décédée il y a une heure à peine de ses blessures après avoir agonisé dix jours) en sont la conséquence barbare, atroce... et parfaitement prévisible. Les coupables sont dans l'ordre : les agresseurs certes, mais aussi les autorités qui laissent courir car lorsqu'un acte, si barbare soit-il, est aussi courant, la police (briefée? Les statistiques?) tend à se faire tirer l'oreille pour réagir voire même enregistrer, à minimiser, par exemple dans le cas de la jeune fille qui s'est suicidée après que sa plainte ait été REFUSÉE, les flics lui ont conseillé d'accepter un dédommagement financier !! ou carrément d'épouser un de ses violeurs au choix -génial, "violée un jour, violée toujours"!- voire même à l'incriminer comme cela a été fait une "scientifique" [j'adore] au sujet de celle qui est morte de ses blessures tout à l'heure ["si elle n'avait pas résisté, ses intestins eussent été intacts ou pas aussi déchirés" a-t-elle observé -moralité, si vous vous faites violer, sodomiser, ce qui est presque toujours le cas, évitez de crier, détendez vous bien, munissez vous de vaseline dans les transports en communs à tout hasard on ne sait jamais et attendez que ça passe, vous aurez ainsi plus de chance de vous en sortir!-] mais si on remonte en amont, les responsables sont aussi et en PREMIER ceux qui ne seront jamais inquiétés et qui même ont fait et font encore leur beurre avec ces gynocides: les avorteurs "sélectifs" de futures bébées.

Voir aussi (lien)

jeudi 20 décembre 2012

Des syndromes de Stockholm multiples, le cas Sadia, une famille pakistanaise en Belgique, politiquement incorrect..




... Où on voit deux femmes au moins, la mère et une des sœurs, aider deux hommes, le frère et indirectement le père, à assassiner une redoutable "dissidente".. qui refusait d'être violée -c'est à dire mariée de force- (lien). Comme Anita, le cas est certes plus subtil, conduite, elle, au suicide (lien). 


L'histoire: une famille pakistanaise d'origine parfaitement "intégrée", si l'on peut dire, commerçants prospères, 4 filles, 1 fils. Des gens qui, comme le dit benoîtement le père au cours du procès "ne sont pas n'importe qui" dans leur pays, qui ont un rang à tenir. La haute dans leur idée. Miracle du net, tout ce qu'ils et surtout qu'elles font est retransmis in live par web cam au pays où du reste ils se rendent souvent. En fait, le Pakistan, ses clans [ses coutumes] ils ne l'ont jamais quitté. "Belges", c'est un peu théorique. Un groupe fermé où les mariages imposés, entre cousins de préférence, sont fréquents, ce qui n'est pas meilleur pour eux que pour les rois de France.  



 Comme souvent dans les fratries nombreuses orientales, les rôles sont distribués assez tôt et l'hypocrisie n'est jamais très loin, ainsi le père vertueux et bosseur, incarnant la loi et la tradition religieuse a de nombreuses maîtresses [le fils surprend des conversations "édifiantes" -hard- qui l'horrifient] et songe à quitter les siens pour refaire sa vie au pays; une des soeurs [celle qui dénonce Sadia] fume du shit, le fils boit -sec- un moment, quant à la mère, usée, entre deux menaces de suicide, elle concocte des intrigues pour se débarrasser de sa fille rebelle.. Les rôles officiels: le garçon, surtout unique, est le chef, le missi domici du père vertueux.. et ici de la mère-suicide. Même plus jeune, moins performant, c'est le cas, il sera chargé de "surveiller" ses sœurs, de les mettre au pas, veillant sur l'honneur c'est à dire leur sexe. Ridicule en ce cas, un rôle un peu trop grand pour un si petit personnage qui avoue naïvement à son procès "lorsque mon père parle, je baisse les yeux".. et il obéit sans discuter.  

Une de filles semble la plus douée: bonne élève, aimée de ses profs et de tous, ambitionnant des études, belle et généreuse de manière émouvante, impensable. [Sentant qu'elle risquait d'être assassinée, elle a fait un testament trois jours avant sa mort et a demandé à son compagnon de ne pas porter plainte contre les "siens".] On l'appelle "Cendrillon" [il est probable qu'elle s'occupe de toutes les taches dont les autres ne veulent pas.] 
Ce sont hélas ses qualités qui vont causer sa perte ; entourée, courtisée, elle va tomber amoureuse et réciproquement d'un jeune belge dont la famille l'accueille avec plaisir. Le bonheur? Et la mort.

Mais voilà! entre temps, la père et la mère [ici notons qu'elle semble avoir un rôle équivalent voire pire car elle joue sur les affects, sur l'amour que lui voue Sadia malgré tout pour la piéger à mort -parallèlement elle aura un comportement terrifiant envers une nièce, forcée elle aussi d'épouser un cousin dont, selon la jeune femme qui n'a pas osé se rendre au procès par peur mais fut entendue en vidéo conférence, elle "présidera" même le viol ; quant au père, ce fut pire : comme la jeune fille refusait de partir au Pakistan, il fut appelé à Marseille -il est l'aîné, le chef- et lui tint un revolver sur la tempe, menaçant de tuer sa mère et ses sœurs si elle n'obéissait pas*].. les parents donc, ces parents-là (!) ont décidé de la marier au pays, avec un cousin également.. Sadia sait donc ce qui l'attend.

Mais non, ils ne sont pas rétrogrades vont-ils clamer au tribunal [attitude typique des accusés se vantant de ce qu'ils n'ont pas fait, l'agresseur soulignant qu'il n'a pas violé, le violeur, qu'il n'a pas tué etc..] ils l'ont laissée "libre". Bien ! Donc elle a choisi! Alors où est le problème  La versatilité d'une gamine qui "papillonne"? Pas un casus belli! Sauf que "libre", dans leur vocabulaire, signifie qu'ils lui ont laissé le "choix" [par web cam interposée!] entre plusieurs candidats. Savoureux. Faute de pire, harcelée par la famille dont tous sont solidaires y compris ses sœurs identiquement "mariées" mais qui elles, ont plié, entrées dans le moule jusqu'à se solidariser avec ceux qui leur ont fait subir un tel déni de justice [en plein dans le syndrome de Stockholm] bref, Sadia, par amour, matraquage, désir de leur plaire... finira par  céder pour l'un. Le moins pire sans doute par web cam interposée.

Et là, burlesque, on a un mélange de Moyen-âge trad et de 22ième siècle ultra tech : c'est un "mariage" [sans aucune valeur juridique y compris au Pakistan bien sûr] par web cam interposée avec imam entre deux "promis" à 2000 km de distance qui ne se sont jamais vus!... Une mascarade dont elle pensait évidemment qu'elle ne l'engageait pas. Erreur! Au Pakistan, dans sa famille, elle est bel et bien mariée, les billets prêts pour l'y envoyer [l'enlever serait plus juste.] Le sait-elle? sans doute puisqu'elle fuit. La tragédie de sa cousine dont sa mère fut la cheville ouvrière l'a rendue méfiante, à juste titre. Elle a déjà fui du reste mais à chaque fois est revenue; la mère qui l'appelle, les sœurs peut-être, la comédie des affects etc... Menacée, déchirée, elle les aime tout de même. "Elle était trop gentille" dit une camarade de lycée. Cette fois, elle est dans un foyer pour femmes battues. Y a-t-il eu aussi des coups ? Le procès n'en dit rien mais son admission le laisse penser. La honte pour les parents? Oui et cette fois c'est justifié. Et, enfin "libre", elle est tombée vraiment amoureuse. Cette fois, non, elle ne cèdera plus, soutenue par son compagnon et par sa famille. Elle va l'épouser, rêve d'une vie normale, d'études supérieures. Malgré les menaces, la mort qui plane, elle renaît. Sa mère est claire "je préfèrerai la voir morte qu'épouser un non musulman." Plus tard, son fiancé au procès dira que c'est une famille dangereuse à tout points de vues.





Le drame se noue. C'est l'Aïd, la fin du ramadan, à nouveau on la prie de venir, à nouveau elle cède. Elle sait risquer sa vie, son testament en atteste, mais elle tente pourtant encore une fois l'impossible, les fléchir, c'est la fête, elle va parler, essayer d'obtenir son "pardon", portée par son amour pour son compagnon, par la culture qu'elle a acquise au lycée, par ses copines, ses profs, ce pays qui est sien plus que le Pakistan. 

Le frère a acheté une arme, des munitions, des SMS sont échangés où on parle d'elle comme de "la pute". Son comportement, c'est la honte, pour lui particulièrement. La chasteté d'une sœur, c'est tout l'honneur d'un frère dit-il. Le piège se referme, les parents ne sont pas là, elle n'a même pas le temps d'enlever son manteau, il sort l'arme, elle veut fuir, sa sœur la bloque, il la tire, c'est fini. Juliette est morte. Notons qu'au procès, celui-ci avouera naïvement qu'il a aussi songé à tirer sur la sœur qui comme Sadia [la "pute"] n'était pas parfaite, elle fumait parfois du shit (!) et allait peut-être mal tourner elle aussi. Puisque j'en avais tué une, je pensais que je pouvais aussi tuer l'autre dit-il en toute simplicité [mieux vaut prévenir etc..] l'autre qui cependant l'avait aidé à tendre le piège et à assassiner Sadia ! Est-ce la cause? A-t-elle ainsi donné des gages de bonne éducation? Reste qu'il a renoncé. Et celle-ci, mariée [et enceinte!] dans la bonne trad avec un homme qui lui aussi a défendu fortement sa "belle famille" [bien que dans la foulée il ait failli être veuf !] a été condamnée à 5 ans sans faire appel. Par manque de forces dit-elle, mais plutôt parce cette condamnation extrêmement généreuse [elle en fera 2 et demi] pour complicité d'assassinat aurait sans doute été alourdie. 

Cette haine, le père et la mère la lui ont-ils inculquée ainsi qu'à toute la fratrie? l'ont-ils poussé à son geste? L'avocat de celui-ci le clame. Il est évident que le jeune homme qui affirme que dès que son père parle il baisse les yeux [et cela vaut apparemment pour sa mère] n'a pas l'étoffe pour agir seul. Lui aussi est un syndrome de Stockholm, un tel formatage ayant dû lui coûter quelques aléas [dont celui-ci] qu'il ne voit même pas. L'avocat du père, c'est logique, affirme le contraire : il aurait agi seul sans aucune influence [quid des messages échangés entre tous qui parlent de Sadia comme de "la pute".. et dans ce milieu honorable où "on est respecté par tous", que faire d'une "pute"?] Notons aussi que ce pater familias aimé de tous [mais "un peu faible envers Sadia" disent le jeune homme (!) et une de ses sœurs non impliquée dans l'assassinat mais défendant ses parents, comme tous, bec et ongles] ce père donc ne va à aucun moment: 1, tenter de dédouaner son fils apparemment offert en victime propitiatoire au pays qui l'a accueilli et 2, manifester quelques remords ou regrets. Comme dans tous les cas de syndrome de Stockholm, le bourreau qui agit par séide [victime] interposé lâche l'exécuteur lorsqu'il est pincé... lequel consent à son propre sacrifice. [Mais ici tout de même, devant les années de prison qui s'additionnent, l'avocat du jeune homme plaidera sa mise sous influence.] Le père ne va pas défendre l'assassin [ou plus exactement son bras armé] mais il va avoir ce quasi aveu involontaire : au pays, je ne suis pas n'importe qui, notre famille est en vue, on m'aurait posé des questions; là, elle est morte, on a parlé d'un accident et il n'y a plus de problème. CQFD. Elle est morte = il n'y a plus de problème. D'autant moins que ce n'est pas lui qui a tiré. Du coup, son avocat a demandé l'acquittement. Normal.

Mais je jugement belge qui a retenu l'influence du père ET de la mère, le crime de haine envers une personne vulnérable en raison de son sexe et le complot en réunion pour l'accomplir.. les a davantage condamnés que le fils qui a tiré sur Sadia et la fille qui l'a empêché de s'échapper. Une première intéressante. Qui fera peut-être réfléchir les impétrants. 

Les "franssouillais"

Quid de les déchoir de leur nationalité comme il est demandé sur des forums? N'est-il pas précisé qu'adopter une nationalité n'est pas choisir un manteau et qu'il faut en accepter -relativement- les lois, surtout lorsqu'elles sont justes, du reste même un manteau doit être à la bonne taille? Politiquement incorrect? Oui. L'idée naïve: immigrés= situation défavorisée= solidarité, indiscutablement, méconnait parfois la réalité: certains dont la situation originelle est plutôt petite bourgeoise voire même top, choisissent simplement un pays qui leur semble plus intéressant -peut-être plus libéral sur des points qui les arrangent-. Ceux qui ont voulu et pu partir [ce qui nécessite argent, contacts, pots de vin, leviers] ne sont parfois pas les plus démunis au contraire ni les victimes harcelées par un système que l'on imagine, et, jouant sur cette aria, ils peuvent piéger. Il est fréquent ensuite que ceux-ci, enrichis [davantage], lorsqu'ils reviennent au pays pour des séjours ou définitivement parés de l'aura de "français", se comportent comme des chefs qui n'ont rien à envier aux petits potentats locaux, l'argent gagné judicieusement investi [maisons, terres, hôtels, commerces..] les ayant propulsé à un rang plus élevé que leur initial** et en tout état de cause, infiniment plus prestigieux qu'en France.

Les turcs ont pour les désigner un mot péjoratif, "franssouillais", qui signifie arrogant, m'as-tu-vu et.. exploiteurs. (Lien avec "Noces kurdes) dans lequel le héros parle avec ironie de ceux [turcs] qui retournés au "bled" cherchent des "esclaves" kurdes (ou une femme) pour servir à faible coût dans les "entreprises" qu'ils sont fondées avec l'argent gagné en France, de manière pas forcément tout à fait légale affirme-t-il, et blanchi au pays sous forme d'affaires légales. A la fois respectés et craints [ils sont riches et puissants].. et haïs pour leur âpreté au gain et le mépris qu'ils vouent aux pauvres restés sur place. Deux facettes de personnages intéressantes observe-t-il ironiquement, en France, aimables, presqu'obséquieux et au pays, des "franssouillais". Ce phénomène est celui de la première génération et disparaît ensuite si les enfants, nés et demeurés en France ont pu étudier normalement [et au cas, pas général, où la famille les a laissés s'intégrer, par exemple épouser qui ils voulaient..] 


* Elles sont cachées quelque part, témoins protégées, au secret. 
**La famille Shiekh, symptomatique, n'a pas apporté de l'eau au moulin de la cause des immigrés en général.. mais au contraire un sacré pavé. Politiquement pas correct certes.

LE DOSSIER " LE SYNDROME DE STOCKHOLM"
 http://femmesavenir.blogspot.fr/2009/09/maltraitance-intra-familiale-tous-les.html

mercredi 19 décembre 2012

Excision ! le retour.. si l'on peut dire puisque 85% des femmes sont excisées en Egypte... Et c'est un progrès! ! 150 millions de femmes dans le monde





 



En réalité, les deux branches sont repliées autour du vagin, en arrière





Le clitoris n'est pas juste un petit truc à peine visible mais un organe de grande taille, à "cornes" comme les trompes ou l'utérus, dont la plus grande partie (qui s'insère autour du vagin sous les grandes lèvres) est interne. Couper la pointe du "V" revient à: 1 empêcher toute jouissance* et 2 causer très souvent des douleurs insupportables dans les deux cornes mutilées (névromes). Une opération (lien) toutefois peut réséquer les deux bouts, qui marche (mais pas dans tous les cas) c'est à dire fait cesser la douleur (mais ne restaure pas toujours la faculté du plaisir). Note: comme tout organe érogène, le clitoris est très richement innervé contrairement au vagin qui ne l'est pas du tout (même de très larges épisiotomies lors de l'accouchement, impressionnantes, sont absolument indolores) ce qui donne la mesure de la douleur éprouvée lors de son ablation. Pour les hommes, imaginez que vous vous cognez constamment le coude avec ces fulgurances ressemblant à un choc électrique qui remontent jusqu'en haut de l'avant bras. Voir la remarquable étude de Pierrette Hersberger-Fofana (lien.) Note: il arrive que des femmes politiques ou de pouvoir refusent de se positionner sur le sujet, élections obligent (exemple Aminata Traoré -lien-.)
 


La carte n'est pas exhaustive car l'excision est aussi pratiquée en Irak, en Inde et en Chine..


L'excision va-t-elle redevenir légale en Égypte ? C'est ce que laisse entendre le documentaire de Paul Moreira Sexe, salafistes et printemps arabes, diffusé récemment. En Égypte, ces mutilations existent depuis longtemps et sont pratiquées en masse, selon une "tradition" datant de l'Antiquité (les momies des pharaonnes montrent qu'elles sont excisées) qui n'a pas été importée par l'islam. Officiellement, il n'est pas question de revenir sur l'interdiction de cette pratique, mais...

Depuis la mort d'une jeune fille en juin 2007, les "mutilations génitales féminines" sont interdites par décret ministériel. Le grand mufti de l'université al-Azhar affirme à l'époque que cette pratique est interdite par l'islam (en effet, certains passages où il est dit qu'un mari doit pouvoir "satisfaire" ses femmes le laissent entendre) déclaration qui a un grand retentissement dans tout le monde musulman.

Un an plus tard, en juin 2008, une loi criminalise l'opération. Des comités de protection des enfants sont créés. Et ça marche. (Note, ça ne court pas!) Elle touchait 95 % des femmes en 2005 et 85 % aujourd'hui. Mais pour la première fois depuis 2007, des personnalités politiques de premier plan prennent position pour un retour à cette pratique. La première offensive vient d'une députée membre du Parti de la liberté et de la justice, l'organisation politique des Frères musulmans. Un député salafiste, Nasser Shaker, proclame en mai 2012 que l'excision est une pratique islamique. Une rumeur est alors en train de se répandre dans toute l'Égypte : un bus du Parti de la liberté et de la justice tournerait dans la campagne pour pratiquer des excisions "médicalisées". Démenti. Et le 5 juin, Mohamed Morsi en campagne présidentielle, affirme qu'il ne reviendra pas sur l'interdiction. Fini ?
.
Pas tout à fait. Sa "conseillère" revient sur la question et affirme dans une interview pour Tahrir, que l'excision existant en Égypte de façon massive, il faudrait médicaliser cette pratique (mal faite, l'excision entraîne des infections!) C'est le tollé. Des associations de défense des femmes soutenues par l'ONU réaffirment dans une vaste conférence de presse le caractère criminel de l'excision. La "conseillère" dément ses propos qui auraient été déformés et réaffirme... son soutien à l'interdiction. Cette cacophonie inquiète surtout dans le chaos politique que traverse l'Égypte. L'excision n'est pas nommément interdite dans la nouvelle Constitution ce qui peut défaire d'un coup le travail de cinq ans.




* Le plaisir vaginal semble une joyeuse foutaise car, redite, le vagin n'est absolument pas innervé. C'est le clitoris et ses "cornes" en dessous des grandes lèvres qui est excité par le frottement pénien ou autre, cf schéma (ce qui peut donner l'illusion d'un plaisir vaginal physiologiquement impossible.) Ou un (pieux) mensonge pour conforter les mecs satisfaits (ou inquiets) de leurs prestations. Avis aux complexés montés comme des canaris : de vos bites, on se fout, pas de panique !

En images ici : http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/03/image-3d-du-clitoris.html